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Concours National de la Résistance : les élèves du lycée Verlaine de Rethel à l'honneur

par Laurent Guillaume

Le sujet du concours national de la Résistance présentait, cette année, un caractère ambitieux puisqu'il s'agissait non seulement d'appréhender la résistance et la déportation durant le second conflit mondial mais ce, de plus, à travers des sources peu utilisées et souvent considérées comme difficiles d'accès par les élèves. Enseignant dans une classe de première Littéraire option Arts plastiques, le choix en faveur des œuvres  artistiques (poèmes, dessins) comme support au sujet m'est apparu susceptible de motiver des élèves ayant, à priori, une approche favorable de ce type de document.

A travers ce concours, l'objectif n'était pas de réaliser un catalogue plus ou moins exhaustif des productions sur le sujet ; pas plus que de rechercher, à tout prix, la source originale. L'ambition, plus modeste, était que les élèves investissent véritablement la recherche et l'analyse documentaire. Le travail se décomposa en trois séquences distinctes : la recherche de sources (ce qui au préalable impliquait une définition de ce qu'était une source), l'élaboration du plan et l'analyse des œuvres sélectionnées. L'objectif final était de les amener à une prise de conscience progressive ; prise de conscience devant elle-même déboucher sur l'appréhension du devoir de mémoire.

Durant la première phase, les ressources Internet furent abondamment sollicitées avec le soucis de laisser les élèves se débrouiller seules afin qu'ils réalisent « que cet outil n'était qu'un outil ». Très vite, ils s'aperçurent qu'une mauvaise sélection de mots-clefs amenait trop d'offre et finirent par corriger leur démarche.

Durant la seconde phase, le choix de l'articulation du dossier ce fit de façon collective dans le cadre d'un débat en classe. Finalement, un consensus (orienté par l'enseignant) se dégagea autour d'une idée simple : reproduire le chemin menant un contemporain de la seconde guerre mondiale à la résistance puis aux camps de concentration. Le plan s'articula donc autour de trois thèmes intitulés : « le choc de la défaite et le poids de l'occupation », « de la renaissance à la résistance » et « au bout de l'horreur : la déportation ». Pour clore le dossier, il fut décidé de travailler sur la nécessité vitale de témoigner de la part des résistants et déportés par le biais d'un double questionnement : pourquoi laisser trace et pourquoi la création artistique comme support au témoignage ?

Durant la troisième phase, les analyses furent réalisées par groupe et de façon progressive. L'idée était de laisser un maximum d'autonomie aux élèves jusqu'à ce qu'ils atteignent une limite dans leur démarche. Une fois cette dernière atteinte, le déblocage se faisait par l'intermédiaire d'un mot-clef dont les élèves allaient chercher la définition afin de le comprendre et de reprendre leur progression. L'exemple des Couplets de la Rue Saint-Martin écrit par Robert Desnos en 1942 explicite cette démarche. Une première lecture permettait aux élèves de comprendre que, durant l'occupation, l'auteur avait perdu un ami disparu du jour au lendemain. Le lien avec les Allemands était implicite pour eux sans pour autant qu'il puisse clairement l'exprimer. Les deux « mots-clés » rafle et Gestapo débloquèrent l'analyse et ils parvinrent à approfondir la compréhension du poème. Mais, restait encore la question du devenir du disparu. Cette fois ce fut la recherche du mot Valérien (cité parmi d'autres saints dans le poème) qui permis d'aller au bout du texte puisque les élèves identifièrent le tristement célèbre « Mont Valérien ».

Voici maintenant quelques exemples d'analyses réalisées dans le cadre du concours. La rédaction fut très largement encadrée car il me semblait important que les élèves prennent conscience de l'importance de la clarté dans le propos. Ces derniers furent donc chargés d'une première rédaction ; rédaction qui fut systématiquement reprise avec l'enseignant.

Dessin réalisé par Emilie Bozetto, élève en classe de première Littéraire,Lycée Paul Verlaine de Rethel.

1) Entrer en résistance

Extrait du poème FRANCE.

Ils disaient tous Ma France ou la France

Eternelle

Et chacun te prenait un peu de plume à l'aile

Mais quand l'ennemi arriva

Les guérites étaient là

Mais plus les sentinelles

Ils disaient tous Ma France ou la France

Eternelle

Moi je t `aimais et je ne disais rien,

Je n'avais pas seize ans, France, tu t'en

Souviens.

