La vie lycéenne est somme toute mal connue malgré plusieurs études type « radiographie de la vie lycéenne » ou des rapports commandés à l’Inspection Générale.
Il n’existe pas vraiment de texte de loi, de circulaire sur la vie des élèves en tant que tel.
La prise en compte de la vie lycéenne est prise en compte depuis peu de temps.
Pendant longtemps, on a préféré les obligations et les interdictions.
La question des droits des élèves apparaît seulement en tant que droit à l’école.
Dans les années 60, le droit à l’école devient les droits dans l’école.
Circulaire du 28 avril 1970 met en chantier la vie lycéenne. Puis textes de 75 et de 1989.
Comment
peut-on mettre les dispositifs pédagogiques au service de la
citoyenneté ?
Heures
de vie de classe, aide individualisée, TPE, nouveaux
dispositifs ont aidé à clarifier ces dispositifs
Pour l’ECJS, on nous a fait passer le message d’une volonté venant des élèves eux-mêmes. Mise en place après les grandes manifestations de 1990.
Pourtant, l’ECJS peine à faire sa place. C’est rarement un moment de travail de plusieurs profs pour une classe.
Comment faire participer les lycéens à la vie civique ?
Le fonctionnement de la communauté lycéenne doit être basé sur la démocratie mais ne doit pas calquer le monde des adultes.
L’enjeu est de créer des outils pour mettre en œuvre cette communauté lycéenne.
Quelle cohérence dans le fonctionnement de la vie lycéenne ?
Il faut réfléchir à la coupure entre discipline et vie scolaire.
Les situations sont très diverses selon les établissements. Dans beaucoup d’établissements, il n’y a pas beaucoup de traces de l’activité de la vie lycéenne dans les documents.
Résultats de l’enquête sur la participation des jeunes sur la vie associative.
Enquête menée sur un échantillon représentatif des Terminales sur la vie associative en juin 2004. (opération envie d’agir).
Impact entre engagement des jeunes et opérations « envie d’agir ».
Questionnaire fondé sur les activités de l’année scolaire précédente.
Résultats en fait significatifs.
3000 élèves sur 400 établissements métropole + dom tom.
Souhait d’avoir des regards croisés. Interrogation de profs d’ECJS et de CPE pour voir s’ils avaient la même vision que les élèves.
Les résultats complets seront publiés sur le site du ministère.
Que constate-t-on nous ?
8 élèves sur 10 déclarent avoir une activité associative.
1 élève sur 2 a un engagement dans l’établissement.
8 sur 10 ont aussi une activité hors établissement.
5% n’ont une activité que dans l’établissement.
46% ont une activité dans et hors établissement.
Les deux tiers ont une activité associative hors établissement.
Les activités bénévoles et volontaires
Les activités de formation pour obtenir des brevets (BAFA – AFPS)
Un quart des jeunes participe au FSE
Participation aux instances lycéennes : 18%.
Au sein de l’établissement.
La moitié des lycéens participent soit au FSE soit à un club.
L’autre participe aux associations sportives.
Les jeunes veulent participer à une vie sociale et surtout avoir d’autres rapports avec les adultes de l’établissement.
1 lycéen sur 2 est engagé dans le sport
4 sur 10 dans les arts
3 sur 10 l’humanitaire et le social.
Un tiers milite dans une association extérieure à l’école.
Quels constats ?
La propension à occuper des responsabilités
Très peu ont choisi leur activité en fonction des incitations institutionnelles – plutôt un libre choix.
La place des formations suivies hors de l’établissement.
7 jeunes sur 10 qui disent en suivre passent l’AFPS, puis le BAFA,
d’autres formations : le BNS ou l’arbitrage sportif.
Les raisons de leur engagement extra scolaire ?
Près de la moitié des jeunes n’a pas répondu à cette question.
Surtout des raisons individuelles.
Le goût pour l’activité, le besoin de rencontrer d’autres personnes, le poids familial ou des pairs.
La raison dominante pour laquelle on ne s’engage pas est l’incompatibilité avec le travail scolaire ou le poids de l’engagement.
Ils peuvent aussi avoir une activité solitaire qui monopolise leur temps.
Ils répondent aussi n’avoir envie de rien.
15% d’entre eux déclarent avoir une activité rémunérée qui les empêche d’avoir une activité associative.
Que pourrait-on faire pour inciter les lycéens à s’engager ?
Le rôle de l’ECJS ? le constat est mitigé.
4 jeunes sur 10 voient un lien entre les débats de l’ECJS et leur engagement mais autant voient dans cette matière, des sujets trop théoriques.
Une grande majorité des jeunes ont un exemple autour d’eux d’engagement associatif.
