La colonisation de l'Indochine vue par les manuels scolaires La mise en valeur de l'Indochine : une vision favorable à la colonisation Des points de vue critique sur la colonisation
Dominique Maingueneau dans son étude Les Livres d'école de la République 1870-1914 (Paris, Le Sycomore, 1979), consacre de nombreuses pages aux colonies mais ses propos sont surtout centrés sur l'Algérie. Son étude offre des clés de lecture qu'il est intéressant d'appliquer à l'Indochine
Jean-Pierre
Rioux a consacré un article à ce thème dans « La
colonie ça s'apprend à l'école » dans le numéro 69 de
L'Histoire (juillet 1984).
L'Indochine est présentée dans L'Histoire de France d'Ernest Lavisse, cours moyen, Paris, A. Colin, édition de 1906. La présentation de l'empire colonial se situe au chapitre XXVIII qui est le dernier de l'ouvrage et qui est intitulé : « Ce qu'a fait la République ». Il s'agit bien entendu de présenter l'œuvre de la République pour cimenter le consensus républicain. On relèvera au passage l'emploi du possessif : « Notre empire colonial ». On a essayé de respecter la présentation matérielle de l'original. Bien évidemment le manuel n'est pas le cours du professeur. Qu'elles étaient les pratiques ? Jean-Pierre Rioux, dans l'article cité, note que l'étude de la colonisation fut « passablement négligée jusqu'en 1914 » car elle était située en fin de programme. En 1923, les instructions officielles rappellent, toujours d'après Jean-Pierre Rioux, que «l'histoire de l'expansion coloniale est inscrite au programme du cours moyen ».
« CE QU'A FAIT LA REPUBLIQUE
Sommaire. – La liberté républicaine. Les lois en faveur des ouvriers. –
L'éducation nationale et la science. – La défense nationale.- Notre
empire colonial. – Le devoir patriotique
NOTRE EMPIRE COLONIAL
L'empire colonial. Possessions d'Asie. – Depuis l'année terrible, la France n'a pas fait la guerre en Europe. Mais elle a beaucoup augmenté son empire colonial.
En Asie, dans la presqu'île indochinoise, nous avions conquis, au temps du second empire, la Cochinchine et le royaume du Cambodge. Sous la République, le Tonkin a été conquis. L'empereur d'Annam alors nous fit la guerre et la Chine le secourut. Mais l'amiral Courbet détruisit la flotte chinoise. La Chine signa la paix en 1885. L'empereur d'Annam fut obligé de se mettre sous notre protectorat […]
La France possède donc aujourd'hui en Indo-Chine un empire composé de la Cochinchine, du Cambodge, de l'Annam et du Tonkin. […]
La France, grande puissance coloniale. – La France est donc devenue sous la République une grande puissance coloniale- la plus grande après l'Angleterre. Les territoires qu'elle possède sont quinze fois plus étendus que la France. Ils sont peuplés par quatre-vingts millions d'hommes.
Un grand patriote, […] Jules Ferry, a eu l'honneur de diriger notre expansion coloniale. C'est à lui que nous devons le Tonkin et la Tunisie.
A la fondation de cette puissance ont travaillé nos marins, nos soldats, nos explorateurs. Beaucoup sont morts dans les pays lointains au service de la patrie.
A
quoi servent les colonies. –
Les colonies sont très utiles au
commerce et à l'industrie de la France. […]
Mais un noble pays comme la France ne pense pas qu'à gagner de l'argent.
En Indo-Chine la France a mis fin aux ravages de bandits venus de Chine. […]
Partout elle enseigne aux populations le travail. Elle crée des routes, des chemins de fer, des lignes graphiques.
Son empire est peuplé de toutes les races humaines : jaunes en Indo-Chine, noirs dans l'Afrique occidentale, blancs dans l'Afrique du Nord.
La France a créé des écoles dans ses colonies. Elle s'efforce et s'efforcera de plus en plus d'instruire ses sujets et de les civiliser. »
Un héros colonial de l'école de la IIIè République : le sergent Bobillot
L'école de la
IIIè
République cherche à donner à la jeunesse des
exemples de patriotisme. La conquête coloniale en fournit. L'attitude
de sergent Bobillot lors de la défense de la place de
Tuyen-Quang au moment de la conquête du Tonkin en 1885 est ainsi
utilisée. On trouve d'ailleurs le nom de la place-forte écrit
« Tuyen-Quan » ou « Tuyen-Quang »,
l'orthographe des textes a été respectée. Une
recherche sur Internet prouve d'ailleurs que dans de nombreuses
villes : Grenoble, Cannes, Montreuil, Créteil, Nevers, Nancy,
Angers… des rues portent le nom de ce sous-officier du génie. Il en est
de même à Paris depuis 1893. Il est
également à signaler l'existence d'au moins une
statue à Paris du
sergent Bobillot. Ceci montre
que l'épisode ne toucha pas qu'un public
scolaire. Il serait intéressant d'étudier ce phénomène d'autant plus
que le souvenir du héros officiel s'est évanoui avec la décolonisation.
