| Les
spécificités de l’ouvrage
Le
récit est écrit du point de vue de « Daphné » fillette
de « 11 ans ». Le récit est alors à la première personne.
Les
pages de son journal sont aussi écrites à la première personne.
Les
passages commentant l’arrivée de la famille de « Daphné »
sont écrits à la troisième personne par un narrateur externe.
- par
les autres familles : les Delanier p30 à 36, p90, les Vanier
p60 à 62, les Dubrullot p85 à 88 et p91, les Rivinaja p90à 91,
les Jacquet p95 à 97
- par
la factrice p89
- à
la boulangerie Pourin
Le
récit se déroule sur un temps très court : du 24 août au
1ier septembre, les chapitres sont titrés avec les
9 dates, sauf le premier qui s’intitule « Pour commencer »
et le dernier « Pour terminer » . Au total
11 chapitres.
La
multiplicité des personnages peut gêner la bonne compréhension
du récit, de même que les différents points de vue. Un tableau
des personnages permettra aux enfants de se repérer plus facilement.
La
diversité des mensonges est à prendre en compte, il y a ceux qui
sont explicitement énoncés, les plus nombreux et quelques autres
qui apparaissent lors de conversations entre les personnages.
Une
partie du récit est écrit en italique.
Faire
repérer les passages écrits en italique et trouver ce à quoi ils
correspondent :
-
un passage de Pinocchio de Carlo Collodi p13
- le
journal intime : p 27 à 30, p 36, p 42 à 43, p 51, p 57
à 60, p 80, 81, 89 et 120.
-
les lettres de Sabrina : p 45, p 68
-
les lettres de "Daphné" : p 50, 70, 78 et
79, p 119 et 120
-
la liste des mensonges pour la poupée Barbie des Jacquet p 67
Le
thème
Le
thème de ce livre est le mensonge et les conséquences que cela
peut entraîner pour le ou les menteurs.
Les mensonges pour briller aux yeux des autres.
Les mensonges pour cacher un mal-être provoqué par le déménagement
de sa famille.
Mais c’est aussi une réflexion sur la perte des repères familiers,
l’inquiétude devant les changements imposés par la vie, l’angoisse
de l’avenir. L’ouvrage aborde aussi la difficulté de se situer
par rapport à ses pairs et la peur du regard des autres :
sur un mode de vie différent, la façon de se vêtir, le véhicule
familial…L’importance du paraître dans notre société, exacerbé
au moment de l’entrée dans l’adolescence.
Des
thèmes secondaires sont abordés en parallèle: la difficulté
de rester performant dans son travail tout au long de sa vie
professionnelle, les peurs engendrées par les restructurations
au sein d’une entreprise, les changements de personnes à la tête
des différents services…
Le
texte
Le
texte est écrit avec légèreté et humour dans un style comportant
de nombreux éléments du langage parlé. « Daphné » a
un regard critique sur les adultes et les enfants qu’elle rencontre
ou qui font partie de son entourage, sur leurs mensonges, sur
leurs petits travers.
Le
récit se termine par la promesse de ne plus mentir :
« c’est trop fatigant », mais devant une situation qui
la déstabilise et surtout où elle n’est pas « la vedette »,
elle ne peut s’empêcher de recommencer !
Dans
tout le roman l’humour est présent, dans les mots et dans les
situations.
Faire relever des expressions drôles :
notre
micro-ondes à quatre roues !p 17
Cacamou
pour Cafadou p 18
le
mettre sur la tête pour s’en faire un casque de cosmonaute, le
pot, il n’a pas encore compris à quoi ça sert. p 20
avec
ses « r » qu’on dirait qu’il se brûle quand il les dit !
p 77
et
en plus il est sourd comme un pot. p 91
Quel
faux cul avec ses grands sourires ! p 110
Des situations comiques :
Mme
Delanier parle anglais car elle croit que la mère de « Daphné »
est américaine. p 100
Mme
Delanier parle très fort car elle croit que le père de «
Daphné » est sourd. p 101
Les
champs lexicaux
De
nombreuses expressions sont issues du langage parlé en vogue chez
les jeunes :
Ça nous fout les boules…je commence à en avoir marre p19
Il va falloir que je fasse gaffe…qu’on me prenne pour la plouc
de service p 25
C’est trop cool…trop cool, je suis raide dingue de lui…j’ai
vraiment trop les boules p 45
Ici c’est méga cool…et là ça été dingue p 50
Ses fringues super classe p 51
Le TGV Lille-Paris est beaucoup plus cool ! p 53
Maicédingça ! p 57
Il faut que je trouve un truc qui lui en mette plein la vue,
qui la fasse baver de jalousie. P 58
Et il s’est grouillé de rentrer la voiture. P 59
En plus, elle m’a piqué mon idée. p 69
Thomas est méga cool, p 70
C’est dingue ! p 75
Ça fait pile une semaine… et en plus il est moche p 78
Une
journée complètement naze !… même si elle est moche p
79
Y a que leur chien qui est moche, p 80
La
plouc de province p 89
Et
en plus il est sourd comme un pot ! p 91
J’allais
avoir l’air ringarde p 94
Putain…p
96 Et
ses robes américaines super cool style='font-style:normal'>p 97
Il
a peur de passer pour un plouc p 99
Le
groupe des ados qui font la gueule p 106
On
s’est tapé le gâteau horrible ! p 107
Quel
faux cul, avec ses grands sourires p 110
Le
reste c’est de la piquette ! p 112
Je décide de me fiche de ce qui se passera ensuite p 113
C’est
dingue ! …C’est génial ! p 118
Des
mots anglais
Page
18
Challenge,
biznesplan (businessplan) brainstorming, timspiritte (team spirit)
Page
100
Hello !
How are you ?… What a nice home !
P
101
Thanks
God !…I said to your husband…
P
103
A
swimming pool ! What a good idea !
P
114
The thunder !
Mise
en réseau
D’autres
livres de l’auteur où les sujets sont traités du point de
vue d’un enfant :
Peau
de lapin, t’es un grand garçon maintenant, vivement jeudi, mange
tes pâtes ! papa est à la maison…
Ce
dernier titre fait l’objet d’un travail d’analyse avec des pistes
pédagogiques dans l’ouvrage :
Séquences de lectures tome 1 cycle 3 par Nelly Lambert et Annie
Janicot
Collection outils pour les cycles
Scéren CRDP champagne Ardennes
Des
livres sur le mensonge
Débat
Le
texte de Mikaël Ollivier comporte plusieurs passages dans lesquels
« Daphné » donne des points de vue qui peuvent être
des sujets de discussion.
-
Mais parfois, il vaut mieux mentir aux gens, pour pas leur
faire de peine, je crois. (page 70)
- Quel
monde peut être meilleur que celui où on est avec les gens qu’on
aime ? (page 71)
- La
politesse, qui n’est parfois rien d’autre que du mensonge déguisé.
(page 106)
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