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La coopération universitaire

entre Champagne-ardenne  et région d'Orel.

par Gilles Rouet,

Il existe depuis longtemps des liens particuliers entre les universités d'Orel, région à mi-chemin entre la frontière ukrainienne et Moscou, et l'université de Reims/Champagne-Ardenne. Passant de quelques expériences sporadiques en sciences sociales et sciences exactes avant 1993, il s'est peu à peu dessiné, suite à l'écroulement de l'URSS, des opérations plus vastes de collaboration d'abord unilatérale puis bilatérale.

S'agissant dans un premier temps d'entreprendre des relations avec la nouvelle Russie, celles-ci se sont d'abord concrétisées par des audits dans le cadre de programmes européens en particulier dans le domaine de l'entreprise et de la gestion concourament à de nombreuses initiatives privées. Assez naturellement ce sont donc les facultés d'économie et de gestion qui ont été concernées par la création de ces filières universitaires en Orel, le développement de l'anglais et du français, puis, dans le cadre de programmes comme Tempus, par des échanges d'informations, d'enseignants chercheurs, d'étudiants enfin par la mise en place d'un centre de ressources informatique palliant le manque et la cherté du papier .

Ces premiers accords ont permis ensuite de développer des synergies avec les autres composantes de l'université de Reims comme la faculté de médecine, de droit, de sciences de l'éducation (" pédagogie " chez les Russes) et, en préparation, un second cycle de relations internationales.

Même si ces programmes européens ont tendance aujourd'hui à voir leurs fonds se tarir, l'objectif est demain d'intégrer les universités russes dans les programmes européens d'échange multilatéraux existants comme SOCRATES, LEONARDO ou COMMINIUS. D'autre part, concernant les actions propres à la Champagne-ardenne, le développement du soutien à l'enseignement du Français est particulièrement visé…parler de la Champagne en Orel et en Russie, tel est un des buts essentiels et pas uniquement pédagogique de cette collaboration. Les universités de langues et l'IUFM, aidés par le conseil général, deviennent donc parties prenantes d'échanges de futurs professeurs et de stages en Russie ainsi que de l'organisation de colloques dans le domaine des rapports du droit, du marché et des institutions jusqu'aux sciences de l'éducation (" enseigner dans le primaire en France et en Russie ").

Pour conclure, le misérabilisme n'existe pas en Russie. Malgré les difficultés les universités vont de l'avant, le niveau culturel est plus qu'excellent, la faculté d'apprendre vite assez impressionnante, la culture pédagogique énorme, même si les professeurs d'histoire géographie ont largement été les oubliés de ces programmes ! L'intérêt est réciproque, l'objectif étant de réactiver le lien privilégié qui existait autrefois entre la France et la Russie, mis à mal par la diplomatie et la reconstruction économique.

© Bulletin de Liaison des Professeurs d'Histoire-Géographie de l'Académie de Reims. N°25, 2001.

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