Il a été comme refoulé. Emile Lavisse, à ne pas confondre à l'historien
Ernest Lavisse déjà évoqué, publia Tu
seras soldat
chez A. Colin en
1889. L'ouvrage se présente comme une série de
« récits » et de « leçons
patriotiques ».
L'épisode du
siège de
Tuyen-Quan défendu par
le commandant Dominé contre les Chinois est développé sur 5 pages.
Cet épisode est alors fort récent au moment
où les lois Ferry sur l'instruction entrent en application.
L'attitude du sergent Bobillot est le cœur du récit. Donnons quelques
extraits :
«
A Tuyen-Quan, le génie militaire n'était représenté que par le sergent
Bobillot, le caporal Cacheux
et six soldats, les sapeurs Raymond, Edme,
Couzir, Dominique, Védéme et Blanc, du 4è régiment du génie. Leur
besogne était rude.
[…]
Dévouement du sergent Bobillot. – Avec 40 pelles, 27 pioches et 4 haches, tout ce qu'on possédait, le sergent Bobillot, le chef, fit exécuter, à 400 mètres en avant de la place, un ouvrage de fortification derrière lequel les défenseurs résistèrent longtemps. […]
Partout, dans l'intérieur de la place, il dirigea la construction de retranchements, afin de mettre la garnison à l'abri du bombardement qui ne cessait pas. Tous les jours il exposait sa vie.
Sous terre, il luttait aussi. Les Chinois creusaient des galeries souterraines pour déposer de la poudre jusque sous les murs et les faire sauter. L'oreille attentive au moindre bruit, aussitôt que les coups sourds de la pioche annonçaient l'approche des travailleurs chinois, le sergent Bobillot n'hésitait pas à se porter à leur rencontre. […] Toujours il découvrait les travaux des Chinois et conjurait le sort en donnant l'alarme.
[…]
Mort du sergent Bobillot. – Un jour, le sergent Bobillot faisait une ronde sur les remparts où veillaient les sentinelles […] quand arriva une balle qui lui cassa l'épine dorsale. Le brave sous-officier est transporté à l'ambulance où le commandant Dominé vint le visiter. […] Cet officier […] lui demande s'il préfère être nommé sous-lieutenant plutôt que d'être proposé pour la croix de la Légion d'honneur. Bien qu'il ne soit pas riche, il aime mieux la croix, faisant passer l'honneur avant le grade ; mais hélas ! […] quelques jours après, il mourut des suites de sa blessure.
Jules Bobillot était né en 1860, à Paris ; à vingt ans, il s'était engagé au 4è régiment du génie.»
Le Nouvel
Atlas Larousse
dirigé par Léon
Abensour, agrégé d'histoire et de géographie, docteur ès lettres, fut
publié en 1924. Il donne un tableau de l'Indochine visiblement marqué
par l'idéologie coloniale. Ici encore nous avons tenté de respecter la
présentation de l'ouvrage. Celui-ci propose de nombreuses illustrations
où sont juxtaposées des photographies représentants les populations
locales en insistant sur les côtés traditionnels et les réalisations du
colonisateurs : « plantation d'arbres à caoutchouc en
Cochinchine », l'inévitable vue de la rue Catinat à Saïgon et
le non moins inévitable grand théâtre d'Hanoï. On trouve aussi
« une filature à l'européenne à Nam-Dinh »,
« les mines de charbon de Hong-Haï », le lycée de
garçons d'Hanoï et une « école professionnelle des
mécaniciens à Saïgon ». Sur cette image, groupés de
part et d'autre de deux longs établis de bois, de
consciencieux jeunes garçons vietnamiens manient la lime devant des
étaux tandis qu' au premier plan, un enseignant européen, coiffé d'un
casque colonial immaculé, prodigue ses conseil à des apprentis
attentifs.. On trouve également deux cartes, une du relief peu lisible
car surchargée et en couleur, l'autre de la mise en valeur. Cette
dernière est faite avec les techniques de l'époque où l'on indiquait
sur le document en toutes lettres « bœufs »,
« coton », « cannelle », mais les
flux sont indiqués avec des flèches ! L'ouvrage dans
son ensemble représente d'ailleurs un moment de l'histoire de la pensée
géographique fort intéressant.
