contenu et verification de la trace ecrite au college

CONTENU ET VERIFICATION DE LA TRACE ECRITE AU COLLEGE

 

Par Jean-Louis Humbert, rapporteur du groupe académique collège*.

 

I. la trace écrite

Elle ne peut pas prendre l'aspect d'un polycopié distribué aux élèves qui le collent dans leur cahier.

Objectifs.

C'est le point de départ de la préparation du professeur : il la rédige d'abord pour lui-même, notamment les définitions, afin d'avoir une base, une référence qu'il peut consulter à tout moment (le contenu guide alors le choix des documents).

C'est un moyen d'appropriation des connaissances.

C'est une référence pour l'élève :

- pour apprendre sa leçon,
- comme support d'une aide éventuelle de ses parents,
- dans les années scolaires ultérieures.

Contenu.

Ce n'est ni une copie ni un résumé du manuel, mais c'est l'ensemble des principales idées dégagées pendant le cours et répondant à une problématique posée dans le titre ou dans l'introduction.

La trace écrite doit être concise, son vocabulaire est adapté (à vérifier en permanence), défini si nécessaire, précis (pas seulement dans les domaines historique et géographique). Les phrases sont correctes. En quatrième et troisième la trace écrite peut commencer à être réalisée sous la forme d'une suite d'expressions imagées dans lesquelles les articles et l'auxiliaire êtresont supprimés (préparation à la prise de notes).

La trace écrite doit être variée : résumé, croquis, tableau, graphe, carte, organigramme, chronologie, texte annoté, questionnaire de TP, questionnaire relatif à une sortie, une exposition, un film.

Le lexique peut être noté sur un répertoire.

Plan.

Il est clair et mis en évidence.

Elaboration.

Moments : après chaque étape de la séquence, ce qui rythme le cours et constitue un moment de reconcentration des élèves.

Auteurs : la trace écrite est élaborée avec l'aide des élèves par un dialogue qui fait émerger les mots-clés.

Rôle du tableau :

- sixième : totalité de la trace écrite ;
- cinquième et quatrième : modulation en fonction des niveaux ;
- troisième : plan et vocabulaire difficile.

La trace écrite est conclue par une réflexion en relation avec la problématique du départ. La problématique n'est ni une recette, ni un procédé, c'est un appel à la réflexion et à la logique sur une situation historique ou géographique. Elle induit une démarche de construction des savoirs. Elle n'est pas nécessairement formulée sous forme de question.

Longueur.

Environ 10 lignes au début de sixième, 15-20 lignes en quatrième. Elle est modulable en fonction du profil de la classe, du moment dans la journée, dans l'année.

Présentation, lisibilité, recherches personnelles des élèves.

Voir fiche Tenue du cahier parue dans le bulletin N° 10.

 

 

II. vérifications

 

Pendant la prise de la trace écrite par les élèves, attirer l'attention sur les difficultés orthographiques, la place d'un mot sur la carte.

Contrôle immédiat par une assistance personnalisée aux élèves lents, en difficulté...

Vérification systématique des cahiers :

- soit de quelques-uns relevés ponctuellement mais souvent ;
- soit de tous relevés à un moment déterminé chaque trimestre.

Evaluation de la tenue des cahiers (moyen de valoriser les élèves en difficulté).

On doit trouver lors des vérifications :

- des leçons classées par disciplines ;
- l'intégralité des leçons : l'absent doit combler son retard ;
- des documents rangés, collés non pliés ;
- des titres soulignés ;
- de la propreté et de la netteté.

* Synthèse élaborée lors du stage de formateurs 1995-1996 à Reims, Charleville, Troyes, sous la direction de G. Dorel-Ferré, IPR-IA.