l'aquitaine et la lyonnaise annick lepage

L'AQUITAINE ET LA LYONNAISE DANS LA CRISE DU IIIème  S.

 

Par Annick Lepage, Lycée Léon Bourgeois, Epernay.

 

Ces deux provinces correspondent aujourd’hui à 59 départements français de l’Ouest, Centre et Sud-Ouest de la France. La période étudiée s’étend de 192 à 284, c’est-à-dire qu’elle est à la charnière du Haut-Empire et de l’Antiquité tardive.

la richesse des sources

Les sources utilisées sont de nature très diverse : d’abord l’épigraphie : 232 inscriptions en latin et parfois en grec ont été datées de cette époque ; puis l’archéologie et la numismatique, étroitement mêlées : là ce sont 726 trésors monétaires ou fouilles qui ont été relevés ; les sources littéraires sont peu abondantes : douze oeuvres ont été utilisées dont 4 en langue grecque et elles ont été pour la plupart composées longtemps après les événements mentionnés ; de plus, elles sont très souvent partiales et elles ont été étudiées avec précaution.

En première partie, il s’agissait de démontrer que les provinces sont désormais bien intégrées à l’Empire après deux siècles et demi de domination romaine. Les multiples aspects de l’intégration sont visibles à travers les administrations instituées par Rome : les deux capitales des provinces, Bordeaux pour l’Aquitaine et Lyon pour la Lyonnaise, dominent dans les inscriptions. On y trouve, à Lyon plus particulièrement, des traces de sénateurs et chevaliers influents auprès des empereurs, notamment Timésithée qui devint le beau-père de Gordien III.

 

triomphe de la romanisation

Les concilia, dont le célèbre Conseil des Trois Gaules institué pour célébrer le culte de Rome et d’Auguste et le concilium de Lugdunum Convenarum (Saint-Bertrand-de-Comminges), continuent de se réunir au IIIème siècle. Dans les villes dont certaines sont des colonies de droit romain et d’autres de droit latin, les institutions municipales restent calquées sur celles de Rome avec à leur tête duumvirs et décurions. La population connue par les inscriptions se révèle romanisée avec l’usage des tria nomina latins, mais certains cognomina ont encore des consonances gauloises prouvant que certains habitants ont été récemment promus au rang de citoyens. Des noms d’origine grecque sont portés par des Orientaux vivant à Lyon principalement. D’après les épitaphes, on peut se rendre compte que l’espérance de vie est assez faible : au IIIème siècle, il est d’usage de signaler au jour près l’âge du défunt : on observe ainsi une surmortalité féminine entre 15 et 30 ans due à des accidents de grossesse. Cependant des défunts âgés de 70 et 80 ans ont été aussi retrouvés. Au niveau religieux, tous les dieux romains sont honorés, en particulier Mercure ou Jupiter et uniquement dans la première moitié du siècle. Le culte impérial apparaît peu développé, alors que les religions orientales sont très vivaces, notamment de culte de Cybèle : treize autels tauroboliques ont été dédiés dans les deux provinces durant la première moitié du siècle. Les inhumations se répandent de plus en plus dans les nécropoles situées à l’écart des lieux habités par souci d’hygiène et les personnes riches se font enterrer sans des sarcophages sculptés.

commerce et politique

Les provinces participent à la vie économique de l’Empire. Les échanges sont actifs en Aquitaine avec la Bretagne, la Grèce ou l’Afrique ; Lyon commerce surtout avec l’Orient : Phrygie et Syrie ; l’Armorique a des liens commerciaux avec la Tunisie, l’Afrique et la Bretagne. Des relations internes à la Gaule existent aussi puisque des marchands de provinces voisines s’installent à Lyon. Les marchandises transitent par les voies terrestres connues au début du IIIème siècle par la Table de Peutinger. De très nombreuses bornes milliaires ont été retrouvées le long de ces itinéraires : 94 pour l’ensemble des deux provinces. Le réseau routier converge vers Lyon et la voie d’Aquitaine ou voie d’Agrippa allant de Lyon à Bordeaux est l’une des plus actives, restant un organe précieux de romanisation. Les voies fluviales restent aussi utilisées comme la Saône. La corporation des nautes et celle des utriculaires à Lyon est très active à l’époque des Sévères.

