II
- Réseaux et flux en Europe et en France (10 heures)
1
- La métropolisation et les réseaux urbains Pôles
et réseaux urbains, métropolisation Les
villes sont des centres de services offerts à des territoires plus étendus qu'elles
: on parle de pôles urbains. La qualité et la quantité de ces services - qui varient
dans le temps - déterminent une hiérarchie des villes, des liens de complémentarité
et de concurrence entre elles et dessinent des aires d'influence qui peuvent être
fort étendues pour des services rares ; ainsi se constituent les réseaux urbains.
- L'exemple français s'impose par ses caractéristiques fortes : un
territoire toujours largement polarisé par la capitale, "ville-monde" qui accapare
à l'échelle nationale la quasi-totalité des services de haut niveau. Centre unificateur
et organisateur du pays (avec des conséquences dans des domaines aussi importants
que celui de la construction des réseaux de communication), Paris a tiré profit
d'un maillage administratif qui a atomisé les services de second niveau sur une
multitude de chefs-lieux départementaux. Depuis une trentaine d'années cependant,
le développement de l'échelon régional accompagne le renforcement progressif et
incomplet de certaines métropoles de province. |
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2 - Les réseaux
de communication et les flux de transports L' étude de cas (les
grands axes de communication transalpins) s'attache aux interrelations entre trois
éléments : les impératifs économiques (croissance et importance des flux de transports
de part et d'autre de l'arc alpin) qui déterminent la dimension des infrastructures
; les contraintes naturelles à surmonter, liées au relief et au climat de montagne,
qui justifient des équipements coûteux (tunnels, viaducs, etc.) ; la nécessité
de prendre en compte la protection d'un environnement de grande qualité. Il ne
s'agit pas de développer successivement ces aspects mais de montrer leur combinaison
aux différentes échelles à travers l'étude de cas. L'actualité offre des points
d'entrée commodes, des conflits traduisent des choix politiques explicites ou
implicites visant à développer tel ou tel mode de transport. Le réinvestissement
des acquis de l'étude de cas permet en changeant d'échelle de référence de mettre
en valeur le rôle structurant des grands axes de communication dans l'organisation
de l'espace en France et en Europe. On fait appel à différentes cartes de flux
afin de montrer le rôle des axes et des carrefours de communication, tout en tenant
compte des contraintes naturelles et politiques : tracés des rivages et des frontières,
obstacles orographiques ou géopolitiques, etc. Ces axes reliant des pôles urbains,
de fructueux rapprochements peuvent être opérés avec l'étude précédente sur la
métropolisation. |
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Infrastructures
ferroviaires, portuaires, fluviales et maritimes à long terme (2025)
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Infrastructures
routières en 2025 |
3 - La mobilité des hommes La mobilité
des hommes dans l'espace s'effectue le long d'axes de communication et constitue
une forme de flux parmi d'autres. Il ne s'agit pas d'étudier ici toutes les formes
de mobilité. Les déplacements touristiques, les mouvements pendulaires de travail
sont exclus. On ne prendra donc en compte que les changements de résidence s'accompagnant
souvent d'un changement de situation professionnelle ou personnelle (rapprochements
familiaux par exemple). L'étude de la mobilité externe des hommes est conduite
à partir de cartes. On analyse les flux migratoires actuels, à caractère économique
et politique, entre l'espace Schengen et le reste du monde, l'exemple français
servant de point d'appui. Les aspects sociaux et politiques de l'intégration des
migrants ont pu être abordés en seconde à travers l'un des thèmes majeurs du programme
d'éducation civique, juridique et sociale ("Citoyenneté et intégration"). Les
migrations internes sont l'expression de la dynamique spatiale des territoires.
