Sommaire
III Lettre aux rectrices et aux recteurs d'académie
; aux inspectrices et inspecteurs d'académie, directrices et directeurs
des services départementaux de l'éducation nationale
VII Dans les ZEP et les réseaux d'éducation prioritaire : des
pôles d'excellence scolaire au service des apprentissages
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C. n° 2000-008 du 8-2-2000 (NOR : SCOB0000044C)
Paris, le 8 février 2000
Mesdames les rectrices
et messieurs les recteurs d'académie
Mesdames les inspectrices
et messieurs les inspecteurs d'académie
directrices et directeurs des services
départementaux de l'éducation nationale
OBJET : Les pôles d'excellence scolaire dans les ZEP et les réseaux d'éducation prioritaire.
La circulaire du 20 janvier 1999 traçait le cadre des contrats de réussite
progressivement mis en place dans les académies depuis cette date. Je
vous remercie d'y avoir été attentifs. Elle évoquait brièvement
la création, dans les ZEP et les réseaux d'éducation prioritaire,
de pôles d'excellence scolaire. Le texte que je vous adresse aujourd'hui
précise, en s'inspirant d'actions conduites avec succès dans certains
établissements, les objectifs pédagogiques de ces pôles
et les deux dimensions constitutives de cette démarche qu'il convient
maintenant d'accélérer dans la perspective des Rencontres nationales
de l'éducation prioritaire qui se tiendront à Strasbourg les 6
et 7 juin 2000.
1°) Une politique volontariste de l'offre scolaire
Il s'agit d'optimiser au bénéfice de l'éducation prioritaire des formules et des activités d'excellence qui existent dans le système scolaire mais sont insuffisamment présentes dans les quartiers populaires (implantation de classes ou d'écoles d'application, de sections sportives, de classes musicales à horaires aménagés, de sections européennes, bilingues ou internationales voire de classes préparatoires...).
Il s'agit également de concevoir ces implantations de telle sorte qu'elles favorisent le maintien ou le retour à une réelle mixité et impulsent, dans les établissements concernés, une dynamique bénéficiant non pas à quelques-uns mais à tous les élèves, quelle que soit leur origine sociale.
Je souhaite à cet égard que vous recherchiez activement toutes les possibilités d'ouverture de ce type de classes dans les ZEP et les réseaux d'éducation prioritaire et leur accordiez la priorité.
2°) Des partenariats au service des apprentissages et de la réussite scolaire
Il s'agit de faire appel aux compétences des gisements d'excellence que sont, à l'échelle académique, les grandes institutions culturelles, scientifiques, universitaires, sportives, etc. de sorte que ces ressources supplémentaires permettent de mieux atteindre les objectifs pédagogiques visés, influent sur la mobilisation et les résultats scolaires, contribuent à revaloriser l'image des écoles et des collèges bénéficiant de ces partenariats au long cours.
Je vous demande à ce titre de procéder à l'inventaire systématique de toutes les ressources disponibles dans votre académie et de faciliter leur implication au bénéfice de tous les élèves de l'éducation prioritaire dans le cadre des pôles d'excellence scolaire.
Donner non seulement "plus" mais "mieux" et même "le meilleur", c'est l'objectif dans les ZEP et les réseaux d'éducation prioritaire qui doivent ainsi devenir de véritables zones d'excellence pédagogique . Démocratisation de la réussite scolaire et droit d'accès, pour les élèves et les enseignants des ZEP, aux ressources d'excellence scolaire dans et hors le système éducatif : tel sera le thème des Rencontres nationales des acteurs de l'éducation prioritaire organisées à Strasbourg les 6 et 7 juin. Elles permettront de faire un premier bilan de la mise en place des contrats de réussite et des pôles d'excellence scolaire.
À cet effet, vous trouverez ci-joint deux fiches relatives aux domaines d'action des pôles d'excellence scolaire, que vous voudrez bien me faire parvenir avant le 15 mars : elles constitueront, à 3 mois de cette échéance, un premier état des lieux et des efforts déployés dans vos académies ainsi que des objectifs que vous vous fixez.
Je vous remercie de votre implication dans la mise en uvre des orientations que j'ai tracées pour les territoires de l'éducation prioritaire où se juge aussi et peut-être avant tout l'efficacité de notre système scolaire.
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POLES D'EXCELLENCE SCOLAIRE : OPTIMISER ET DIVERSIFIER L'OFFRE SCOLAIRE
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I - Sections sportives
Nombre de sections par discipline dans l'académie : ...........................................................................................................................................................................
Nombre total dans l'académie : ................................................................................................................................................................................................................
Liste des sections par établissement ZEP/REP : ...................................................................................................................................................................................
Nombre total de sections en ZEP/REP : .................................................................................................................................................................................................
Créations possibles en ZEP/REP à la rentrée 2000 : .............................................................................................................................................................................
II - Classes musicales à horaires aménagés
Nombre de classes par discipline/instrument dans l'académie : .........................................................................................................................................................
Nombre total dans l'académie : ................................................................................................................................................................................................................
Liste des classes musicales à horaires aménagés en ZEP/REP
: ........................................................................................................................................................
Nombre total en ZEP/REP : ......................................................................................................................................................................................................................
