Gracia Dorel-Ferré IPR-IA
| Ce texte rappelle et complète les grandes lignes de la circulaire du 13 octobre 1997, laquelle avait provoqué quelques réactions, comme on le verra à la suite. |
Rappelons que ces nouvelles épreuves
ont trois objectifs fondamentaux:
- évaluer une culture en Histoire Géographie en vérifiant des connaissances
de base;
- tendre vers des finalités civiques et culturelles (rappelées dans l'introduction
générale des programmes de Lycée );
- participer à la délivrance du bac, premier grade universitaire, et valoriser
le travail des élèves.
les épreuves sont communes à l'ensemble des séries quels que soient les horaires et les coefficients
les épreuves doivent être :
- pour les élèves plus simples,
plus accessibles ;
- pour les enseignants moins
lourdes à préparer et à corriger
les épreuves comportent
:
- des sujets clairs et accessibles
correspondant à chacune des parties des programmes :
sujets simples, sans ambiguïtés
;
- une notation qui devrait être
en faveur des élèves c'est-à-dire beaucoup plus ouverte.
L'épreuve de 4 heures comprend deux
parties une longue et une courte, l'élève devant assumer
la gestion de son temps. On peut conseiller 2H à 2H30 pour la partie longue
1H a 1H30 pour la partie courte. On rappelle que dans l'épreuve longue le candidat
aura le choix entre deux sujets de composition possible et l'étude de document
Pour le détail des épreuves, voir le Bulletin précédent.
1. La composition d'histoire et de géographie
Il n'y a pas de changement majeur par rapport à la dissertation actuelle si ce n'est que :
en histoire, le sujet portera sur des grandes phases historiques correspondant aux différentes parties du programme (Seconde Guerre Mondiale, 1945 à nos jours -ce qui peut être pour certains sujets arrêté à 1989). Le sujet peut être un tableau à un moment donné
en géographie, le sujet porte sur une partie du programme.
Sur la première partie du programme
serait attendu un constat, un état de la question, par exemple, "les
grandes aires religieuses dans le monde" ;
dans la deuxième partie les rapports entre puissances et territoires
;
en troisième partie les rapports entre problèmes et territoires.
Un des deux sujets au moins implique
la réalisation d'un croquis sur un fond de carte fourni qui devrait comporter
une échelle et une orientation. On peut attendre la localisation d'un phénomène,
la mise en relation de faits géographiques.
Certains sujets peuvent éventuellement être accompagnés d'annexes en aide au
candidat, par exemple chronologie, documents tableaux statistiques ou indications
spatiales.
Les sujets doivent amener à une problématique qui ne sera pas forcement énoncée et formulée : ce serait donc au candidat de la poser ou de reprendre la problématique du cours de son enseignant.
il s'agit donc de travailler avec les élèves sur la notion de problématique, la manière à la dégager et à la poser, et d'y répondre ;
il s'agit aussi pour l'enseignant d'appliquer ce qui sera attendu des élèves, c'est-à-dire des leçons problématisées ;
on attend donc des connaissances sur un sujet ample dans un devoir organisé, clairement rédigé en fonction d'une problématique.
2. Études de documents en histoire ou en géographie
Le sujet, posé sous une forme problématique,
est accompagné de 5 documents au maximum, pas forcément titrés. S'ils devaient
être titrés, ce titre ne serait qu'informatif pour ne pas donner d'indications
de thématique (puisque c'est un des objectifs attendus des élèves).
- Il porte sur un des thèmes majeurs des programmes d'histoire et de géographie;
- Il n'est pas accompagné de questions complémentaires mais du rappel des consignes
de ce qui est attendu :
1. présenter les documents.
2. sélectionner, classer confronter les informations.
3. rédiger une synthèse.
- Cette partie du devoir comporte trois parties distinctes successives, indispensables qui doivent toutes trois être dans le devoir :
la présentation (nature, auteur ou origine du document en géographie, date).