Il est possible d'étudier les migrations en France puis de se demander si on retrouve
les mêmes logiques à l'échelle de l'Union européenne. |
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III
- La France et son territoire - Métropole et DOM-TOM (17 heures) 1
- Peuplement et répartition de la population De forts contrastes
de densité caractérisent la répartition de la population. Il s'agit d'en faire
le constat sans entrer dans une recherche détaillée des causes de ces inégalités
spatiales qui seront nécessairement identifiées dans d'autres thèmes d'étude de
cette partie : contraintes physiques, effets d'accumulation historique de la population
en certains lieux, inégal dynamisme des activités économiques, etc. Même si
la localisation des grandes masses de population peut être considérée comme relativement
stable dans le temps, il faut montrer que cette répartition évolue (dynamique
spatiale) sous l'effet conjugué de la croissance naturelle et des mouvements migratoires,
sans insister toutefois sur des développements purement démographiques, comme
la fécondité ou la nuptialité. La population est aujourd'hui très majoritairement
concentrée dans les villes. Par ailleurs, les habitants des campagnes ont de plus
en plus un mode de vie urbain et un travail en ville à tel point que la limite
entre villes et campagnes peut être difficile à déterminer. La notion "d'aire
urbaine" proposée par l'INSEE cherche à trouver une réponse statistique à
cette ambiguïté. La population des espaces ruraux garde cependant des caractères
propres. |
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Population
des aires urbaines (en 1999) |  |
Emplois
métropolitains supérieurs dans les plus grandes aires urbaines (en 1999) |
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trois
France rurales |  |
Zones
de Revitalisation Rurale |
2 - Des milieux entre nature et
société En
classe, ce thème d'étude peut être abordé de deux manières, dans un ordre librement
déterminé : - à l'échelle nationale, notamment à l'aide de cartes, on présente
les grands ensembles physiques (principalement topographiques et bioclimatiques)
et on envisage leurs relations avec les hommes en terme de ressources, contraintes
ou risques. On peut ensuite décrire, d'un point de vue général, les politiques
de gestion et de protection de l'environnement. - à l'échelle locale, avec laquelle
les élèves ont déjà été familiarisés en seconde, on s'appuie sur quelques exemples
concrets, sans viser à l'exhaustivité (par exemple une vallée montagnarde, une
forêt périurbaine, un marais littoral proche d'un port) pour faire comprendre,
de manière concrète, la complexité des interrelations nature/société en fonction
des intérêts parfois contradictoires des acteurs spatiaux. |
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3 - L'espace économique Cet
intitulé a pour objectif d'inciter à une approche synthétique et renouvelée de
l'inscription des activités économiques dans l'espace. Il s'agit d'éviter un passage
en revue exhaustif des différentes branches : agricoles, énergétiques, manufacturières,
touristiques, commerciales, etc. De plus on sait que la distinction traditionnelle
entre secteur primaire, secondaire, tertiaire est devenue très discutable. Ce
thème d'étude peut donc donner lieu à deux approches spatiales : une approche
globale concernant l'ensemble des activités économiques, une approche particulière
concernant un exemple d'activité. On peut choisir d'aller du global au particulier
ou, à l'inverse, partir d'un exemple : - Globalement, l'espace économique
en France (toutes activités prises en compte) et ses prolongements en Europe et
dans le monde peut être présenté notamment à l'aide de cartes à l'échelle nationale,
européenne et mondiale. A l'échelle nationale, on pourra s'appuyer sur quelques
indicateurs simples : par exemple, l'inégale localisation des emplois (population
active), l'inégale distribution de la capacité productive (valeur ajoutée), la
diversité des espaces en fonction des activités dominantes, des dynamismes inégaux
(pôles de développement et zones de faiblesse), etc. Cette échelle nationale ne
peut suffire aujourd'hui pour rendre compte de l'organisation d'un espace économique
car le phénomène de mondialisation (ampleur des échanges internationaux de marchandises,
délocalisation des emplois, investissements à l'étranger, etc.) conduit à s'interroger
sur les limites géographiques de cet espace économique, de moins en moins purement
national, notamment du point de vue des entreprises. On peut donc parler de "prolongements"
de cet espace en Europe et dans le monde. Des informations sur le commerce extérieur
(qui peut consister en échanges internes à une multinationale), sur la présence
des entreprises françaises dans le monde peuvent donc trouver place ici. Pour
concrétiser le propos, il est possible de s'appuyer sur l'exemple d'une multinationale
française. - Pour compléter cette étude géo-économique de la France, une analyse
successive des trois espaces économiques traditionnels (agriculture, industrie,
tourisme et services) n'est plus demandée. Une présentation, au choix, d'une activité
ou plus précisément d'une filière, abordée d'amont en aval peut suffire ; par
exemple, la filière agroalimentaire ou une filière industrielle (comme l'automobile,
l'informatique, la chimie) ou la filière touristique. On aborde alors, outre ses
localisations géographiques, ses liens avec la recherche-développement, les formes
d'organisation de la production (rôle éventuel de la sous-traitance), les stratégies
spatiales des entreprises, à différentes échelles. La description des paysages
ou des lieux (bassin de production caractérisé par une activité dominante, station
touristique, etc.) nés du développement ou à l'inverse de la crise de ces filières
de production ne doit pas être négligée. De même si le sujet s'y prête, les effets
des politiques nationale et européenne sont à prendre en considération (effets
de la politique agricole commune sur la filière agroalimentaire par exemple). |
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4
- Disparités spatiales et aménagement des territoires L'entrée
dans ce thème par une étude de cas doit permettre aux élèves de mieux comprendre
de manière concrète ces enjeux d'aménagement. Celle-ci doit se situer exclusivement
à l'échelle d'un territoire local : une "communauté d'agglomération" ou un "pays",
si possible géographiquement proche des élèves. On pourra ainsi éventuellement
enrichir la connaissance de la région où se situe le lycée, si elle est étudiée
dans la quatrième partie. Cette étude de cas est l'occasion d'identifier la multiplicité
et le jeu complexe des acteurs spatiaux à toutes les échelles du local, à l'européen,
voire au mondial. Le territoire est en effet un espace de conflits - de représentations,
de compétences, d'intérêts et d'usages -, mais aussi un espace de coopération
et de solidarité. Cette étude de cas souligne comment les politiques d'aménagement
contribuent à la transformation des territoires et de leur organisation spatiale.