Créations possibles en ZEP/REP à la rentrée 2000 : .............................................................................................................................................................................
III - Sections européennes, bilingues et internationales
Nombre total dans l'académie (par type de section) : ..........................................................................................................................................................................
Nombre en ZEP/REP et localisation : ......................................................................................................................................................................................................
Créations possibles en ZEP/REP à la rentrée 2000 : .............................................................................................................................................................................
IV - Classes d'application
Nombre total dans l'académie : ................................................................................................................................................................................................................
dont tenues par un enseignant titulaire du CAFIMF : ........................................................................................................................................................................
Nombre en ZEP/REP et localisation : ......................................................................................................................................................................................................
dont tenues par un enseignant titulaire du CAFIMF : ........................................................................................................................................................................
Créations possibles en ZEP/REP à la rentrée 2000 : .............................................................................................................................................................................
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POLES D'EXCELLENCE SCOLAIRE : DES PARTENARIATS AU SERVICE DES APPRENTISSAGES
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I - Inventaire des ressources dans votre académie
(partenariats potentiels)
Institutions culturelles (musées, opéras, théâtres,
etc.) : ....................................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................................................................................................................................
Enseignement universitaire et recherche (UFR, laboratoires du CNRS, etc.) :
.................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................................................................................................................................
Grandes écoles (de commerce, d'ingénieurs, etc.) :...............................................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................................................................................................................................
Institutions sportives (CREPS, fédérations, ligues, etc.) : ..................................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................................................................................................................................
Entreprises : ................................................................................................................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................................................................................................................................
Autres :........................................................................................................................................................................................................................................................
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II - Pôles d'excellence scolaire mis en place
(partenariats conclus)
Bénéficiaire (classes, école ou collège, ZEP, REP)
: .............................................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................................................................................................................................
Partenaire : ..................................................................................................................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................................................................................................................................
Objectifs pédagogiques : .........................................................................................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................................................................................................................................
Date de démarrage des activités :............................................................................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................................................................................................................................
Durée : .........................................................................................................................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................................................................................................................................
III - Pôles d'excellence scolaire prévisionnels
(partenariats à prospecter, à négocier)
Bénéficiaire (classes, école ou collège, ZEP, REP)
: . ..........................................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................................................................................................................................
Partenaire : ..................................................................................................................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................................................................................................................................
Objectifs pédagogiques : .........................................................................................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................................................................................................................................
Échéance prévisible : ................................................................................................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................................................................................................................................
NB : les parties II et III feront l'objet d'une fiche par pôle d'excellence scolaire en place ou à construire.
DANS LES ZEP ET LES RÉSEAUX D'ÉDUCATION
PRIORITAIRE :
DES POLES D'EXCELLENCE SCOLAIRE AU SERVICE DES APPRENTISSAGES
C. n° 2000-008 du 8-2-2000
NOR : SCOB0000044C
RLR : 510-1
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Texte adressé aux rectrices et recteurs ; aux inspectrices et inspecteurs
d'académie, directrices et directeurs des services départementaux
de l'éducation nationale ; aux inspectrices et inspecteurs pédagogiques
régionaux ; aux inspectrices et inspecteurs de l'éducation nationale
; aux chefs d'établissement, aux enseignants et personnels non enseignants
des ZEP-REP
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o Après le lourd travail de révision de la carte des ZEP et la
mise en place des réseaux d'éducation prioritaire, ceux-ci se
sont engagés dans l'élaboration des contrats de réussite
qui définissent solidairement, pour les 3 ans à venir, les objectifs
retenus en matière de résultats des élèves, les
actions à mettre en uvre ainsi que les moyens d'accompagnement
et d'évaluation qui en résultent, en liaison avec les projets
d'école et d'établissement. La circulaire du 20 janvier 1999 en
indiquait l'esprit : recentrage sur les apprentissages, priorité à
l'acquisition des savoirs et à la maîtrise des langages, cette
dimension commune à toutes les disciplines. C'est dans ce cadre qu'était
évoquée la création des pôles d'excellence scolaire
visant à développer, dans les ZEP et les réseaux d'éducation
prioritaire, des activités éducatives et des partenariats de haut
niveau de nature à renforcer les apprentissages et à valoriser
l'image des écoles et des établissements : classes ou sections
à horaires aménagés (sportives, musicales...) et jumelages
ou coopérations durables avec des établissements d'enseignement
supérieur, des institutions culturelles, scientifiques, technologiques,
des entreprises, etc.
Les pôles d'excellence scolaire s'inspirent d'actions conduites avec succès dans certaines ZEP. Celles-ci ont en effet montré que les résultats sont au rendez-vous dès lors que l'on donne non seulement "plus" mais "mieux" et même "le meilleur" aux élèves de l'éducation prioritaire ; dès lors, en particulier, que les attentes à leur égard ne sont pas revues à la baisse et que la créativité nécessaire dans l'organisation des activités scolaires ne se confond pas avec leur émiettement en une mosaïque d'initiatives faiblement hiérarchisées et aux objectifs pédagogiques flous.
Durant le 2ème semestre 1999, les premiers pôles d'excellence scolaire ont vu le jour. L'analyse des partenariats conclus à cette occasion et la prise en compte des questions posées sur le terrain conduisent à préciser ici de quelle manière ces pôles peuvent apporter un renfort d'excellence bénéficiant directement aux apprentissages dans les classes.
