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LA FORMATION CONTINUE
DANS L'ACADEMIE DE REIMS

Par Christophe Buteau et Eric Séverin, coordinateurs.

 

Le Plan Académique de Formation 2000-2001 sera proposé dans les semaines prochaines. Depuis l’an dernier, il est élaboré par une commission tripartite réunissant les représentants de l’Inspection, de l’U.R.C.A. et de l’I.U.F.M. de Reims.

Sa mise en place est assurée, depuis la rentrée 1999, par deux coordinateurs. Chaque action programmée est gérée par les services du Serfop.

La formation continue est d’abord un droit, mais aussi une lourde machine : en 1998-1999, environ 80 stages se sont déroulés pour seulement 36 semaines ouvrables. Ce niveau élevé pour l’Histoire-Géographie nous situe en fait légèrement au dessus de la moyenne académique des disciplines. Il convient de noter que tous nos collègues de France et de Navarre ne sont pas aussi bien lotis. Beaucoup, s’ils étaient informés de sa longue existence, nous envieraient par exemple notre forum annuel, organisé par la régionale de l’A.P.H.G., qui a encore réussi l’exploit de réunir pendant trois jours plus de 15 % des enseignants d’Histoire-Géographie de l’Académie.

Mais ces bons résultats ne doivent pas masquer quelques problèmes. Le premier -et le plus grave à nos yeux-, est lié à la géographie de notre Académie. Nombre d’entre nous, en poste dans des établissements situés dans les nombreuses marges ou autres angles morts doivent supporter de longs et coûteux trajets pour se rendre sur les lieux de formation localisés à Reims ou Châlons. Avec les conséquences que nous connaissons : levers avant l’aube, problèmes de garde d’enfants, fatigue et risques aléatoires sur les routes. Certains refusent alors de postuler aux stages académiques, dont les centres (Reims ou Châlons) sont très éloignés de leurs résidences. De plus, on constate que lorsque les actions proposées se déroulent en hiver - en fait en décembre, janvier et février -, les frimas et autres intempéries, réels ou supposés, opèrent un puissant effet dissuasif : nombreux sont ceux qui préfèrent alors le chemin de leur établissement.

Il en découle un autre problème : la concentration du calendrier. Les mois de septembre, d’octobre, de décembre, de janvier, de février et de juin sont en majeure partie inutilisables : les premiers et le dernier pour des raisons pédagogiques évidentes ; ceux d’hiver pour les raisons évoquées ci-dessus. Résultat : un calendrier surchargé pendant les six ou sept semaines comprises entre les vacances d’hiver et celles de printemps pour les stages à public volontaire. Quelques-uns se retrouvent obligés de choisir entre deux stages hélas simultanés.

Par ailleurs, on constate que certains stages suscitent un nombre élevé de candidatures. Dans ce cas, nous privilégions les stagiaires qui ont postulé en premier vœu, ce qui élimine les autres. Souvent, sommes obligés de dédoubler - ou plus- les actions, et de les reconduire l’année suivante, avec le même risque. Dans tous les cas, ce n’est satisfaisant ni pour le candidat, ni pour le(s) formateur(s).

Pour essayer de remédier à ces problèmes, un autre découpage -présenté en page suivante- est mis en place, pour le PAF 2000-2001. Il implique une nouvelle logique dans l’offre de formation. Des cercles de 40 km autour d’un centre ont été dessinés, regroupant tous les établissements compris dans cette zone. Une partie des stages sur candidatures est proposée simultanément à plusieurs centres. L’année suivante, ces stages sont proposés dans d’autres zones, si bien qu’au bout de trois années, l’ensemble du territoire académique aura été recouvert.

Cette pluriannualisation limitera l’éventail des choix la première année, mais permettra à court terme de corriger les inégalités spatiales et de démultiplier le nombre des stages suivis volontairement. De plus, elle facilitera l’étalement du calendrier, favorisera le confort des stagiaires et limitera les défections, sources de gaspillage - rappelons que tous les repas, les photocopies, les fournitures commandés sont payés, qu’ils soient ou non consommés -. Bien sûr, les regroupements académiques, et en tout premier lieu notre forum annuel, ainsi que les stages à public désigné ne seront pas concernés par ce nouveau système.

Accompagnant le PAF, une page spécifique à notre discipline fournit la liste des centres, des zones et des communes.

Dans les colonnes des prochains numéros du Bulletin, vous serez informés du succès ou de l’échec de cette expérience, qui ne dépendent que de vous.

Un dernier point important : les budgets alloués à la formation continue sont fixés par le nombre de premiers vœux, pour chaque stage et chaque discipline...

Pour toutes informations complémentaires, n’hésitez pas à nous contacter au 03 26 50 53 96.

 

 

 

Le nouveau découpage expérimenté pour le plan académique de formation 2000 - 2001

 

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© Bulletin de Liaison des Professeurs d'Histoire-Géographie de l'Académie de Reims. N°21, 2000.

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