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Les spécificités
du livre
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Texte
théâtral. |
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Récit
de fiction sur le mode épistolaire. |
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Textes
de longueur variée : de quelques lignes à 2
ou 3 pages. |
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Découverte
progressive de l'univers des deux personnages. |
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Écriture
poétique |
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Humour |
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Résumé |
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Sur
l'idée d'un exercice imposé par leurs enseignantes,
Émile et Angèle sont amenés à
correspondre. Dans un premier temps, ils n'ont pas envie
de s'écrire. Leurs échanges sont réticents.
Mais peu à peu, les deux enfants vont faire preuve
d'une grande liberté et d'une grande créativité,
aussi bien dans les thèmes abordés que dans
les supports utilisés.
Le lecteur entre peu à peu dans l'intimité
des personnages et de leur entourage.
On assiste à une amitié qui se crée.
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Premières approches |
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Le
titre
Deux prénoms (un garçon et une fille) reliés
par "et", suivi du mot "correspondance".
Ce mot est-il connu des élèves ? Chercher des
mots de la même famille (correspondant, correspondre),
des synonymes.
On peut supposer que les deux personnages vont correspondre.
Quelle forme peut prendre cette correspondance ? (noter les
réponses des élèves qu'on confrontera
ensuite au contenu du livre). |
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Les
éditions Théâtrales jeunesse
"Sous le très discret label Jeunesse, Françoise
du Chaxel a choisi de publier des textes d'auteurs contemporains,
des textes intéressants qui se cachent sous les ballons
colorés de la couverture."
Un certain nombre de textes sélectionnés par
les documents d'accompagnement des programmes "Littérature"
sont publiés par cette maison d'édition : "Salvador
: la montagne, l'enfant et la mangue" de S. Lebeau,
"Belle des eaux" et "Neige écarlate"
de B. Castan, "Le journal de grosse patate"
de D. Richard, "La sortie au théâtre"
de V. Karl, "Son parfum d'avalanche" de
D. Paquet.
Si les élèves ont lu certains de ces titres
ou d'autres de cette maison d'édition, les remettre
en mémoire. |
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La
4ème de couverture
Résumé de l'histoire et des conditions de l'écriture. |
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Le feuilletage du livre |
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Le
texte
Des écrits précédés d'un titre
: prénom, support, numéro
Des écrits de longueur varié : de quelques lignes
à 2 ou 3 pages.
Deux personnages qui s'écrivent : Émile et Angèle
Différents envois : lettres, cartes postales, fax,
courriels, coup de téléphone.
Certains envois sont datés et signés. Parfois,
le nom de la ville est notée : Paris / Montréal. |
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Les
pages précédant le texte
On apprend combien il y a d'écrits de chaque type (p.5).
Les personnages sont présentés à la p.6.
À la fin (p.58 et 59) : présentation des auteurs |
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Les
pages suivant le texte
Présentation des auteurs (p.58 et 59)
Les conditions de l'écriture : écriture à
deux (p60 et 61) |
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Lecture approfondie |
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Les personnages |
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Deux
personnages principaux : Émile et Angèle, présents
au travers de leurs écrits.
Des personnages secondaires évoqués : les maîtresses,
la petite soeur, la tante... |
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Émile
Il fait preuve de beaucoup d'imagination, tant dans le choix
de ses supports que dans son écriture. Il a envie de
surprendre Angèle (et le lecteur).
Il aime faire peur mais il a aussi beaucoup d'humour. |
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Angèle
Elle montre beaucoup de sensibilité. Son écriture
est très poétique. Elle est réceptive
à l'humour d'Émile et elle sait en faire preuve
également. |
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Le temps |
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La
correspondance s'étale sur toute l'année scolaire
: le premier envoi date du 14 septembre (rentrée scolaire),
le dernier est une carte postale envoyée par Angèle
pendant les vacances d'été.
On apprend p.12 qu'on est en 1998. |
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Les lieux |
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-
Paris, en France où habite Angèle.
- Montréal, au Québec, où habite Émile.
