Pour cette partie utilisez la touche arrière de votre navigateur
 
 

Survol historique de la ville de Reims

 

Le site et les origines  (photographie)

L'origine de la ville se trouve dans l'oppidum ( champ de foire, enceinte défensive) de la tribu des Rèmes dont les limites ont été dessinées par les découvertes archéologiques. Ce premier  ensemble couvrait environ 90 hectares. Une seconde enceinte  pré-romaine a été identifiée dont la circonférence atteint 8 km englobant 600 ha soit plus de deux fois la ville médiévale.

A la différence des autres tribus belges, les Rèmes se rapprochèrent tôt des romains et contribuèrent aux victoires de César. ils ne participèrent à aucun des soulèvements contre Rome. Ceci leur valut d'être Cité fédérée dès Auguste.

Le plan d'une ville neuve romaine avec son cardo et son decumanus apparaît toujours dans le plan actuel de la ville ce qui indique qu'elle a servi de base militaire. Au III° siècle Reims devient capitale de la Belgique seconde.

Les grands axes urbains sont poursuivis par de grands axes routiers qui ont fait de la ville un carrefour du nord est de la Gaule : leur entrée dans le périmètre urbain central était marquée par des arcs monumentaux  : porte de Mars, porte Bazée (dont il demeure quelques vestiges), les deux autres ayant été détruites au XVIII° siècle.

A l'intersection du cardo et du decumanus, les cryptoportiques , en partie dégagés, marquent le forum.

(visite du reims gallo-romain)
 
 

L'espace urbain rémois se contracte et évolue pendant les invasions

Au début de la période des invasions, la ville a été entourée par une ceinture de campements d'auxiliaires barbares devenus ensuite des villages au nom révélateur (Gueux, Villers Franqueux, Bourgogne, Villers Allerand , Germaine...). Ces villages forment une couronne au nord , à l'ouest et au sud de la ville ; une route les relie, appelée autrefois "chemin de Barbarie".

Reims fut ensuite dévastée à plusieurs reprises par les Francs, les Burgondes et les Vandales et la cité dût s'enfermer dans une enceinte ovale réduite, construite avec les pierres des nécropoles voisines, et  englobant les portes monumentales transformées en portes de l'enceinte fortifiée. De ces quatre portes seule est demeurée la porte de Mars qui fut ensuite englobée dans les murs du château épiscopal et de ce fait protégée.

Si la première église cathédrale semble avoir été édifiée à l'emplacement du squarre Saint Symphorien dés 327 , l'évêque saint Nicaise fit construire une basilique mariale vers 400 à l'emplacement de la cathédrale actuelle. Sa décapitation lors du sac de la ville par les Vandales est figurée sur le portail nord de l'édifice actuel.

Conformément aux traditions funéraires romaines, Reims était entourée de plusieurs ensembles de nécropoles situées sur les grands axes de communication.  Ces ensembles ont donné naissance à des groupes d'églises  Saint Timothée , Saint Nicaise ( ensemble où fut retrouvé le tombeau de Jovin  actuellement. au  musée Saint Remi) et surtout , parce que Saint Remi y fut inhumé, le quartier qui prit son nom et où fut édifiée une abbaye (photographie) dés le VI° siècle qui devint bénédictine au VIII° S. C'est autour d'elle que s'édifia un nouveau quartier ceint de sa propre muraille au IX°S. (photographie)

La ville médiévale s'est donc construite autour de ces deux noyaux fortifiés séparés. Entre eux s'est développé un quartier commerçant qui  a été  englobé par une muraille commune commencée au XIII°s mais achevée seulement après 1358. Les deux noyaux urbains sont alors reliés par des rues parallèles ( rue du Barbâtre, rue Neuve, actuelle rue Gambetta...).

L'enceinte a été presque entièrement détruite au XIX°, mais son tracé reste toujours bien visible dans le plan actuel.

Les églises sont nombreuses à l'intérieur des murs et les jardins des congrégations religieuses occupent une part importante de l'espace urbain. (le couvent des Carmes)
 
 
 
 

Le temps des "embellissements"

Au XVIII° apparaît un urbanisme moderne avec une machine élévatrice pour l'approvisionnement en eau et des fontaines.

