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Les IDD ont démarré, où en est-on ?
Tour de table au « Groupe collège » : 17 profs, 17 collèges de toute l'académie : 17 situations totalement différentes.
L'imagination est au pouvoir !
La répartition des élèves : la majorité d'entre eux a eu le choix de l' IDD, mais dans certains collèges (pour diverses raisons) c'est par classe que l'IDD est attribué.
Le nombre des élèves par groupe : il est variable. Un groupe classe, un groupe réduit (20 élèves) quand le nombre d'IDD est supérieur au nombre de 5e, un demi groupe quand les profs sont 2 pour le même groupe.
L'emploi du temps : là encore, de multiples situations. 2 heures de suite, 2 fois une heure , une seule heure.
Le nombre de profs devant les élèves : Nous avons le cas d'un seul avec un groupe classe : la situation la plus difficile surtout pour gérer des recherches ! Et ensuite tout est possible : un prof avec un groupe réduit (20 ou 18 élèves), 2 profs en co-animation, 2 profs chacun dans une salle avec un demi groupe, 1 prof et la documentaliste (ponctuellement ou de temps en temps), un prof avec un aide éducateur.
Les locaux à disposition : le plus souvent : une salle de classe, mais on peut trouver :2 salles de classe ; la salle de classe plus la salle informatique et ou le CDI. Pour les embouteillages du CDI et de la salle informatique, on verra dans les semaines à venir car ce n'est que le démarrage.
Et les profs ? Qui fait des IDD ?
Même diversité : Des volontaires avec des projets n'ont aucun IDD, des jeunes qui viennent d'arriver se voient imposer un IDD préparé par un collègue qui lui, n'a plus rien !
Si les effectifs diminuent, les chefs d'établissement ont utilisé les IDD comme complément de service et les résultats sont parfois surprenants : des collègues d'allemand absolument pas volontaires ont un IDD avec certains élèves qui sont anglicistes.
Si les effectifs augmentent, les moyens disponibles ont été utilisés pour créer une nouvelle division dans un collège (donc il n'y a pas un seul IDD !) et dans un autre pour rémunérer les déplacements des collègues qui sont à cheval sur 2 établissements.
En général cela ne se passe pas aussi mal : les profs qui ont fait des propositions ont un IDD à réaliser et les projets riches et variés ont abondé sauf dans un collège où il a fallu faire appel à l'arrière-ban pour obtenir des volontaires.
Certains se sont même lancés en quatrième !
Comment sont-ils payés ? C'est dans le service, ou bien en HSA, ou encore en HSE, ou parfois « gratuitement » si un collègue pour faciliter le travail va dans la séance de son co-équipier alors que ce n'est pas dans son service. Tout dépend de la façon dont l'administration du collège d'une part et les enseignants d'autre part ont négocié ces IDD.
Quelles matières se sont-elles regroupées avec l'histoire géographie?
L'anglais pour travailler sur la broderie de Bayeux ou pour construire des questionnaires type « Incollables » sur les Etats-Unis.
L'allemand : pour traduire un petit guide touristique sur l'art et l'architecture en Haute Marne.
Les SVT pour se demander : « Pourquoi mange-t-on ce qu'on mange ? » ou pour travailler sur le corps humain en particulier à la Renaissance ou encore pour faire de l'éducation au développement à propos de l'eau.
La physique pour aller « du chlorure de sodium à la route du sel ».
Mais la matière qui trouve un maximum de points de rencontre avec l'histoire et la géographie ou l'éducation civique , c'est le français et même les lettres classiques parfois. On pourra travailler sur les croisades, le calendrier chrétien, vivre dans un château au Moyen Age, un trivial poursuite des religions, les Grandes Découvertes, les héritages du monde arabo-musulman, les paysages, etc.
IDD = Itinéraires de Déstabilisation ?
Itinéraires : de très nombreux chemins sont pris pour parvenir au même but : faire travailler autrement nos chers petits !
Déstabilisation c'est certain ! Des équipes administratives « les IDD sont obligatoires pour les élèves mais il faut des professeurs volontaires » , des enseignants «pas facile de travailler avec un collègue d'une autre matière » , des élèves :« C'est pas un cours madame ! », des parents : « Est-ce que cela comptera dans la moyenne du bulletin ? »
Nous en sommes tous à l'étape de la mise en place, nous naviguons « à vue », au jour le jour. Dans quelques mois le bilan sera sûrement plus nuancé et nous aurons aussi les premiers résultats de nos élèves, alors
à suivre
Christine Galopeau De Almeida, Groupe Collège.
© Bulletin de Liaison des Professeurs d'Histoire-Géographie de l'Académie de Reims. N°28, 2002.
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