Ils disaient tous ma France ou la France

Eternelle

Je n'ai rien dit, moi, j'étais trop enfant

J'ai pris le fusil de la sentinelle

Et puis c'est maintenantFrance, pardonne moi si je te rappelle

Je me sens si seul par moment.

Jean-Pierre Rosnay, résistant

sous le pseudonyme de Bébé.1

Ce poème met en évidence l'état d'esprit d'un jeune français surpris par la défaite de son armée considérée, depuis la victoire de 1918, comme l'une des plus puissantes du monde. Ce texte traduit l'incompréhension tintée de reproches vis-à-vis des soldats. Lorsqu'il évoque l'absence des sentinelles dans les guérites au moment de l'attaque, Jean-Pierre Rosnay reproduit l'état d'esprit d'un grand nombre de Français qui accusèrent leur armée de lâcheté après la défaite de juin 1940.

En fait, il faudrait plutôt parler de démotivation liée à l'inaction et de surprise pour expliquer la débâcle de mai-juin 1940. En effet, bien que la guerre était déclarée le 3 septembre 1939, aucune action militaire ne fut entreprise de part et d'autre du front avant le mois de mai 19402. Cet épisode dit de la « drôle de guerre » eut pour effet de relâcher la vigilance des soldats restés huit mois à attendre dans les Ardennes. Cette inactivité forcée des troupes, associée à la surprise de l'Etat-major français devant le lieu de l'attaque (dans les Ardennes)3 et la stratégie allemande (la Blitzkrieg)4 explique largement la défaite française.

Les échecs de l'armée française entraînent l'arrivée du Maréchal Pétain5 au pouvoir. Investi des pleins pouvoirs pour gagner la guerre, il signe l'armistice avec Hitler. Le cessez-le-feu s'accompagne d'une importante dette de guerre à payer et d'une occupation de la zone nord de la France. Pétain fonde, lui, un nouveau régime en zone Sud (l'Etat Français également appelé le régime de Vichy) et ne tarde pas à collaborer avec l'occupant (entrevue de Montoire avec Hitler le 24 octobre 1940).

Ce poème évoque également la réaction d'un Français face à la défaite qui, trop jeune pour combattre en mai 1940, assiste impuissant à l'occupation. Il témoigne de son attachement à son pays en le personnifiant et annonce sa décision d'entrer en résistance lorsqu'il dit « j'ai pris le fusil de la sentinelle ». Cette phrase semble pouvoir avoir deux interprétations : Est-ce que l'auteur s'empare du fusil des soldats français ayant disparu des guérites en 1940 ou de celui d'un soldat allemand assassiné ?

Ce texte est un exemple de l'engagement spontané contre l'occupant de personnes qui pour la plupart n'avaient pas entendu l'appel à la résistance du général de Gaulle (18 juin 1940). Leurs actions sont alors isolées et un certain temps s'écoule avant qu'ils n'intègrent un réseau. Ces actions « opportunistes » contre l'occupant se présentent sous la forme de graffitis sur les murs (le « V » de la victoire, « Vive de Gaulle », « mort au boches »), de manifestations d'hostilité lors de la projection des actualités censurées par l'occupant6 mais pouvaient aller, parfois, jusqu'à l'attaque de soldats allemands isolés.

2) Les résistants face à la torture et à la mort

JUSQU'AU BOUT, SERVIR !

« Va j'irai ferme. Et droit. Tu m'aideras, ma mère, tu me regarderas de tes grands yeux d'azur. Et je ne verrais plus que leur pure lumière, effaçant les fusils braqués, l'horrible mur. Tu me diras tout bas ce que m'eût dit mon père : c'est bien mon fils… C'est beau. De toi mon âme est fière. Et quand ils tireront, tu me serreras… fort. Maman contre ton cœur… pour leur voler ma mort ! Adieu, mère… Courage… et surtout confiance. Ton fils sauras mourir… pour que vive la France ».

Michel Trajan, condamné à mort par un tribunal allemand7.

