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Billet d'humeur

L'équipe lycée a l'habitude de travailler dans la transparence et la spontanéité. Il paraît intéressant de communiquer ce « billet d'humeur » qui peut-être en provoquera d'autres…

Compte-rendu de la réflexion sur les projets de programme en première et terminale ES et L Groupe lycée, rapporteur : Bernadette Tisserand

Histoire

Programme de 1ère :

Remarque générale : lourdeur du programme, problème de la jonction avec le programme de seconde

Problème : « le printemps des peuples » en seconde ou en 1ère ?

I.2.religion et culture : quelle est la problématique ?

I.3. : il manque impérialisme, nationalisme…

II.1. peut être traité avec le I.1.

L'introduction du III) devrait être transformée en une partie à part entière, sinon comment expliquer la montée des nationalismes, ou il ne peut s'agir que d'un tableau de l'Europe à la veille de la 1ère guerre mondiale (dans ce cas pas de comparaison 1850, 1914)

III. 4. C'est très lourd, la France de Vichy pourrait peut-être aller en terminale dans le III.1.

Programme de Terminale :

I.2. OK pour les modèles années 50/60

revoir le libellé du I.1.

l'ensemble du programme nous paraît cohérent, surtout le II.

Géographie

Programme de 1ère :

Question I. pose problème : doublon avec le programme de terminale question II.2.

Le I.2. serait mieux en histoire terminale, il faut éviter les confusions Histoire et géographie (voir les dégâts du programme de 3e)

Le I.3. n'est pas à sa place, il vaudrait mieux traiter un pays quand la France a déjà été traité, en III., le III. devenant alors IV.

Proposition pour le I. :

1. qu'est ce que l'Europe ?

2. le morcellement des états

3. une communauté d'états en débat

II. flux et réseaux en Europe (supprimer « et en France »)

OK pour III. et IV.

Programme de Terminale :

Programme très géopolitique ! Vision idéologique, ne correspond pas vraiment au raisonnement géographique.

Problème entre le I.1. et le III.2. comment répartir, comment ne pas se répéter, sachant qu'il n'y a pas vraiment de changement d'échelle.

II.3. la Chine disparaît en temps que puissance émergente, est-ce que cela correspond à la réalité du monde actuel ?

III. plus d'Amérique latine et surtout plus d'Afrique !

Proposition pour le III.

1. la Russie (avec une problématique autour du développement)

2. le bassin méditerranéen

3. l'Afrique subsaharienne

Réflexion sur les projets de programme en première et terminale S

(rappel du programme page suivante)

rapporteur : Anne-Lise Pleux

Histoire

Examen détaillé :

- Question II de première (la violence et la guerre en Europe) : la formulation du thème ne permet plus d'étudier la seconde guerre mondiale qu'à travers l´Europe occupée. Oublier la dimension mondiale de cette guerre nous paraît

singulièrement réducteur.

- Question III de première (enjeux européens depuis 1945) : comment étudier les communismes en Europe depuis 1945 alors que la mise en place du système soviétique dans un contexte particulier n'a absolument pas été abordée ?

- Question I de terminale (cultures et modernité depuis 1945) : le libellé de la question, « sciences et techniques » et surtout «culture de masse et identités culturelles» nous paraît particulièrement vague, de même que le commentaire qui l´accompagne, « ...il faut étudier la culture de masse et analyser ses relations avec les identités culturelles. », est-ce de l´histoire ou de la sociologie ?

- Question II de terminale (la France : République et Démocratie): que devient la IV° République ? Ne relève t-elle pas de la démocratie ?

- Question III de terminale (Colonisation et indépendances) : c'est la seule qui nous semble vraiment cohérente. Lier les deux phénomènes nous paraissait indispensable.

- Question IV de terminale (l'affirmation de la puissance des Etats-Unis au XX° siècle) : que dire du « modèle américain des années 50 » ? Le Maccarthysme constitue un modèle ?

Remarques d´ensemble :

- L'adoption d´une démarche thématique pour des élèves n'ayant pas ou peu de connaissances ou de pré-acquis nous paraît très difficile à conduire.

- Cette histoire que l'on nous demande d'enseigner nous semble, plus que jamais, idéologique dans sa conception, que ce soit dans sa façon d'aborder le communisme ou la démocratie...

- C'est enfin une histoire « éclatée » et « désincarnée » (par exemple sur les guerres) : comment peut-on espérer faire réfléchir des élèves sur le sens des événements s'ils ne connaissent pas les événements ?

Géographie

Le projet de programme nous semble cohérent mais nous regrettons le peu de place accordée aux pays en développement qui n'apparaissent qu'à travers « la mondialisation en questions » et « le bassin méditerranéen : une interface nord-sud ».

La notion de puissance nous semble privilégiée dans ce projet par rapport à celle du développement, ce qui relève davantage de la géopolitique que de la géographie. Les

problèmes du développement ne seront-ils pas ceux du XXI° siècle ? Où est passée l´Afrique subsaharienne ?

( Si ces remarques vous semblent trop acerbes, considérez qu'elles témoignent d'un certain découragement face aux changements de programmes successifs et pratiquement jamais évalués dans leur pratique avant leur abandon pour de nouveaux

projets toujours plus abstraits dans leur démarche...J'aime l'histoire et j'aime faire passer cette « passion » à des élèves mais sur des questions comme « cultures et modernité depuis 1945 », je ne peux pas, je peux seulement leur dire des banalités qui ne relèvent pas d'une démarche historique, scientifique comme on me l'a inculquée...Remarques personnelles ….( mais une inquiétude largement partagée…NDLR)

© Bulletin de Liaison des Professeurs d'Histoire-Géographie de l'Académie de Reims. N°27, 2002.

 

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