- D'autres lieux sont évoqués, surtout par Angèle
: la Bretagne, Nantes, le sud de la France, le Périgord. |
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L'énonciation |
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Écriture
à la première personne du singulier. |
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La construction |
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-
Déroulement chronologique
- Alternance des échanges : envoi d'Angèle /
envoi d'Émile |
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L'écriture |
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Une
écriture poétique, par le rythme et les images
évoquées.
"Dans le noir, les secrets n'ont pas le même goût.
C'est comme si on croquait une pomme en silence." (p.17)
"Les PS sont des postillons de souris. Des petites phrases
que l'on pose à la fin d'une lettre pour faire plus
joli." (p.17)
"Les rouleaux baveux la font glisser sous leur large
langue." (en parlant du fax, p.24)
"Paris est calme, mais dans la rue de mon grand-père
des histoires continuent à se promener toutes seules,
dans la nuit." (p.37)
"Les mots s'amusent au bout de mon stylo-feutre."
(p.40)
"Ici, il ne se passe rien que des actions minuscules."
(p.47) |
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L'humour |
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Il
est très présent dans l'écriture :
"Je vais te faxassiner." (p.33)
"La Barbie de ma soeur s'est coincé la cheville
dans le fax qui est mort sur le coup." (p.45)
"Ma soeur, on lui change son nom tous les jours parce
qu'elle le salit." (p.53) |
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Les références |
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historiques
- L'Edit de Nantes
- la Révolution française
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géographiques
- le Canada anglophone et le Québec francophone |
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culturelles
- la Tour Eiffel
- l'Arc de Triomphe
- les cabanes à sucre
- les érables, le sirop d'érable
- Céline Dion
- Charles Trénet ("Je chante...") |
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Dispositif de lecture
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Entrée dans le livre |
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Partir
du titre (représentations de élèves)
et du feuilletage du livre. |
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Parcours de lecture |
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Lecture
intégrale du livre
- soit en le faisant tourner dans la classe pendant une période
donnée (15 jours à 3 semaines suivant le nombre
d'élèves et le nombre de livres disponibles)
- soit en programmant des moments de lecture avec alternance
de lectures individuelles des élèves et de lectures
à haute voix de l'enseignant. |
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Échanges
suite à cette lecture
- les réactions, les impressions des élèves
- ce qui a été compris, ce qui n'a pas été
bien compris
- ce qu'on a aimé, pas aimé
- le ressenti sur les personnages
- etc. |
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Pistes de travail |
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Dire
les textes |
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Préparer
une lecture à haute voix |
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-
Proposer aux élèves de préparer la lecture
à haute voix, seul ou à plusieurs d'un texte
au choix.
- Dire les textes devant le groupe.
- Faire s'exprimer les élèves :
° ceux qui ont écouté : leur ressenti, leurs
réactions
° ceux qui ont dit le texte : les raisons de leur choix,
ce qu'ils ont voulu mettre en évidence dans la façon
de dire le texte.
- Mettre en évidence dans les textes choisis la poésie,
l'humour, l'imagination... |
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Mettre
un texte en voix et en espace à plusieurs |
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Proposer de mettre en voix et en scène par groupes
certains textes
° La visite du quartier d'Émile : fax 4 d'Émile
se répartir le texte : qui dit quoi ? sur quel ton
? Pourquoi ? dans quelle position ? se déplace-t-on
? Comment ? (Possibilité, par exemple, d'utiliser un
choeur parlé pour dire la liste des noms de gâteaux)
° D'autres textes peuvent être utilisés :
La visite de la maison d'Émile (lettre 6 d'Émile),
la dispute avec Alice (fax 5 d'Angèle), etc.
- À l'occasion de ce travail, des problèmes
de compréhension pourront surgir et être discutés. |
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Lire |
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Mettre
en évidence le changement de ton dans les envois au
cours de l'année.
Comprendre qu'au départ Émile et Angèle
n'ont pas envie de correspondre.
Relire les lettres 1, 1 bis et 2.
Relever les indices qui le montrent. |
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Mettre
en évidence l'imagination d'Émile
- dans la diversité des envois : les relever (6 cartes
postales racontant une histoire, chaque carte illustrant un
passage de l'histoire, une cassette avec les bruits de sa
maison, des lettres envoyées sous forme de boulettes
de papier...)