Condamné par le tribunal allemand, un jeune homme rédige, depuis la prison de Fresne, sa dernière lettre à sa mère. Ce poème montre le courage étonnant de ce résistant qui, à la fin de sa vie, ne fléchit pas et ne renie pas son engagement contre l'occupant (« Ton fils saura mourir…pour que vive la France »). Michel Trajan veut mourir «ferme» et « droit » mais son assurance semble, avant tout, servir à rassurer sa mère et à démontrer, à son père décédé (« ce que m'eut dit mon père »), qu'il n'a pas trahi le patriotisme familial. Derrière cette assurance (et c'est ce qui fait la force de ce témoignage) on sent également l'angoisse au moment d'affronter la mort (« tu m'aideras » , « tu me serreras »). Michel Trajan représente l'exemple de ces jeunes résistants engagés trop tôt dans un conflit. Capables d'une détermination et d'un engagement total, ces derniers n'étaient aussi que des enfants trop jeunes pour mourir même dignement.

ANONYME

La nuit qui précéda sa mort fut la plus courte de sa vie.

L'idée qu'il existait encore, lui brûlait le sang aux poignets.

Le poids de son corps l'écœurait, sa force le faisait gémir

C'est tout au fond de cette horreur qu'il a commencé à sourire

Il n'avait pas un camarade, mais des millions et des millions

Pour le venger, il le savait, et le jour se leva pour lui.

Poème copié dans les archives de la BBC.8

Ce second poème nous offre une autre vision, tout aussi héroïque, de la mort d'un résistant. Torturé (« le poids de son corps l'écœurait »), ce dernier semble attendre sa mort comme un soulagement. Toutefois, au plus fort de cette douleur liée aux blessures (donc de cette douleur de vivre) il trouve la force de sourire en passant aux millions de camarades qui le vengeraient.

Ce très beau poème perd néanmoins de sa force car il n'est pas le témoignage direct d'un homme qui va mourir. Diffusé par la BBC, il peut être qualifié d'œuvre de propagande visant à regonfler le moral des résistants via les postes clandestins. Sans le vouloir la radio de Londres nous laisse, malgré tout, un terrible aveu car si il est nécessaire de redonner du courage à l'armée des ombres cela signifie que la répression allemande est très forte et qu'une fin horrible, précédée par la torture, est inévitable si l'on est fait prisonnier.9

3) Perception de la résistance par les populations civiles.

Extrait du poème NOTRE BOHEME.

Nous comptions quinze années après trois ans de guerre,

Nous rappelant à peine les gaietés de naguère.

La faim nous tenaillait. Nos habits rapiécés,

Nos semelles de bois, nos faces émaciées,

Une haine farouche envers l'occupant boche,

Nous avaient transformés en modernes Gavroches.

Côtoyant le maquis, nous vivions dans la peur

Et nous ne pouvions pas plonger dans la torpeur.

Des essaims d'avions nous donnaient du courage

Et les trains déraillaient, sautant par sabotage.

Nous guettions, dans la nuit, les explosions de mines.

Le soir, nous écoutions la radio clandestine.

Des villes inconnues devenaient familières,

Cours de géographie aux mouvantes frontières ;

Nous plantions des drapeaux sur la carte du monde,

Traçant les fronts dictés par Londres sur ses ondes

Sans bien réaliser toutes les hécatombes

Qu'une épingle marquait sur un long champ de tombes.

La guerre et ses effets prenaient tous nos instants.

Nous nous sommes surpris, parfois, de temps en temps,

Sans mauvaise pensée, dire sans réfléchir :

De quoi parlerons-nous quand la guerre va finir ?

Arrosant nos quinze ans chez Marthe ou la Pauline,

Devant la limonade au jus de saccharine,

Nous refaisions le monde au gré de nos désirs.

Nous avons,

Depuis lors, émis bien des soupirs !

Jean-Pol CORDIER10

Ce poème réalisé par Jean-Pol Cordier à la fin de la guerre et évoquant sa jeunesse pendant l'occupation (« Arrosant nos quinze ans ») témoigne à la fois de la rudesse de l'époque (première strophe), de la perception du conflit dans les pays occupés et de la Résistance en particulier (deuxième et troisième strophes).

Concernant les pénuries, ces écrits confirment les éléments déjà étudiés et dévoilent un autre aspect de l'occupation : le système D (D pour « débrouille toi ! »). L'auteur évoque en effet ses « semelles de bois » c'est-à-dire le manque de chaussures mais plus généralement de vêtements (« nos habits rapiécés ») qui obligea les français à s'adapter. Ainsi, les chaussures trop usées se voyaient réparées avec des semelles de bois qui remplaçaient le cuir.