Les deux provinces gauloises jouent un rôle non négligeable dans la politique de l’Empire jusqu’en 250. L’armée y est très présente à Lyon sous forme de cohortes : la XIIIème cohorte urbaine reste en garnison jusqu’en 197, date de la défaite de Clodius Albinus qui était soutenu par elle. Septime Sévère la licencie et la remplace par des détachements tirés des quatre légions de l’armée du Rhin. Cela explique les nombreuses épitaphes de vétérans de légions de Germanie retrouvées dans la capitale des Gaules. L’Aquitaine ne porte aucune trace de soldats, car des corps d’armée n’y étaient pas stationnés. Parmi les dédicaces faites aux empereurs romains, les Sévères sont particulièrement honorés : quatre en Aquitaine et autant en Lyonnaise, ce qui prouve qu’ils avaient des partisans en Gaule. Gordien III est aussi mentionné car son beau-père Timésithée a été procurateur de Lyonnaise et d’Aquitaine en 238. La participation des provinces dans les conflits opposant des empereurs a été importante : en 196 la Gaule a pris parti pour Albinus et ses partisans lui ont offert de l’argent et des vivres. La bataille de Lyon le 19 février 197 a été sanglante comme le rapporte Dion Cassius et Hérodien et confirmée par les découvertes archéologiques de sépultures de soldats près de la colline de la Croix-Rousse. Septime Sévère a durement traité les partisans d’Albinus en les mettant à mort et en confisquant leurs biens. Lyon connaît alors une éclipse et ne se relève pas de cet engagement en faveur d’Albinus. Les Gaulois ont aussi soutenu très tôt les Gordiens : une inscription découverte à Bordeaux datée de 238 est une dédicace à Gordien Ier, alors que cet empereur n’a régné qu’entre le 15 janvier et le 20 février : la capitale de l’Aquitaine a donc très vite pris parti pour ce nouvel empereur, contre Maximin. De même, le marbre de Thorigny daté du 16 décembre 238 honore Sennius Solemnis, grand-prêtre à l’autel du Confluent, qui avait été l’âme de la résistance contre Maximin.

permanences gauloises

La deuxième partie avait pour principal but de montrer les aspects gaulois qui subsistent au cours du IIIème siècle et qui même parfois se renforcent. La religion gauloise reste encore vivace : des déesses celtiques sont toujours honorées comme Epona ou Rosmerta, tout en étant romanisées dans leurs représentations. Mercure est associé parfois à un épithète topique comme Dumias pour le dieu honoré au sommet du Puy-de-Dôme. De même Apollon est associé à Borvo, dieu des sanctuaires des eaux et qui a donné lieu à des noms de villes comme Bourbon-Lancy en Saône-et-Loire. C’est surtout dans les régions rurales que les particularismes indigènes subsistent. Le calendrier "lunaire à intercalation" retrouvé à Coligny dans l’Ain est la preuve

de l’utilisation et la compréhension d’un calendrier gaulois au IIIème siècle. Dans les campagnes de nombreux fana, petits temples de type indigènes ont été retrouvés disséminés, souvent à l’écart des routes. Nombre d’entre eux sont toujours utilisés en Aquitaine et en Lyonnaise : le plan le plus couramment adopté est carré. Les sanctuaires gallo-romains liés à des sources sont très fréquentés et on y trouve des offrandes monétaires. Le rôle des druides est encore perceptible à Autun. Enfin les incinérations sont encore couramment pratiquées en Aquitaine, particulièrement chez les Lémovices et les Arvernes et en Lyonnaise, en Armorique.

