Voici quelques remarques concernant
la note du 15 octobre 1997. Même si elles ne doivent pas changer la planète
histoire-géographie.
Vous serez peut-être étonnée, mais il y a des points avec lesquels je suis complètement
d'accord. Rassurez-vous, il y en a d'autres sur lesquels je suis en désaccord.
En principe, je devrais en avoir fini de me chamailler avec certains collègues
au sujet de la note globale. Vous écrivez: "La part de la note attribuée
au croquis doit disparaître, au profit d'une note globale". On en aura
donc fini de noter à la façon du primaire. Une copie ne peut s'apprécier que
dans son ensemble. Ce n'est pas si simple de noter juste, alors on évitera de
multiplier l'erreur par deux, trois ou quatre suivant le nombre de questions.
Vous dites encore que l'éude de documents doit être comprise de façon simple.
C'est bien que vous le rappeliez. Nos élèves de terminales ne sont pas des spécialistes
et l'étude de documents est un exercice d'autant plus délicat que chaque enseignant
n'a pas les mêmes exigences que ses collègues. Quelques élèves en sont très
capables, mais beaucoup n'ont pas assez de clés pour totalement entrer dans
un document. La culture ne s'acquiert pas du jour au lendemain.
Enfin, l'autre avis que je partage concerne la légende des croquis. Au bac,
il est courant devoir des légendes-fleuves, presque de vrais paragraphes. Il
y a là, à mon avis, une perversion qui brouille l'intérêt d'un croquis dont
la principale qualité doit être la clarté.
J'en viens donc aux deux points de désaccord avec ce que vous écrivez. Le premier
concerne une phrase du premier paragraphe: "Les sujets... devraient
favoriser une notation plus généreuse". Qu'est-ce à dire ? On
peut effectivement donner des sujets "faciles", pourquoi pas des QCM
? Quant à la notation généreuse, je ne sais pas ce que c'est. Pas plus
que la notation sévère. Pour moi, il n'est qu'une notation, celle qui est juste
et honnête, en notre âme et conscience.
Ensuite, la présentation et l'analyse des documents ne devront pas faire
l'objet d'une rédaction à proprement parler. Même si on attend de la simplicité,
il me semble que c'est une erreur de ne pas inciter nos élèves à rédiger correctement.
Ne pas le faire contribuera à aggraver les écarts culturels qui existent entre
eux. Contraindre à la rédaction, ceux qui ont du mal, c'est les amener à progresser
et espérer ainsi combler les écarts. L'écriture, le langage, sont les moyens
de communication élémentaires ; il peut être délicat de les occulter
Jean-Claude Steib
Lycée Camille Claudel
Troyes
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