I - Le parti-pris de l'excellence scolaire
La réussite et l'excellence scolaires ont leur place sur le territoire de l'éducation prioritaire comme dans le reste du système éducatif : c'est pourquoi je souhaite que l'ambition et l'exigence des équipes qui y travaillent soient soutenues. C'est là où la motivation pour étudier paraît la plus fragile qu'il faut agir avec force sur les conditions de la mobilisation scolaire ; là où le sens des efforts demandés aux élèves ne va pas de soi qu'il faut veiller à le rendre plus perceptible ; là où les performances sont les moins coutumières (voire font l'objet de pressions dissuasives de la part de certains élèves) qu'elles doivent être mises en valeur comme autant de succès partageables.
La caractéristique des ZEP, c'est le contraste , beaucoup plus aigu qu'ailleurs, des résultats individuels et collectifs. Certains élèves y vivent des difficultés à répétition qui les engagent, parfois précocement, sur la voie du retrait ou du rejet scolaire ; d'autres, au contraire, y obtiennent des résultats remarquables qui témoignent du possible. De même, l'écart est grand non seulement entre les établissements de l'éducation prioritaire pris dans leur ensemble et ceux qui n'en sont pas mais également entre établissements placés dans des contextes socio-économiques équivalents, comme l'ont montré le rapport Moisan-Simon sur les déterminants de la réussite scolaire dans les ZEP et différents travaux de recherche (la proportion des enfants lecteurs en fin de CP ou le taux de réussite au brevet des collèges peut ainsi varier du simple au quadruple). Cette extrême hétérogénéité justifie d'approfondir une mobilisation qualitative dont l'expérience montre qu'elle porte ses fruits en matière de résultats scolaires, de stabilité des équipes pédagogiques et de restauration de l'image des établissements.
Tout en portant, bien sûr, la plus grande attention aux progrès de tous les élèves, il importe aussi de pousser plus résolument la jeune élite scolaire qui émerge des quartiers populaires à aller le plus loin possible, c'est-à-dire parfois bien au-delà des filières qui lui semblent communément accessibles. Parmi la génération qui a effectué sa scolarité en ZEP, quelques-uns, certes en petit nombre, ont intégré les plus grandes écoles ou connaissent aujourd'hui des parcours universitaires brillants : s'ils disent les obstacles qu'il fallut vaincre, ils disent aussi ce que leur détermination et leur succès doivent à des enseignants qui ont cru en eux et les ont encouragés à préparer les certifications les plus prestigieuses. Les formes de la réussite scolaire sont bien sûr variées, dans les filières générale, technologique et professionnelle. Il ne s'agit pas de considérer, pour les élèves de l'éducation prioritaire comme pour les autres, qu'il n'est point de salut hors d'une terminale S, d'une classe préparatoire ou d'un long cursus universitaire. Il s'agit de ne pas limiter a priori et d'épauler comme il convient les ambitions scolaires les plus hautes que certains peuvent nourrir. Il importe donc de concilier en permanence ces deux facettes de l'excellence scolaire : une progression commune et des réussites remarquables.
II - Optimiser l'offre scolaire au bénéfice des ZEP et des
REP
Le système scolaire offre en la matière des possibilités encore insuffisamment mobilisées au bénéfice de l'éducation prioritaire : trop peu d'écoles d'application et de maîtres formateurs dans les ZEP et les REP, jamais de classes préparatoires dans les lycées avoisinants, seulement 5 classes musicales à horaire aménagé sur l'ensemble de celles (81) qui fonctionnent actuellement, des sections sportives et des sections européennes, bilingues ou internationales très inégalement distribuées. Cette inégalité doit être corrigée et l'on doit, pour ce faire, prendre appui sur l'expérience positive de certaines écoles et de certains collèges qui ont fait le choix d'une politique plus volontariste de l'offre scolaire tout en veillant à éviter les dérives de classes qui, sous prétexte d'excellence mal comprise, se bornent à organiser une discrimination plus ou moins avouée.
Il s'agit donc, au titre de ce premier volet des pôles d'excellence scolaire, de faire bénéficier les ZEP et les réseaux d'éducation prioritaire de formules scolaires variées et motivantes auxquelles nombre d'élèves ont, ailleurs, plus largement accès dans le cadre du fonctionnement ordinaire de l'institution scolaire. Ce droit des écoles et des collèges de l'éducation prioritaire à tous les types d'activités scolaires d'excellence doit être clairement réaffirmé et faire l'objet d'une action volontaire. Les classes musicales à horaire aménagé, les sections sportives, les sections européennes, bilingues ou internationales doivent y avoir davantage droit de cité et leur conception évoluer au besoin dans le sens d'une plus grande accessibilité ; de véritables sections théâtrales peuvent, dans le même esprit, y être également créées. En prenant appui sur des intérêts, des passions ou des curiosités partagées par bien des élèves, ces classes et sections peuvent constituer un puissant levier de mobilisation et de réussite scolaires. A condition que leurs modalités de recrutement soient transparentes, que des élèves de toutes origines sociales soient incités à les rejoindre, que la preuve soit apportée que les inégalités de la naissance n'y sont pas mécaniquement reproduites, que leur intégration au sein de l'établissement soit soigneusement pensée et organisée.