Mention sur le bulletin scolaire de l’engagement associatif ?
Beaucoup de CPE y sont favorables, la moitié des élèves y sont favorables et moins de la moitié des profs interrogés.
L’engagement associatif sur les résultats scolaires ?
1 élève sur 2 ne répond pas. Ceux qui répondent 35% disent qu’il est positif.
Les lycéens estiment en grande majorité que leur engagement hors établissement a plus d’impact sur leur vie scolaire que leur engagement dans l’établissement.
Par ailleurs évaluation des comportements civiques en fin d’école et en fin de collège en cours de réalisation. Les résultats seront intéressants.
Intervention de Sarah Robin, Parlement européen des Jeunes.
Parlement européen des Jeunes. Explication rapide du fonctionnement.
Témoignage sur les problèmes de locaux et de moyens pour les clubs et le FSE dans les lycées. Si la direction aide ça va, sinon…
Idée reçue que seuls les bons élèves s’engagent dans les établissements à combattre.
En fait, il faut établir un ensemble de conditions favorables pour que les lycéens se sentent bien dans l’établissement. L’engagement vient après le sentiment de bien être dans le lycée.
Il ne faut pas que le sport soit l’unique engagement associatif et aider les associations citoyennes.
Le lycéen pose la question de la promotion des instances lycéennes et des comités de vie lycéenne.
Pour l’ECJS, difficulté de la culture politique, institutionnelle, qui crée un fossé entre l’école et les élèves.
Pour la mention de l’engagement civique sur le bulletin. A. Anciero y est très favorable pour valider cet engagement.
La citoyenneté des lycéens passe par l’information des droits et des devoirs.
Le droit de vote : le vote connaît encore un fort taux d’abstension.
La participation : dans les conseils de classe ou d’administration.
La vie pour la communauté : développement de l’individualisme en vue des examens.
Le règlement intérieur : beaucoup le signent mais peu le connaissent.
Les jeunes ne savent pas en quoi consistent les CVL, CAVL ou CNVL ?
Cet engagement est très peu reconnu et est soumis à beaucoup de contraintes.
Le rôle de l’ECJS : connaissance des institutions mais peu de concret. Aborder les sujets d’actualité, les grands faits de société religieux ou culturels, les grandes valeurs.
Méconnaissance des institutions européennes et surtout des autres systèmes lycéens européens.
Création d’une banque de données européenne pour des échanges d’expérience.
Sur la place des lycéens, on sait peu de choses. Mais s’y intéresse-t-on vraiment ?
Un seul exemple, le débat sur l’école.
L’ambiance actuelle est plutôt axée sur le savoir au centre du dispositif et non l’élève.
Si on ne tranche pas entre citoyenneté et instruction, on ne pourra pas continuer comme ça !
Quelle place des jeunes dans le dispositif ? on a des instances officielles.
Mais quel est le rapport entre l’emploi du temps du lycéen et son implication dans la vie lycéenne. Quand on ferme l’établissement le samedi matin, on concentre les heures sur le reste de la semaine.
La délégation de classe par les élèves moyens ou en difficulté se transforme en procès pour le délégué… Où est la citoyenneté ?
Quelle est la lisibilité entre le CVL et le CA ?
Qu’en est-il des maisons des lycéens mises en place il y a 15 ans par la loi et qui sont toujours des FSE ?
La citoyenneté ? Les engagements dans l’humanitaire sont hors établissement et ne sont pas reconnus, alors a-t-on oublié notre devise ? liberté, égalité et FRATERNITE.
Si on s’intéresse aux élèves dans les établissements ? oui, les personnels s’y intéressent et plus particulièrement les chefs d’établissement.
Savoir si les élèves ou le savoir sont au centre du dispositif ? ce qui est important, c’est que des élèves sont accueillis.
Problèmes incompressibles :
Problème de salles. Conception des établissements faite il y a plusieurs décennies à un moment où l’objectif était de faire cours.
Problème d’argent. Le fond de vie lycéenne est maigre et les moyens fondent « comme neige au soleil ».
Les CVL ont vu leur statut changé et sont devenus de vraies usines à gaz.
D’autres instances se superposent : le FSE, la maison de vie lycéenne, le comité hygiène et sécurité, le CESC, etc.
Pour les proviseurs, l’ECJS a suscité un immense espoir de décloisonnement mais très vite, les répartitions horaires ont été récupérées par les matières.
Autre problème :
Motiver les membres de la communauté scolaire : les élèves, les parents, les personnels d’éducation.
Conclusion.
Assez des x. réformes ou usines à gaz : mettons en place des choses simples.
Transformer les EPLE en EPLEE (Education).