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Flavius Josèphe
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Sommes nous plus heureux avec Josèphe, le grand chroniqueur juif, né en 37 ou 38 et mort vers la fin du siècle ...
Il me parait vraisemblable que Josèphe ne nommait Jésus nulle part, que les chrétiens et petit être aussi les Juifs, dans un sentiment différent se sont de bonne heure étonnés et affligés de ce silence et qu'ils y ont suppléé de leur mieux, par des retouches opérées en divers temps et en divers lieux sur des manuscrits différents du chroniqueur juif. Ainsi s'expliquerait qu'Origène n'ait pas lu dans son exemplaire des Antiquités le texte de 18, 3, 3 que j'ai traduit plus haut, alors qu'Eusèbe le trouvait dans le sien ; que le même Origène, et Eusèbe après lui, aient lu dans un autre contexte que le nôtre la mention du Christ que nos manuscrits nous donnent en Ant., 20, 9, 1, et aussi qu'on ait pu retrouver ailleurs de prétendus fragments de Josèphe relatifs au christianisme. Tel serait le fragment dont voici le sens : « Josèphe, votre historien, qui a parlé du Christ comme d'un homme juste et bon, marqué de la grâce divine, lequel, par ses miracles et prodiges, a fait du bien à beaucoup de gens (18). » Tels seraient encore les fragments traduits en allemand et publiés par Berendts, en 1906, d'après un texte vieux slavon (29). L'accord semblait s'être fait sur leur inauthenticité dès le temps de leur publication, à la suite d'une étude de Schürer, considérée comme décisive par la quasi totalité des critiques . |
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Charles Guignebert « Jésus » La Renaissance du livre 1923 Albin Michel 1969 , P 2
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