Encourageant ceux qui s'accrochent mais susceptibles également de raccrocher ceux qui décrochent, ces classes et sections peuvent trouver harmonieusement leur place aux côtés d'autres classes dont l'ambition scolaire n'est pas moins grande et participer efficacement à la réussite scolaire de tous les élèves, à l'affirmation d'une identité partagée et au maintien ou à la restauration d'une véritable mixité sociale.
Dans le même ordre d'idées, un effort doit être fait pour donner à des écoles de l'éducation prioritaire le statut de véritables écoles d'application accueillant des maîtres formateurs. Il s'agit en l'occurence de reconnaître pleinement la contribution des ZEP et des réseaux d'éducation prioritaire à l'évolution des pratiques enseignantes et à l'enrichissement de la réflexion pédagogique au bénéfice de l'ensemble du système scolaire. Il s'agit de valoriser leur potentiel de formation et d'épauler plus efficacement ceux qui y exercent de sorte que les ZEP soient aussi des zones d'excellence pédagogique.
Il est également nécessaire, dans les établissements de l'éducation prioritaire, d'opter pour une politique volontariste en faveur de la pluralité linguistique en abaissant significativement le seuil en deça duquel les effectifs sont ordinairement jugés insuffisants pour l'apprentissage d'une langue (enseignements obligatoires et facultatifs).
III - Des partenaires de qualité pour la réussite scolaire
Pour donner le meilleur à leurs élèves, des classes, des écoles et des établissements des réseaux d'éducation prioritaire peuvent faire appel aux gisements d'excellence plus ou moins proches que sont de grandes institutions culturelles (musées, théâtres, opéras...), scientifiques, sportives, des entreprises technologiquement avancées, des établissements d'enseignement supérieur.
A) Mobilisés pour la réussite d'une ou plusieurs classes, ces partenaires aux compétences pointues s'engagent dans une démarche au long cours et bâtissent avec le ou les enseignants concernés un programme d'activités régulières dont le contenu répond à des finalités pédagogiques précisément identifiées et dont le déroulement s'inscrit dans les progressions retenues pour atteindre, avec tous, les objectifs des programmes. Ces partenariats doivent accroître les ressources mises au service des apprentissages scolaires, contribuer à en éclairer le sens et à en stimuler l'intérêt, favoriser le développement de compétences précises dans des domaines où le besoin en a été préalablement repéré. Il s'agit de "donner plus" de stimulations intellectuelles, plus d'occasions d'apprendre et de comprendre. Il s'agit aussi de permettre aux élèves de vivre de véritables échanges avec des adultes, jeunes et moins jeunes, exerçant des métiers qui ne leur sont pas familiers et ayant trouvé leur voie à travers différents types de réussite scolaire.
B) Le prestige de ces partenaires mais plus encore la qualité et l'efficacité scolaire des activités réalisées avec eux doivent également aider à forger une image plus attractive des écoles et des établissements concernés :
- en interne, en restaurant ou en renforçant une
identité positive de l'établissement scolaire aux yeux des élèves
mais également des enseignants et de l'ensemble des personnels qui y
exercent, dans le sens d'une cohésion, d'une stabilité et d'une
motivation accrues ;
- en externe, en restaurant ou en renforçant une image valorisée
et valorisante de l'école ou du collège aux yeux des parents,
du quartier, de la commune.
De ce point de vue, des rapprochements superficiels, quelques visites dans l'année, des animations ponctuelles ou ateliers divers sans relation directe avec des objectifs cognitifs et sans lien avec l'ordinaire de la classe, des parcours essentiellement distractifs ou simplement expressifs ou de découverte imprécise ne constituent pas, si prestigieux que soit le partenaire, des pôles d'excellence scolaire.
C) Il convient donc d'éviter un partenariat dont le contenu serait essentiellement dicté par le partenaire, en fonction de ses propres intérêts (par exemple : un département universitaire en quête de terrain d'investigation pour ses étudiants, une entreprise en quête d'image, un établissement culturel en quête de public scolaire...). Tout partenariat implique naturellement un ajustement réciproque et doit procéder de l'intérêt bien compris des parties, mais la raison d'être d'un pôle d'excellence scolaire est d'abord et avant tout d'épauler efficacement les élèves dans un parcours de réussite sanctionné par une amélioration manifeste de leurs résultats.
De même, des activités qui ne s'adresseraient qu'à une minorité d'élèves de la classe, quel que soit le critère de sélection, ou à de seuls élèves volontaires ne sauraient constituer un pôle d'excellence car celui-ci ne concerne pas une activité optionnelle mais une démarche qui implique durablement l'ensemble du ou des groupes classe.