métallurgie, poterie, "industries" alimentaires

Des activités économiques spécifiquement "gauloises" continuent d’exister en Gaule : pour la métallurgie, spécialité celtique, le fer, le bronze ou l’or sont travaillés en Lyonnaise. Le textile, autre tradition gauloise, reste actif, en particulier le travail du lin chez les Véliocasses, en Seine-Maritime.Le cuir est tanné dans les grandes régions d’élevage comme le Calvados. De nombreux ateliers de potiers gallo-romains ont été retrouvés pour la fabrication de la sigillée en Gaule du Sud et du Centre comme à Eauze, Lezoux, Bellerive-sur-Allier, Gueugnon, mais aussi à la Boissière-Ecole dans les Yvelines. Les Gallo-Romains continuent de bâtir leurs habitations en utilisant les matériaux traditionnels de leur région : tuffeau en Touraine, bois et torchis en Normandie.Les industries "alimentaires" ne sont pas oubliées, notamment les salaisons, industrie très prospère chez les Osismi dans le Finistère pour le poisson comme pour la charcuterie. Les campagnes restent actives dans le cadre des villae : dans le Sud-Ouest, c’est le plan centré sur une cour qui domine, alors qu’en Lyonnaise, on trouve soit de petites constructions simples à plan rectangulaire, soit des villae à galerie-façade liées à de grandes exploitations. Ce dernier type est le plus abondant. Cultures céréalières et élevage de bovidés, suidés, ovi-capridés et volailles sont attestés dans l’archéologie. Souvent dans le cadre de la villa se juxtaposent bâtiments agricoles et activités artisanales, comme à l’époque gauloise.

Comme chacune des provinces de l’Empire romain, la Gaule a conservé, après la conquête, des institutions traditionnelles et des particularismes locaux. Des noms d’origine gauloise sont attestés chez les femmes notamment. Au sud de la Garonne, il y a la permanence de la tradition gauloise avec la filiation indiquée par le nom du père. Beaucoup de défunts n’ont qu’un seul nom pas toujours romanisé, surtout en Aquitaine. Dans les épitaphes, les fautes des lapicides indiquent une mauvaise connaissance du latin. La gaulois reste parlé et compris par une grande partie de la population au IIIème siècle comme le prouve le calendrier de Coligny. D’ailleurs les villes fondées par les conquérants ont reçu des noms mi-latins, mi-celtiques comme Augustodunum (Autun) qui signifie la ville forte d’Auguste. Sur les bornes, la mention de la lieue gauloise resurgit, remplaçant le mille romain, surtout dans le Centre et l’Ouest. Les anciennes circonscriptions administratives du temps des Gaulois subsistent : la cité gauloise ou civitas divisée en bourgs ou vici et en cantons ou pagi. Beaucoup plus intéressant, on observe qu’au IIIème siècle, les villes changent de noms : au lieu d’indiquer sur les bornes le nom latin, on utilise l’expression "la cité des... (nom du peuple gaulois)" : exemples, civitas Pictonum pour Poitiers au lieu de Limonum ou civitas Venetum pour Vannes au lieu de Darioritum. Ce changement s’opère surtout à l’époque des empereurs gaulois et toujours dans le Centre et l’Ouest du pays. Mais cette pratique n’est pas générale et il faut signaler qu’à la fin du siècle Orléans change son nom de Cenabum en Aurelianum d’après le nom de l’empereur romain régnant, Aurélien. Il faut en déduire que même si la résurgence des peuples gaulois est visible, rien n’est systématique et des noms latins de cités ont traversé les siècles sans beaucoup se transformer comme Burdigala (Bordeaux), Aginum (Agen), Lugdunum (Lyon) ou encore Rotomagus (Rouen). Une inscription datée entre 270/274 et 282 et retrouvée à Hasparren dans les Pyrénées-Atlantiques est intéressante, parce que les neuf peuples du Sud-Ouest aquitain demandent à la fin du siècle de se séparer des Gaulois et de créer une nouvelle province, la Novempopulanie. Cette requête n’a pas été agréée par l’empereur (Aurélien ou Probus) à cause de la conjoncture politique et militaire toujours incertaine. Mais elle annonce déjà la nouvelle division des provinces sous Dioclétien. Le particularisme gaulois s’affirme davantage dans la deuxième moitié du siècle alors que la crise se fait sentir.