- dans la forme des textes : un texte narratif (une histoire
"horrible" avec onomatopées : p.26-27), des
textes courts : instantanés de vie (p.22, p.38, p.41,
p.45-46, p.48-49), un texte poétique (p.47), un texte
énumératif, (p18-19-20, p.29), une liste (p.30).
- dans l'écriture : invention de mots (faxassiner),
invention d'images (des instants minuscules)... |
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Mettre
en évidence l'humour, la poésie du texte.
Relever des phrases qui attirent l'attention.
- pourquoi ?
- les classer |
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Travailler
la mémoire des éléments de l'histoire
: les élèves ont-ils repéré
le changement de prénom de la sur ? A quel moment
s'en rendent-ils compte (Cf. Goigoux, comprendre, c'est tout
prendre) ? Situation identique à celle de " Sur
le bout des doigts ". Elément important pour apprécier
le coup de théâtre. |
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Écrire |
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Dans
son carnet de lectures
l'effet produit par le texte, un personnage qu'on a aimé,
des phrases qui ont attiré l'attention... |
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Imaginer
une histoire à la manière d'Émile.
Sur un plan de métro de Paris, relever des noms de
stations de métro. En choisir une évocatrice
et imaginer une histoire pour expliquer le nom choisi. |
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Réaliser
une cassette des bruits de l'école et les
présenter dans une lettre à la manière
d'Émile pour l'envoyer aux correspondants. |
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NB
: on peut noter une similitude de fonctionnement avec le défi-lecture
: correspondance " imposée " par les enseignants.
En fin d'étude ou de lecture, proposer de tirer
parti de la variété des types d'échange
(cartes, mail, téléphone, fax ?) pour entrer
en contact ou prolonger les échanges avec les correspondants. |
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Débat |
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Pourquoi
ce texte a-t-il été édité dans
la collection théâtre ? |
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Proposition
de réponse à la question : En quoi ce texte
est-il un texte théâtral ?
- Approche traditionnelle du théâtre : dialogue
entre des personnages, avec indication du nom des personnages,
alternance immédiatement perceptible visuellement.
C'est l'échange de " répliques "
qui fait progresser l'action.
- Dans cette pièce, indication du nom de personnage,
mais après changement de page, puis indication du
support d'échange et numérotation des échanges.
Il y a bien dialogue mais à distance, on peut même
dire qu'il y a répliques, voir plus loin.
- Y a-t-il action dramatique ? L'obligation de communiquer
provoque une gradation des échanges (tout commence
par des ratés tant chez Angèle - lettre non
envoyée - que chez Emile - multiples débuts,
+ lettres de secours et remarque du type " Toujours
rien à raconter ").
- Y a-t-il fin de l'action dramatique ? Après le
développement stimulant des échanges, le coup
de téléphone fait office de chute (dans de
multiples sens), juste après le coup de théâtre,
la révélation de la non-existence du frère
et de la sur (avec colère, vexation sans doute,
des deux correspondants). L'action s'épuise aussi
par la fin de l'année scolaire, mais, telle dans
un album ou dans un roman, la fin est ouverte. Les échanges
reprendront-ils ?
- Les enchaînements de répliques :
* la façon de donner son nom : commentaires
pour Angèle, allongement du nom pour Emile
* lettre de secours (elle tend une perche) : reprise
de formulation dans " cartes de secours, très
sérieuses
* le poisson rouge
* Château Rouge
* Chausson aux pommes
. Pâtisserie
* Rupture : les inquiétudes de la copine
* Les relations familiales : le grand-père,
la tante
* Le poisson, le 1er avril, le courriel
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Mise
en réseau |
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Des
récits de fiction sur le mode épistolaire
voir la sélection de Télémaque :
www.ac-creteil.fr/crdp/telemaque
(une fois sur le site, aller dans : bibliographies / bibliographies
du comité Télémaque / Lettres et correspondance
/ Récits de fiction sur le mode épistolaire.
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