Restitution des ateliers - synthèse

vendredi 25 novembre 2005

14h00 - 16h00

Jean-Yves de Longueau

Sous-directeur des affaires européennes et multilatérales

de la Direction des Relations internationales et de la coopération

Alain Bergounioux, IGEN,

Laurent Bazin, direction de l’enseignement scolaire,



Volonté européenne de mettre en place un registre européen des compétences et dans ce cadre, réflexion sur l’idée d’une partie sur le « savoir être citoyen ». Echanges sur ce thème ce matin entre M. de Robien et le ministre allemand de l’éducation présent au salon.


Alain Bergounioux fait la première synthèse du séminaire.

Première remarque : la citoyenneté est une préoccupation commune aux Européens. Interrogation sur la qualité de notre démocratie qui s’est étendue depuis 1991 mais qui pose question par ailleurs.


La discordance entre les valeurs : individualisme et demande de protection.

Le communautarisme,

Le relâchement des familles,

La distorsion entre qualification et emploi réel, etc.


On entend souvent le « vivre ensemble » puis dans un deuxième temps la préparation aux pratiques sociales et politiques.

Le sentiment de M. Bergounioux est qu’il ne faut pas être pessimiste et que nous connaissons un nouvel âge de notre démocratie. Des signes négatifs mais aussi beaucoup de signes positifs.

L’école doit s’adapter aux nouveaux enjeux de société.

On n’est plus forcément dans la grande idée républicaine : La République a fait l’école, l’école fera la République, chère à la Troisième.

Deux problèmes ont ordonné ce séminaire :

Mais la démocratie n’est pas un fait, c’est un effort.


Quel est le fil de la cohérence ?






Avant de faire des propositions, sur quels principes peut-on juger de la réalité ?


Il faut d’abord avoir une vision éducative d’ensemble qui prenne en compte les autres systèmes européens voire mondiaux.

Il faut avoir une démarche éducative qui dépasse l’école, en évacuant « une bonne fois pour toutes » les faux débats sur savoirs, pratiques, comportements : tout est important.

Il faut lier les politiques d’Education civique aux autres politiques.

Il faut donner une place plus importante à la parole des élèves.

Il faut réaliser un partenariat avec les associations.

Il faut revoir la formation des enseignants.

Il faut développer la recherche.


Les propositions :


Intervention de Laurent Bazin dans une deuxième restitution :


Atelier 1

Trois thèmes structurants :


Exploitation à optimiser et à mettre en cohérence, notamment par des actions transversales.


Atelier 2 sur les media :

L’élève arrive dans le système scolaire avec de nombreux pré-acquis médiatiques (2 heures 42 devant la télé en moyenne par jour).

Des pistes :


Atelier 3 sur les ressources :

Foisonnement extrême qui mène à la dispersion.

Ça n’est pas forcément un gage de fiabilité ou de sécurité,

Mieux adapter les ressources par niveau,

Mutualiser les initiatives,

Développer des réseaux,

Inclure la recherche documentaire dans la formation.

Les élèves doivent aussi construire leurs propres ressources.


Atelier 4 sur la formation :

Interrogation sur cette notion de formation.

En matière d’application des formations dans la réalité de la classe est difficile.

La formation va intégrer un volet sur son appartenance au corps des fonctionnaires.

L’enseignant n’est pas là pour présenter la citoyenneté mais il est là pour représenter la citoyenneté.


Atelier 5 sur l’école et son environnement :

L’interaction entre l’école et son environnement est plutôt un postulat qu’un acquis.

Le partenariat ne peut être efficace que s’il s’appuie sur un projet concret

Le territoire doit être celui vécu par les jeunes,

L’impact éducatif sur son environnement

La mise en œuvre de tout projet doit faire l’objet d’une concertation en amont

L’évaluation de ces projets doit être approfondie et pérennisée

Tout ceci ne pourra fonctionner que si l’établissement se voit réaffirmé comme un espace central de citoyenneté dans son territoire.


Atelier 6 sur la citoyenneté européenne :

Difficile de faire une synthèse vu les différences de situation.

Quelques constats :

Tous les pays ayant inscrit l’EC dans leur curriculum estiment que cela n’est pas suffisant,


La tâche du monde éducatif est de valoriser les actions de terrain mais aussi de démultiplier et diffuser au plus grand nombre.

Priorité absolue sur les formations des personnels d’enseignement et d’encadrement.

Il faudrait réconcilier les réseaux d’éducation formels et les réseaux informels.


Conclusion :

La République française est une construction partant du postulat que tout individu est un citoyen pour peu qu’on le forme. Il n’est donc pas de République sans formation à la République. Il n’y a pas de citoyenneté sans éducation à la citoyenneté.

La citoyenneté n’est pas une donnée, plutôt un effort de construction.