Au nord de la ville sont crées "les promenades" actuelles , ensemble d'allées plantées d'arbres. Mais le grand projet de l'époque a été le dégagement dans l'espace du vieux noyau urbain d'une place conforme au goût de l'époque.(plan). Ainsi à partir de 1757 fut construite la Place Royale.
 
 

L'âge de l'industrie et des communications :

Avec l'industrialisation vient l'amélioration des voies de communication.

Un canal est construit qui emprunte le lit de la Vesle, dont le creusement entame la destruction de l'enceinte du XIV° siècle. (plan)

Le chemin de fer arrive à Reims en 1854, sous la forme d'une dérivation depuis Epernay de l'axe principal entre Paris et la frontière Est, qui ne passe pas par Reims, mais suit la vallée de la Marne.(plan)

L'âge de la destruction :

Pendant la première guerre mondiale, Reims,fut soumise pendant quatre ans aux bombardements incessants de l'artillerie allemande installée à quelques kilomètres. De ce fait, elle fut complètement dévastée et devint le symbole du sursaut national.
 
 

L'âge de la Reconstruction :

La reconstruction, trop lente à leur goût, mécontente les habitants. Le conseil municipal, pour les grandes orientations suit les recommandations de l'architecte américain G.B. Ford :

- Restructuration du centre avec dégagement de cours (cours Langlet), de places : comme Carnegie ou le parvis et chevet de la cathédrale.

 - de nouveaux équipements publics : Bibliothèque Carnegie, Nouvelle ¨Poste, le Lycée Roosevelt , les Halles, Hôpital Maison Blanche.

- des zones d'activité industrielle (Clairmarais et Port sec)

- Les cités-jardins qui sont l'élément le plus caractéristique et qui ont conservé jusqu'à nos jours leur individualité. Le foyer rémois construit en particulier la cité-jardin du Chemin vert avec sa maison commune et son église caractéristique.

Les architectes ont élaboré, pour les autorités municipales ou pour les particuliers des projets de reconstruction dans leur ensemble inspirés par le style "Art Déco" qui avait été celui de l'avant-guerre. Reims est ainsi surtout marquée encore aujourd'hui par ce style dont de nombreux édifices subsistent actuellement. (Bibliothèque Carnegie, Villa Douce, Le Cinéma Opéra, le TCR)
 
 

Depuis 1945 ...

Si l'aprés-guerre a été parfois difficile, les années 50 sont marquées par des hésitations des autorités locales quand à l'orientation à donner à l'urbanisme rémois.

Le tissu urbain comble les espaces ouverts par les grands boulevards périphériques crées par le plan Ford lors de la reconstruction (Bd des Belges..)
 
 

en 1960 on sort de l'attentisme avec un plan de 20 ans qui prévoit :

La "rénovation" du quartier saint Remi soulève de nombreuses protestations qui font abandonner une partie des projets initiaux. De la rénovation du centre ne demeure que le pont Charles de Gaulle, la cour d'Appel, l'immeuble de la Sécurité sociale.

Les quartiers périphériques sont construits entre 1960 et 1975 : quartier d'Orgeval , Croix Rouge.(plan), Chatillons, Europe et plus tard Murigny.

Il est décidé que l'autoroute A4 traversera la ville en suivant la vallée de la Vesle , ce qui a donné lieu à d'importantes polémiques .

La mise en place du Plan d'Occupation des Sols en 1979 après le Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme en 1975 organise et réglemente l'urbanisme.

Les années 90 voient la reprise des travaux de desserte autoroutière avec les différentes sections de la rocade de contournement qui complète l'autoroute A4 ( Bd des tondeurs et le barreau Est), l'autoroute A26 , la construction d'équipements majeurs comme le palais des Congrès, et les projets de gare TGV. Des opérations d'aménagement du centre: les places d'Erlon, Buirette et du théâtre, l'installation du CNAT (Centre d'Art et de Technologie) au Cirque et au Manège, le Conservatoire National de Région. A la périphérie est créée la zone d'activité Henri Farman aux Essillards, concentrant les instituts de recherche accès sur la Haute technologie