La troisième partie est axée sur la crise que traverse le troisième siècle. Elle a comporte de multiples formes : elle est liée aux malheurs du temps, à la proclamation de l’Empire gaulois. Ce sont surtout les sources littéraires qui nous en parlent en utilisant parfois des expressions "apocalyptiques". La Gaule doit faire face à deux terribles vagues d’invasions germaniques : en 259-260 sous Gallien, raids alamans jusqu’en Espagne avec des destructions à Clermont-Ferrand ; les Francs les rejoignent par Reims et Paris et ensemble ils foncent vers le centre de la Gaule. Mais ces premières invasions présentent encore le caractère de raids aventureux de pillards. Plus violente s’avère la vague germanique en 275-276 sous Probus : on dénombre de nombreuses destructions et abandons de site dans la région du Val-de-Loire, en Limousin et en Aquitaine. Partant des côtes et remontant les fleuves, les Francs ruinent particulièrement les régions comprises entre Seine et Loire. Les plus touchées (d’après les traces d’incendies et les trésors monétaires enfouis) sont le Nord de la Gaule pour 259-260 et les côtes de la Manche, mais aussi le Massif central. Les régions épargnées étaient à l’écart de voies importantes. En 275-276, les mêmes endroits sont atteints avec en plus, le Limousin, le Poitou et la Gironde. Face à ce "déferlement", les cités ont commencé à construire des remparts comme à Tours ou Jublains. Bien d’autres problèmes existent pour la Gaule au cours de ce IIIème siècle. L’économie connaît une crise latente dès la première moitié du siècle qui s’amplifie à partir de 250. Des villes connaissent un déclin économique comme Angers, Feurs... Les invasions entraînent des difficultés dans les transports des marchandises. De nombreux sites ruraux sont abandonnés comme dans le Finistère. La dépréciation des monnaies est importante et il y a même une carence d’espèces monétaires qui entraîne la multiplication d’ateliers d’imitations. L’inflation progresse. En plus, la peste sévit à l’époque de Trajan Dèce en 250-251. Les côtes de l’Armorique et de Normandie ont à souffrir de la menace de raids maritimes de pirates d’origine saxonne.

Face à tous ces problèmes, la proclamation d’empereurs gaulois qui sont avant tout de bons chefs militaires apparaît comme une solution. Cet Empire gaulois dure de 260 à 274. Il nous est connu grâce aux sources littéraires, mais aussi épigraphiques