IV - Clarifier les enjeux, évaluer les résultats
Pour que les résultats scolaires recherchés soient pleinement atteints, la contribution des partenaires des pôles d'excellence scolaire est à organiser selon une méthode rigoureuse et précise :
des activités retenues parce qu'elles répondent
à des besoins clairement identifiés chez les élèves
et des objectifs de réussite, individuels et collectifs, pouvant être
explicités à tous ;
une durée et une continuité indispensables à l'efficacité
(correspondant, par exemple, à la durée d'un cycle ou du contrat
de réussite) ;
un suivi, un accompagnement et une évaluation impliquant, au-delà
des enseignants directement engagés, les corps d'inspection, le réseau
de formation et les centres de ressources académiques, ponctués
d'étapes intermédiaires pour faire le point et de moments forts
valorisant l'école et ses partenaires ;
une convention définissant les engagements réciproques
et, dans le contrat de réussite, une mention précise des effets
visés en termes de finalités pédagogiques et de réussite
scolaire.
Deux types de critères d'évaluation sont à prendre en compte :
l'efficacité d'un pôle d'excellence scolaire doit s'apprécier
au regard de l'activité quotidienne dans la classe mais aussi des résultats
périodiques, signes visibles de la réussite des élèves
à leurs propres yeux, aux yeux de leurs parents, des partenaires de l'école
et de l'environnement local ;
l'impact d'un pôle d'excellence scolaire doit également
s'apprécier en termes d'image, interne et externe, de l'école
ou de l'établissement concerné : fierté d'appartenance
des élèves, satisfaction professionnelle des personnels éducatifs,
confiance des familles, du quartier, de la commune. L'apaisement du climat scolaire
bénéficie directement d'une modification positive du rapport aux
apprentissages : là réside, sans pour autant s'y limiter, la première
prévention des violences scolaires qui pèsent fortement sur la
réputation de certains établissements et alimentent la tentation,
pour les familles qui le peuvent, d'en retirer leurs enfants ; offrir des activités
d'excellence et renouer avec la dynamique de la réussite scolaire, c'est
aussi nombre d'expériences le montrent aujourd'hui la meilleure
garantie d'hétérogénéité sociale et même
le moyen de faire revenir des catégories d'élèves qui avaient
disparu.
V - Promouvoir, accompagner, valoriser
S'il appartient aux équipes enseignantes sur le terrain d'élaborer les projets pédagogiques et d'identifier les partenaires souhaitables pour la mise en place d'un pôle d'excellence scolaire, je compte sur les recteurs, sur les inspecteurs d'académie et sur l'ensemble des corps d'inspection pour leur apporter toute l'aide nécessaire et en particulier pour :
recenser de manière exhaustive l'ensemble
des gisements d'excellence accessibles au niveau académique ainsi que
les ressources qu'ils sont susceptibles de mettre à la disposition des
élèves pour conforter leurs apprentissages et épauler les
équipes des ZEP et des réseaux d'éducation prioritaire
pour qu'elles engagent rapidement des partenariats correspondant à des
besoins repérés dans les classes ;
porter une attention particulière à la situation des ZEP
et des réseaux d'éducation prioritaire en milieu rural, plus démunis
de partenaires de proximité ;
prévoir pour la rentrée prochaine l'implantation prioritaire
dans les ZEP et les réseaux d'éducation prioritaire de classes
et de sections musicales, sportives, théâtrales, européennes,
bilingues et internationales ;
mettre à la disposition des équipes pédagogiques
des formations et des outils d'évaluation adaptés ainsi que le
potentiel des centres de ressources académiques pour l'éducation
prioritaire ;
organiser le suivi des initiatives et l'analyse des plus prometteuses
afin qu'elles puissent être communiquées à l'ensemble du
système éducatif, sous forme écrite, sur le site de l'éducation
prioritaire et lors des rencontres inter-académiques organisées
durant le premier trimestre 2000 autour, notamment, des thèmes de la
maîtrise des langages et de l'éducation prioritaire.
J'attends de vous qu'en facilitant et en accompagnant les initiatives des équipes
sur le terrain, vous donniez à la constitution des pôles d'excellence
scolaire l'impulsion forte et le pilotage de qualité qui correspondent
à leur ambition.
Les 6 et 7 juin 2000 à Strasbourg, deux ans après les Assises de Rouen, un nouveau rendez-vous national rassemblera les acteurs de l'éducation prioritaire. Ce sera l'occasion d'un premier bilan de la mise en oeuvre des contrats de réussite et des pôles d'excellence scolaire, le temps fort d'une mise en commun nécessaire des pratiques et des expériences afin que nous puissions tirer ensemble toutes les leçons des difficultés rencontrées, des obstacles surmontés et des succès encourageants.
La ministre déléguée,
chargée de l'enseignement scolaire
Ségolène ROYAL
Les contrats éducatifs locaux
AMÉNAGEMENT DU TEMPS DES ÉLEVES
NOR : MENE0002975C
RLR : 514-3 ; 524-0
CIRCULAIRE N° 2000-208
DU 22-11-2000
MEN - DESCO
MJS - MCC - VIL
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Réf. : C. n° 98-144 du 9-7-1998 et instruction JS n° 98-119 du
9-7-1998
Texte adressé aux préfètes et préfets de région
; aux rectrices et recteurs d'académie ; aux préfètes et
préfets de département ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie,
directrices et directeurs des services départementaux de l'éducation
nationale
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o En proposant aux collectivités territoriales et à leurs groupements de négocier et de signer les contrats éducatifs locaux (CEL), l'État affirme depuis deux ans sa conviction que l'éducation est une mission partagée.