On attend du candidat qu'il indique la nature du document, en précisant en quoi cela donne du sens à l'analyse: Qui dit et qui est-il à ce moment là ? Pourquoi ? Pourquoi à ce moment là ? Il ne s'agit donc pas d'attendre la biographie complète de l'auteur, ni l'étude détaillée du contexte. En géographie, on pourra ainsi distinguer les documents de nature officielle, de ceux émanant d'O.N.G. par exemple. La présentation peut être comparative.l'analyse : "sélectionner, classer et confronter" en fonction de la problématique énoncée du sujet.
Il ne s'agit pas de décrire et de dégager l'ensemble des informations de chaque document, mais de sélectionner celles qui correspondent à la problématique du sujet.
- La forme n'est pas imposée. Elle peut être comprise :
en deux phases distinctes:
- un tableau avec tiret par information dégagée de chaque document étudié
successivement, en fonction de la problématique;
- un regroupement d'informations par thèmes (en soulignant parfois que certaines
informations peuvent être contradictoires);
en une seule phase pour certains élèves avec un tableau à double entrée
- Bien entendu les thèmes doivent être titrés par les élèves, et dégagés à partir de la problématique et de l'étude des documents et non a priori en fonction de ce qui a été appris. Les seules informations à retenir sont bien celles qui correspondent à la problématique et aux thèmes retenus (on vérifie la capacité à sélectionner et à classer).
- Cette partie n'est pas rédigée.
La synthèse.
C'est l'objet et la conclusion de cette épreuve: elle est rédigée en 300 mots
environ pour répondre à la problématique posée".
- C'est un texte direct, sans introduction et sans conclusion, organisé en reprenant les thèmes dégagés en deuxième partie et mettant en forme les informations retenues.
- Les connaissances sont donc nécessaires pour comprendre le sens des documents et de la problématique mais il n'y a pas à apporter de connaissances complémentaires en dehors de celles qui ont été dégagées des documents (ce n'est donc pas ce que l'on trouvait autrefois sous la formulation "à l'aide du document et de vos connaissances").
- Les "300 mots sont indicatifs : ils ne donneront pas lieu à comptage. Cela correspond à une page rédigée. On sanctionnera toutefois les débordements excessifs: ceux qui rédigent une dissertation au lieu d'une synthèse.
L'élève dispose au choix de deux sujets avec fond de carte (qui devrait comporter échelle et orientation). C'est un exercice de vérification de connaissances et de compréhension d'un des thèmes majeurs du programme, de maîtrise cartographique (qui sera valorisée), de raisonnement géographique par la mise en évidence d'interrelations.
On évalue la réalisation du croquis
avec les capacités:
- de localisation;
- de hiérarchisation des phénomènes;
- de mise en relation;
- d'organisation de la légende;
- la justification en quelques phrases des options retenues (4 à 5 phrases)
c'est-à-dire de justification de l'organisation de la légende et du mode de
figuration.
Par exemple, sur une carte portant sur des activités économiques, chaque couleur représente une filière, les signes différents des étapes de cette filière, et leur taille l'inégale importance.
- La carte doit répondre au sujet proposé (qui correspond au titre de la carte attendue) qui porte sur un des thèmes ou ensemble géographiques majeurs du programme.
- L'évaluation porte sur la carte et sa légende : celle-ci doit être organisée, c'est à dire correspondre à un plan montrant les interrelations.
Le commentaire de document en
histoire.
Le candidat a le choix entre deux sujets qui doivent permettre sur un documents
d'ampleur suffisante, clairement identifié, pourvu d'un titre et accompagné
de questions de vérifier la capacité à mémoriser et à restituer des connaissances
et à comprendre un thème majeur du programme. Il doit porter sur un grand moment
historique. Une dernière question permet d'ouvrir.
Le devoir devrait correspondre à une page environ, pour évaluer les connaissances,
la rigueur et la précision des réponses.
- L'élève doit donc répondre clairement aux questions posées: ce n'est pas un commentaire "à propos" .
| Ces épreuves du baccalauréat commencent à être mises en pratique
dès la classe de Première, les collègues souhaitant à juste titre entraîner
leurs élèves à ce nouveau type d'exercice. Dans le prochain numéro, nous développerons d'une façon détaillée l'épreuve sur documents, de toute évidence la plus nouvelle et la plus délicate à réaliser. |