(notamment les bornes leugaires) et les nombreux trésors monétaires enfouis au cours de cette époque troublée. C’est Postumus qui proclame l’Empire gaulois en juin-juillet 260 après l’assassinat de Salonin, fils de Gallien. C’est alors l’un des généraux les plus influents du secteur rhénan. Sa proclamation s’explique par le fait que l’empereur de Rome ne peut plus assumer seul la sauvegarde de l’Empire face à la première vague d’invasions germaniques. Postumus est soutenu par l’aristocratie des grands propriétaires fonciers de Gaule occidentale et centrale. Pour lui, la priorité est la lutte contre les barbares et il remporte effectivement trois campagnes. Il opère aussi une importante réfection des routes qui avaient souffert des raids germaniques en 258. Les régions favorables à Postumus sont plutôt au nord de la Loire, les régions côtières et le Poitou-Limousin. Les zones épargnées par les invasions sont davantage restées fidèles à Rome. Postumus est assassiné par ses soldats et Laelianus le remplace pour peu de temps. Puis Marius est proclamé empereur par l’armée du Rhin : selon les auteurs anciens, il n’aurait régné que deux jours. Mais des pièces (dont des aurei) ont été retrouvées en Gaule frappées à son nom : il a en fait été empereur pendant deux ou trois mois entre septembre et décembre 269. Il est à son tour assassiné par Victorinus. Ce nouvel empereur est connu pour avoir fait le siège d’Autun restée fidèle à Rome, durant sept mois en 269. La ville fut saccagée par les troupes de Germanie Inférieure et le souvenir en est encore douloureux au IVème siècle. Après l’assassinat de Victorinus par ses soldats, c’est Tétricus, gouverneur d’Aquitaine, qui revêt la pourpre en novembre 271 : dix bornes leugaires portent son nom et de très nombreux ateliers monétaires locaux d’imitations sont créés en Gaule, car il faut payer les soldats. En février-mars 274, Aurélien le bat facilement à Châlons-sur-Marne, car Tétricus est de tempérament pacifique et peu désireux de voir la Gaule militaire du Nord prendre le pas sur les provinces civiles du Sud. Aurélien est d’ailleurs très clément avec lui et sa famille : Tétricus devient corrector en Italie et son fils, sénateur. Au total, l’Empire gaulois n’a existé que pour défendre l’Empire contre les envahisseurs. Ce n’est pas une sécession et l’unité préservée s’observe dans le domaine monétaire : à aucun moment il n’y eut de cloisonnement entre monnaies des empereurs gaulois et celles des empereurs romains : elles ont circulé concurremment.

A la fin du siècle, la crise "s’atténue". Il faut d’abord remarquer que certaines régions ou cités gauloises ont été épargnées par les destructions, comme Poitiers, Périgueux, Auch, Cahors. Le Rouergue et le Gévaudan n’ont pas subi d’invasions. En Lyonnaise, à Lyon, Nantes, Avranches, les destructions sont rares. Des activités économiques continuent comme le thermalisme à Vichy ; en milieu rural, de luxueuses villae se développent en Gironde. Les sources littéraires ont "noirci le tableau" pour mettre en valeur le Haut-Empire ou glorifier la restauration constantinienne. Deux empereurs de la fin du siècle contribuent déjà à une "restauration" des Gaules : Aurélien qui rouvre l’atelier monétaire de Lyon fin 274 et Probus qui réussit à arrêter les invasions en 277-279. Il permet également au vignoble gaulois de se répandre jusque dans le nord-est de la Gaule. A la même époque les Lètes s’installent dans les campagnes : il s’agit de colons militaires qui cultivaient des terres tout en pouvant être mobilisés pour la défense des frontières ; cela permet de ralentir le déclin des campagnes. Dans la seconde moitié du IIIIème siècle enfin, la religion chrétienne progresse : le premier martyr de cette époque est l’évêque de Paris, Denis, décapité sous Dèce en 251. Sous Valérien en 258, c’est Privat, l’évêque de Javols, qui est tué à coups de bâton. Sur des épitaphes à Lyon, des traces de sépultures chrétiennes sont visibles avec la formule Bonis bene "Heureux les bons" et ces Chrétiens sont latins et non Grecs comme avant 177. Cependant, ce n’est qu’au siècle suivant que le christianisme se répand dans toute la Gaule.

Ainsi, le IIIème siècle apparaît comme une époque de transition pour l’Aquitaine et pour la Lyonnaise. La romanisation comme la survivance des traditions celtiques coexistent. Mais le sentiment d’appartenir au monde romain prévaut, alors que des traits annoncent le siècle suivant : la progression du christianisme ou la "ruralisation" avec le colonat militaire, forme de "servage", qui progresse. Lyon et Autun connaissent un déclin, supplantées à partir de 285 par Trèves. A partir de cette date, les deux provinces gauloises ont un rôle plus effacé dans la politique de l’Empire romain.

 

Mémoire de DEA présenté par Annick LEPAGE, professeur au lycée Léon Bourgeois d’EPERNAY et soutenu à Paris IV (Sorbonne) en octobre 1996 sous la direction de Monsieur le Professeur Jean-Pierre MARTIN.