Pour sortir de l'accumulation de procédures et
rendre lisible leur intention politique commune, les ministères signataires
décident de faire du CEL le contrat fédérateur des politiques
éducatives. Il convient donc d'élargir son champ d'application
à toutes les actions entrant dans le cadre de cette éducation
partagée (1), notamment celles prévues par les contrats locaux
d'accompagnement scolaire (CLAS), les dispositifs d'éducation artistique...
et de rechercher les liaisons avec les actions relevant des contrats locaux
de sécurité (CLS). La réussite de la mise en uvre
d'une politique cohérente passe par la mutualisation de tous les moyens
et la simplification des dispositifs contractuels.
(1) Voir en annexe les principaux dispositifs concernés.
L'objet de la présente circulaire est de compléter celle du 9 juillet 1998 qui reste toujours en vigueur et de définir les termes d'une amélioration qualitative des contrats, y compris ceux déjà signés, en mettant la priorité sur l'éducation culturelle et artistique.
En effet, la qualité des actions participe à la réduction des inégalités d'accès des enfants et des jeunes aux savoirs, à la culture et au sport. Les zones urbaines et rurales en difficulté sont en ce sens prioritaires. Il convient également de remédier aux disparités des capacités financières des communes dans l'attribution des crédits.
I - Une offre éducative de qualité
La mission éducative, dont le CEL constitue l'expression,
est une responsabilité partagée entre l'État, les enseignants,
les collectivités territoriales, les associations, les familles. Elle
s'exerce dans des temps et des espaces différents qu'il est nécessaire
de mettre en cohérence dans un souci de complémentarité
et de continuité éducative.
Les CEL proposent une articulation entre les différents temps, scolaire,
péri et extra scolaires, en précisent la complémentarité
et l'interaction, mais aussi les spécificités dans le respect
des rythmes de vie et des besoins des enfants et des jeunes. Ils devraient aussi
apporter une réponse de qualité aux questions d'organisation du
temps et de la vie familiale.
Contenus
La connaissance réciproque des projets élaborés dans le
cadre scolaire (projets d'école et d'établissement, projets ZEP
et REP, contrats de réussite) et des projets éducatifs proposés
par la ou les communes conditionne la continuité éducative recherchée
et garantit un enrichissement mutuel. La recherche de cohérence et de
complémentarité entre eux est indispensable. Par ailleurs, les
lycées, et en particulier les établissements d'enseignement technique
et professionnel, seront associés aux CEL lorsqu'ils en manifesteront
la volonté.
L'amélioration qualitative passe par une offre d'activités diversifiées,
en prenant en compte la nécessité de permettre une participation
équilibrée des filles et des garçons. Ainsi seront privilégiés
:
- l'éducation à l'image, au cinéma et au multimédia.
Il s'agit d'organiser les activités visant à la maîtrise
des codes de l'image, la rencontre progressive avec les uvres du patrimoine
et de la création, l'appropriation active du langage des images et des
sons par la pratique de la vidéo et du multimédia ;
- la musique et le chant choral, en lien avec les parcours musicaux pilotés
par des musiciens intervenant à l'école élémentaire
;
- l'architecture, le cadre bâti et le paysage afin de les sensibiliser
à leur environnement et à l'aménagement de l'espace dans
un souci de préparer le futur citoyen à ses responsabilités
sur son cadre de vie ;
- l'éducation à l'environnement au sens large, pour faire comprendre
les interactions entre l'homme et son environnement, urbain ou rural, par des
approches pédagogiques multiples (sensorielle, ludique, scientifique...)
et sur des thèmes adaptés aux réalités locales (déchets,
eau, énergie, patrimoine, transports, flore, faune...). Les classes de
ville pourront être un support privilégié pour organiser
ces activités dans l'école ou en dehors de l'école dans
les sites en contrats de ville ;
- la culture scientifique, qui permet de mieux comprendre les évolutions
techniques et scientifiques, la démarche devant être développée
comme un moyen pédagogique permettant autant de s'impliquer dans les
projets que de mieux appréhender le monde de la recherche ;
- l'environnement des objets et des signes visuels.
Il devra faire l'objet d'analyses critiques de manière à favoriser
la maîtrise de leur usage et l'apprentissage des pratiques quotidiennes
de consommation (mode, design des objets, communication visuelle...) ;
- les pratiques physiques et sportives, qui constituent un élément
important de l'éducation, de la connaissance et de la maîtrise
de son corps, de l'intégration et de la vie sociale. Il s'agit de proposer
un éventail large de disciplines, permettant une prise de conscience
d'aptitudes et un développement harmonieux ;
- l'éducation à la santé, par la mise en place d'actions
qui permettent l'acquisition de connaissances sur leur corps, la nutrition,
l'hygiène, l'environnement, les conduites à risques.
Les pratiques artistiques seront, dans toute la mesure du possible, assurées
en lien avec le réseau des établissements d'enseignement spécialisé
et les services éducatifs ou des publics existant dans des institutions
artistiques et culturelles.
Dans tous les cas, les activités proposées auront pour finalité
de donner à tous les enfants et à tous les jeunes le moyen de
découvrir de nouvelles formes d'activités, de s'approprier des
démarches d'apprentissage adaptées, et de les placer dans des
situations d'expérimentation active leur demandant un engagement personnel.