Pour ce qui est de la guerre, l'auteur évoque l'exaltation des jeunes suivant les nouvelles des combats à la radio anglaise («Nous plantions des drapeaux sur la carte du monde, Traçant les fronts dictés par Londres sur ses ondes») mais aussi l'inconscience de ces derniers qui ne comprenaient pas que ce jeu était mortel («Traçant les fronts dictés par Londres sur ses ondes, Sans bien réaliser toutes les hécatombes»). Il est à noter que le simple fait de régler son poste de radio sur la BBC peut être considéré comme une action de résistance car l'écoute des informations anglaises était totalement interdite en territoire occupé. Ce récit témoigne aussi du peu de confiance accordé à la radio officielle de Vichy concernant l'évolution des combats ; évolution toujours favorable aux troupes allemandes.

Pour ce qui est de la résistance, on ressent à la lecture du poème une fascination pour ces hommes qui, la nuit, combattaient l'ennemi («Une haine farouche envers l'occupant boche») et dont on entendait le bruit des actions («Nous guettions, dans la nuit, les explosions de mines»). Mais, en même temps, cette fascination se double de peur ; peur très certainement liée aux représailles possibles des allemands («Côtoyant le maquis, nous vivions dans la peur, Et nous ne pouvions pas plonger dans la torpeur»). Les actions de guérilla menées individuellement ou dans le cadre de réseaux organisés n'étaient pas, en effet, sans conséquence pour les populations civiles. Des otages étaient systématiquement raflés par les allemands lorsqu'un des leurs était assassiné. Ces derniers étaient fusillés ou déportés dans les camps. Ce lourd tribut payé par les populations civiles rendait, parfois, la résistance à l'occupant impopulaire.

4)La vie dans les camps : Opposition entre espoir et désespoir.

Extrait du poème DORA. (…)

« Nous n'avons pas le temps de nous plaindre

Encore moins d'enlever de nos yeux

Cette poussière collante.

Nous ne sommes que des ombres,

Des silhouettes aux joues creuses

Qui vont au devant de la mort dans les catacombes

Le désespoir, l'angoisse

Rongent sans cesse nos cœurs comme des loups affamés

Des prières expirent

Et se brisent sur les rochers insensibles. »

Stanislas Radinecky.11

Le poème de Stanislas Radinecky exprime l'usure des déportés soumis à des cadences de travail très dures et sous nourris. Le délabrement physique, associé aux coups et aux privations, explique qu'un grand nombre de poèmes ne parle que du désespoir. Epuisés et certains d'une issue fatale, les déportés perdent goût à la vie et leur moral flanche. La mort leur apparaît alors comme une solution à leur souffrance ; une véritable délivrance !

Compte tenu des témoignages, il est même possible d'envisager que certains déportés aient volontairement choisi de transgresser les règles du camp afin de recevoir le coup de grâce qui les libérerait.

Extrait du poème SURSAUT. (…)

« Toujours la vie a-t-elle été mauvaise ?

Rappelez-vous la joyeuse saison !

Allons, enfants, chantons la Marseillaise

Pour ébranler les murs de la prison ! »

Grigori Liouchine.12

Ce poème prend le contre-pied de l'analyse précédente puisqu'il nous montre l'existence dans les camps d'hommes et de femmes qui jusqu'au bout auront gardé leur espoir intact. Toutefois ce poème nous montre que leur espérance n'est pas individuelle et que Grigori Liouchine n'espère pas pour lui mais pour un monde meilleur. Dans ce poème il estime avoir eu une vie heureuse et surtout nous apprend au combien les souvenirs ont été d'un secours précieux pour le moral des déportés.

5)La vie dans les camps : Opposition entre solidarité et individualité.

Extrait du recueil A CHACUN SON DU.(…)

« Tu n'auras plus guère

D'amis, de copains, bientôt,

Car, dans la lutte au couteau,

Chacun fait sa guerre. »

Gustave Leroy, déporté, recueil A chacun son dû (1945).1313 Document recueilli dans le bulletin de la

Fondation de la Résistance, imprimerie CIB, année 1994.