Son but n'est pas de rechercher l'exhaustivité d'une monographie. A partir de
problématiques géographiques, elle est orientée et permet de réfléchir aux notions
évoquées ci-dessus pour construire un savoir transférable. Les disparités spatiales
(déséquilibres anciens ou dynamiques nouvelles) produites par les sociétés sont
ensuite mises en évidence à l'échelle de la France, en intégrant notamment dans
l'analyse les régions périphériques comme les DOM-TOM. Elles sont constatées et
expliquées au travers d'un système de facteurs spatiaux, sociaux, économiques
et culturels en interaction. Par exemple, la position des territoires (enclavement
ou ouverture et proximité des grands courants d'échanges), leurs ressources et
leurs activités, l'inégale occupation humaine, leur degré de métropolisation ou
l'accès différencié aux équipements sont source d'inégalités que tente de corriger
une politique d'équité spatiale. Cette politique d'aménagement du territoire national
est définie sous l'égide de l'État mais dépend aussi des directives européennes.
Elle cherche à s'intégrer au "schéma de développement de l'espace communautaire"
adopté par l'Union européenne. L'étude est principalement centrée sur les nouvelles
orientations de ces politiques d'aménagement. |
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Prime d'aménagement du territoire 2003 |  |
Prime
d'aménagement du territoire (zonage) |
IV
- Les régions en France et en Europe (8 heures)
1
- Le fait régional : une région d'Europe, de préférence celle du lycée Ce
thème est étudié à partir d'une étude de cas . Il peut s'agir d'une région en
France ou ailleurs en Europe. Le choix de la région où vivent les élèves peut
cependant favoriser une géographie ouverte sur les réalités locales (réalisation
de dossiers ou d'enquêtes). Le fait régional recouvre des réalités et des ensembles
spatiaux divers par leur taille, leurs limites et leurs contenus. Il est toutefois
préférable de partir de la région administrative, territoire délimité et régi,
dont on peut présenter rapidement le fonctionnement institutionnel. La région
choisie ne doit pas être étudiée pour elle-même mais comme un cadre d'analyse
à confronter aux différentes acceptions de la notion de région : principe d'uniformité
(région homogène par les traits physiques, l'histoire ou l'identité culturelle),
logique de fonctionnement (région organisée par un ou des pôles urbains). En fonction
de ces différents critères géographiques, les limites administratives de la région
peuvent être mises en question. La région, loin d'être figée, évolue comme tout
produit social sous l'effet des stratégies spatiales d'acteurs multiples qui se
situent à des échelles très différentes allant du local au mondial. Il convient
donc de prendre en compte son ouverture à d'autres échelles nationale ou européenne
et notamment les effets des politiques spatiales de l'Union européenne. La région
est aussi cadre d'exercice du politique et d'expression de la citoyenneté, lieu
de vie, de socialisation où le sentiment d'appartenance et parfois les revendications
identitaires s'expriment pleinement. Ce volet de l'étude peut être prolongé en
éducation civique, juridique et sociale ("exercice de la citoyenneté, République
et particularismes"). |
| L'observatoire
des territoires Le
volet zonages de l'observatoire des territoires rassemble dans un cadre harmonisé
les informations sur les politiques d'aménagement du territoire menées par l'Etat.
Dans le but d'analyser la cohérence et les modalités de mise en oeuvre de ces
politiques, le pôle d'observation des territoires met à disposition, sur tout
le territoire français, un ensemble de données sur les zonages définis par ces
politiques : - région, département, arrondissement, commune. Pour
visualiser une carte, il vous suffit de choisir le territoire et de sélectionner |
2
- Disparités régionales en France et en Europe Une
approche comparative à l'échelle de la France et de l'Europe permet de souligner
les différents modes d'organisation politique des régions, leurs disparités spatiales,
et l'organisation régionale de l'Europe. La dimension des régions administratives,
leur degré d'autonomie, d'initiative et de compétence, la conscience plus ou moins
forte d'identité régionale diffèrent selon les États et même à l'intérieur des
États. Elles contribuent de façon inégale à la production de richesse et n'ont
pas le même potentiel humain et économique. Elles ne s'intègrent pas tous de la
même façon à l'Union européenne et n'occupent pas la même position dans l'organisation
de l'espace européen. La politique européenne vise à compenser ces disparités
régionales et à renforcer la cohésion sociale et spatiale de l'Union, y compris
au profit des départements d'outre-mer français. Les programmes mis en œuvre contribuent
à répartir équitablement entre les régions les équipements publics et les investissements
en soutenant des projets innovants, à promouvoir les initiatives transfrontalières
ou à favoriser l'intégration européenne. Les effets de ces actions sont montrés
à l'aide de quelques exemples. |
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