Elles doivent ainsi leur permettre d'acquérir des compétences
transférables, de développer leur personnalité et leur
créativité et de se socialiser dans le cadre d'un projet éducatif
local qui associe projets d'établissements scolaires et politiques communales
de l'enfance et de la jeunesse.
Elles ne sauraient se substituer aux enseignements menés sous la responsabilité
des enseignants pendant le temps scolaire. Elles doivent s'inscrire de par leur
caractère spécifique, leur encadrement, leur finalité,
dans une perspective d'enrichissement et de complémentarité interactifs.
Modalités
Dans le but de mutualiser les moyens et les ressources, le projet éducatif
local peut être élaboré avec les communes ou leurs groupements
sous toutes les formes prévues par la loi n° 99-533 du 25 juin 1999
d'orientation pour l'aménagement et le développement durable du
territoire et la loi n° 99-586 du 12 juillet 1999 relative au renforcement
et à la simplification de la coopération intercommunale. Il peut
également être initié par d'autres partenaires locaux, notamment
associatifs, à condition que la dimension territoriale soit prise en
compte.
Signé par la municipalité ou le groupement de communes concernés,
le contrat éducatif local qui en résulte peut être cosigné
par les établissements publics locaux d'enseignement (EPLE) et/ou les
associations concernés. Il vous appartiendra de vous assurer que ces
dernières, dans la mesure où leur champ d'intervention correspond
à une ou plusieurs actions prévues dans les CEL, ont bien été
associées à sa préparation.
II - Formation, coordination, évaluation
L'amélioration qualitative des CEL est une priorité pour tous, de la conception à la mise en uvre concrète des projets. Cette qualité sera atteinte en portant une attention particulière à la formation, à la coordination et à l'évaluation, notamment au plan local.
Formation
La formation des intervenants doit être une préoccupation constante
pour la réussite des projets éducatifs locaux. C'est pourquoi
il faut s'attacher à ce que leur qualification soit conforme aux dispositions
légales et réglementaires régissant le champ de leur intervention.
Elle doit correspondre au public auquel ils s'adressent, aux spécificités
des actions qu'ils conduisent et au contexte dans lequel ils interviennent.
Une attention particulière sera portée à la formation des
coordonnateurs. L'organisation d'un séminaire régional annuel
permettra aussi de favoriser l'émergence d'une culture commune du partenariat
et de l'action interministérielle, et des modules de formation commune,
notamment dans le domaine de la conception et de la mise en uvre des volets
culturels et artistiques, seront proposés aux différents acteurs
du projet éducatif local issus d'horizons professionnels divers : enseignants,
animateurs, personnels communaux, intervenants artistiques ou sportifs, cadres
associatifs...
Coordination
Vous veillerez particulièrement à la qualité du coordonnateur.
Désigné par l'ensemble des signataires du CEL sur proposition
du groupe de pilotage, il doit être capable d'initier et d'entretenir
les relations entre les différents partenaires, de dynamiser les actions,
de mobiliser les moyens disponibles, sur et autour du territoire. Il possède
une bonne connaissance de la vie locale, des modes d'organisation et d'intervention
des principaux acteurs du contrat éducatif local. Il dispose du temps
et de la formation nécessaires à cette fonction. Le financement
des heures nécessaires ainsi que la définition de ses missions
doivent faire l'objet d'une fiche spécifique intégrée au
contrat.
Évaluation
Tout projet inclut une évaluation. Il s'agit de mesurer objectivement
et précisément les effets produits par la mise en uvre du
dispositif ainsi que les coûts financiers engagés par les différents
partenaires, ces effets renvoyant, bien entendu, aux objectifs de la politique
éducative territoriale.
Dans le cadre des CEL, l'évaluation se prépare dès le diagnostic
par l'élaboration d'indicateurs de réussite. Elle doit permettre
d'apprécier la validité et l'efficacité du contrat et de
le faire évoluer. Elle doit être interactive et associer l'ensemble
des partenaires du groupe local de pilotage.
Jusqu'à présent ces questions n'ont que rarement été
prises en charge par les groupes locaux et départementaux. Il est donc
nécessaire de confier à une structure régionale, s'appuyant
sur les conférences régionales existant entre rectorats et directions
régionales des affaires culturelles et comprenant les services déconcentrés
de l'État concernés, la coordination et l'évaluation interdépartementales
ainsi que la formation en complémentarité avec les groupes locaux
et départementaux.
Au plan local, cette qualité ne sera garantie que si toutes les étapes
de la mise en uvre du projet sont respectées : réalisation
du diagnostic, désignation d'un coordonnateur, mise en place de modalités
d'accompagnement, de suivi, d'évaluation et de régulation. Dans
le cas contraire, aucun contrat ne saurait être signé.
III - Un partenariat élargi et renforcé
Au-delà d'une interministérialité
affirmée, le partenariat doit être élargi et renforcé
au niveau local et au niveau départemental.
Le groupe de pilotage local doit être la traduction d'une communauté
éducative où chaque acteur, avec ses compétences et les
missions qui lui sont confiées, est considéré comme un
élément indispensable d'un ensemble cohérent.