Gustave Leroy présente une nouvelle fois une réalité de la déportation bien éloignée des visions convenues. Dans cette strophe, il évoque la conséquence des conditions difficiles voire inhumaines des camps : l'individualisme. La faim, le froid et les pénuries de toute sorte ont très certainement ramené nombre de déportés à un instinct de survie animale. Dès lors, la place pour la solidarité devenait très restreinte et l'essentiel était de se procurer ce qui manquait coûte que coûte.

Extrait du poème KOMMANDO (…)

« Dès lors, le kommando lia nos existences,

La tâche demandait l'effort démesuré,

Le travail surveillé prenait des exigences ;

Se sachant entouré, nous l'avons rassuré.

Malgré notre amitié, tout esprit secourable,

Sa santé déclinait, sa peau s'émaciait,

Sa fierté du début n'était plus comparable

Et son corps décharné lentement se vidait. »

Anonyme.1

Ce poème anonyme vient quelque peu pondérer le témoignage de Gustave Leroy puisqu'il évoque, lui, un certain lien entre déportés. L'auteur n'y exprime pas une solidarité générale mais plutôt un instinct d'entraide entre les membres d'un Kommando (petit groupe de détenus travailleurs). Liés par la promiscuité (au travail, dans les baraquements) et les mêmes manques (alimentaires, affectifs…), les hommes ont assurément eu le réflexe de se souder face à l'adversité. Cette camaraderie ne pouvait s'exprimer que sur un petit effectif et devait probablement s'estomper pour laisser place à l'indifférence à mesure que la personne en détresse devenait de plus en plus un inconnu c'est-à-dire un déporté d'un autre block.

Ces deux témoignages ne nous permettent donc pas de tirer de conclusion générale sur la question des relations entre déportés. Tout juste peut on dire qu'il y eu certainement des attitudes fort différentes et que toutes les expériences, bonnes ou mauvaises, furent individuelles. Il n'en reste pas moins acquis que la méfiance devait être une règle d'or dans les camps ne serait-ce que parce que certains déportés de droits communs (repris de justice) servaient de « Kapo » (auxiliaires) aux soldats SS comme en atteste le dessin de Maurice de la Pintière figurant ci-dessous.

Voici donc illustrer de façon synthétique les travaux réalisés dans le cadre du concours nationale de la Résistance 2002. Pour conclure, il faut être honnête et dire que plus de 20 heures de cours et plusieurs heures, hors temps scolaire, furent nécessaires au professeur et à ses élèves. Il faut également préciser que la classe se prêtait parfaitement à ce type de travail. Toutefois, l'investissement très important ne fut pas vain car il me semble que la prise de conscience du devoir de mémoire est désormais réelle chez les élèves ayant participé. Témoin de cette prise de conscience, le splendide dessin réalisé par Emilie Bozetto qui sert d'illustration à la couverture de la revue.

notes :

1 Texte recueilli sur le site Internet

http://franceweb.fr/poesie/resjpr.htm

2 Hitler devait rapatrier ses troupes combattant en Pologne avant d'attaquer alors que l'Etat-Major Français avait opté, lui, pour une stratégie d'attente.

3 Le 7 mars 1934, le Maréchal Pétain alors Ministre de la Guerre affirmait devant le Sénat que «la

 forêt des Ardennes était infranchissable».

4 Se basant sur sa victoire de 1918, l'état-major français avait basé sa tactique sur une guerre de position comparable à celle de la première guerre mondiale. La stratégie française était donc d'attendre sur des positions défensives solides faisant face à l'Allemagne (la ligne Maginot) dans l'optique d'une guerre statique. Or l'Allemagne déclencha une guerre de mouvement au nord de la ligne Maginot.

5 Philippe Pétain est choisi car il fut, en 1917, le vainqueur de Verdun. Il est donc considéré comme le chef militaire capable d'inverser la situation.

6 A. Jules, Opinions et comportements dans les Ardennes pendant l'occupation, DEA d'Histoire, Université de Reims, 1993.

7 Document publié dans le journal L'Union du jeudi 20 février 1986.

8 texte recueilli sur le site Internet

http://partisans.ifrance.com/partisans/ano 1.html

10 Poème reproduit in A. Jules, Op. Cité

11 Mémoire Vivante, op. cité

12 Idem.

14 Mémoire Vivante, op. cité.

© Bulletin de Liaison des Professeurs d'Histoire-Géographie de l'Académie de Reims. N°27, 2002.

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