La présence des élus au sein du groupe local de pilotage est obligatoire, car le maire est garant de l'élaboration du projet et de la mise en uvre des décisions prises par le groupe. Celui-ci comprend les représentants de la CAF et d'autres organismes sociaux présents sur le territoire (FAS, MSA...), des associations locales concernées, des enseignants, des familles et des parents d'élèves, du conseil local de la jeunesse ou d'un organisme similaire. Le rapprochement avec le réseau d'écoute, d'appui et d'accompagnement des parents, lorsqu'il existe, devra être systématiquement recherché. Bien entendu, les enfants et les jeunes, premiers concernés, doivent être associés à tous les stades du CEL, du diagnostic au bilan et voir leurs projets étudiés et pris en compte, au même titre et dans les mêmes conditions que les autres, dans une démarche d'éducation populaire, d'apprentissage actif de la citoyenneté et de lutte contre les discriminations.
La représentation de la direction régionale
des affaires culturelles pourra être assurée par une structure
mandatée par elle.
Le groupe de pilotage départemental est présidé par le
préfet et animé conjointement par le directeur départemental
de la jeunesse et des sports et l'inspecteur d'académie.
À la composition prévue dans la circulaire citée en référence, il convient d'ajouter un représentant du conseil général ainsi que les représentants d'institutions à vocation sociale (caisses d'allocations familiales, fonds d'action sociale pour les travailleurs immigrés et leurs familles, mutualité sociale agricole...).
S'agissant de l'accompagnement, du suivi et de l'évaluation du dispositif, cette composition est complétée par les familles, les associations de parents d'élèves, les syndicats d'enseignants et des personnels impliqués dans les CEL, et les organisations représentatives de jeunes, par l'intermédiaire notamment des conseils départementaux de la jeunesse.
Dans le cas particulier des territoires où il existe un contrat de ville, il convient de rappeler que le CEL est l'un des éléments essentiels du volet "éducation" ou du volet "culture" de celui-ci. C'est en fonction des enjeux urbains et sociaux déterminés par celui-ci que doivent être trouvées les articulations avec les actions entrant dans le cadre de la circulaire "Préparation et suivi des volets éducation des contrats de ville" (circulaire n° 99-194 du 3 décembre 1999). Vous insisterez sur la cohérence et la complémentarité de ces différents dispositifs.
Concernant les contrats "temps libres", vous prendrez l'attache des caisses d'allocations familiales. En effet, dans le cadre d'une politique globale et concertée des temps libres des enfants et des jeunes, tout projet éducatif local devra, avant signature d'un CEL, faire l'objet d'une concertation avec la ou les caisse(s) d'allocations familiales. L'optimisation des moyens par leur mise en commun sera recherchée en articulant le CEL avec les contrats enfance et les contrats temps libres des CAF et en harmonisant leurs géographies et leurs objectifs, dans le respect des prérogatives de chacun.
Dans un souci de clarification et de simplification, les groupes de pilotage des différents dispositifs contractuels existant sur le territoire concerné chercheront à travailler de concert, en particulier pour les diagnostics qui pourraient être communs. Ce sera aussi le cas avec les actions menées dans le cadre de la circulaire du 9 mars 1999 sur les réseaux d'écoute, d'appui et d'accompagnement des parents.
Dans cette perspective, il conviendra d'envisager avec les partenaires la possibilité de signer des contrats pluriannuels, sous réserve des crédits disponibles et d'une évaluation annuelle des résultats, et de rechercher une harmonisation de la durée des différents contrats.
Il conviendra également, dès à présent, d'envisager leur généralisation et leur pérennisation.
Le ministre de l'éducation nationale
Jack LANG
La ministre de la culture et de la communication
Catherine TASCA
La ministre de la jeunesse et des sports
Marie-George BUFFET
Le ministre délégué à
la ville
Claude BARTOLONE
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Annexe
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PRINCIPAUX TEXTES LÉGISLATIFS ET RÉGLEMENTAIRES
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- loi n° 2000-627 du 6 juillet 2000, modifiant la loi n° 84-610 du 16
juillet 1984, relative à l'organisation et à la promotion des
activités physiques et sportives ;
- arrêté du 8 décembre 1995 modifié par l'arrêté
du 19 février 1997, relatif à l'encadrement des activités
physiques et sportives en centres de vacances et de loisirs et en centres de
loisirs sans hébergement ;
- arrêté du 20 mars 1984 relatif aux centres de loisirs sans hébergement
;
- circulaire interministérielle n° 2000-41 du 22 juin 2000 relative
aux contrats locaux d'accompagnement scolaire ;
- circulaire interministérielle n° 99-194 du 3 décembre 1999
relative à la préparation et au suivi des volets éducation
des contrats de ville ;
- circulaire interministérielle n° 2000-024 du 19 juin 2000 relative
à la préparation et au suivi des volets culture des contrats de
ville ;
- circulaire du 9 mars 1999 relative aux réseaux d'écoute, d'appui
et d'accompagnement des parents ;
- circulaire n° 98-153 du 22 juillet 1998 relative à l'éducation
artistique et culturelle de la maternelle à l'université ;
- circulaires du 30 octobre 1997 et n° 99-134 du 7 juin 1999 relatives aux
contrats locaux de sécurité.
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