« L'Annam
n'est pas
seulement "le bâton réunissant les deux gros sacs de
riz" de la Cochinchine et du Tonkin. Il est par lui-même
assez fertile. Il faut , il est vrai, distinguer la montagne et les
plaines. La montagne, couverte […] de forêts qu'aujourd'hui à peine
commencent à pénétrer les routes […] est peu pleuplée et surtout
habitée par les sauvages "Moïs" ou Khas, primitifs
que la civilisation annamite n'a pas encore pénétrée. Les plaines qui
s'échelonnent au pied de la Cordillière, larges parfois de 50
kilomètres, sont au contraire des régions de culture ; on y
cultive le riz et la canne à sucre. […] Enfin, l'Annam est la grande
région de culture du mûrier et d'élève des vers à soie. […] »
Le
Tonkin.
«
Le Tonkin est, à l'autre
extrémité de la longue bande de l'Annam, le pendant de la Cochinchine.
Il est aussi, une plaine deltaïque très plate limitée […] par le haut
pays montagneux. La plaine est un pays de culture, l'un des deux
« sacs de riz » de l'Indochine française ;
on y cultive, outre les céréales, la canne à sucre, le tabac, le coton,
le mûrier, le café et le thé, ceux-ci sur les collines qui forment la
partie moyenne du Tonkin. […]
Le Tonkin est un des pays de l'Union
Indochinoise dont l'évolution industrielle est la plus accentuée.
Partout des usines s'élèvent.
Les mines de houille de Hong-Haï,
curiosité naturelle parce qu'elles sont à ciel ouvert, ont des
installations pour la fabrication des briquettes et du coke ;
les rizeries (Haïphong, Hanoï) sont nombreuses ainsi que les ateliers
de construction mécanique et les cimenteries (Haïphong), les filatures
de coton (Hanoï, Nam-Dinh, Haïphong) […]
A la tête du Delta et au centre du pays
le plus fertile, Hanoï (150 000 habitants), vraie capitale très vaste
[…] est la ville la plus neuve et la plus européenne de l'Indochine.
A l'embouchure même du fleuve Rouge,
Haïphong, port de Hanoï et débouché du Tonkin et du Yunnan,
ville-champignon qui, inexistante en 1875, a aujourd'hui 75 000
habitants, est à la fois le plus actif port de pêche […] un important
port de commerce et un grand centre industriel […] A l'Est d'Haïphong,
la fameuse baie d'Along, est « l'une des merveilles du monde,
semble un coin d'une autre planète. »
Mise
en valeur et évolution de l'Indochine.
«
L'Indochine française, a
déclaré lord Northcliffe, est un des plus beaux domaines de la terre et
un des mieux mis en valeur. De fait, l'œuvre accomplie dans le laps de
temps très court qui s'est écoulé depuis la conquête, a été
considérable.
[…]
Parallèlement avec le développement du
réseau ferré, s'est poursuivi le
développement des ports. Saïgon s'est classé en 1918 le quatrième port
français, après Boulogne et avant Bordeaux, avec un mouvement de 2 600
000 tonnes. […] Haïphong, rendu praticable aux navires d'un tirant
d'eau de sept mètres pourra, avec ses magnifiques magasins, ses vastes
appontements, dépasser de beaucoup les 1 300 000 tonnes qui
représentent son tonnage actuel. […]
Aussi, le mouvement commercial de
l'Indochine française est-il
considérable. Il s'est développé avec une très grande rapidité. Il
était de 136 millions en 1891, de 363 millions en 1901, de 529 millions
en 1910, de 803 millions en 1917, de 2 446 millions en 1923.
Importatrice de produits fabriqués, de machines, de tissus, de tout ce
dont l'insuffisance de son développement industriel la force à
s'approvisionner […] l'Indochine exporte le riz, le poisson séché, le
poivre, le caoutchouc, la houille ; le chiffre de son
exportation […] dépasse celui de son importation […]
A la prospérité matérielle de
l'Indochine corresponde son heureux état
moral. « L'Indochine ne connaît pas cette agitation
nationaliste qui trouble l'Inde, et la population accepte facilement la
domination et le protectorat français, parce que, a écrit un
lettré annamite, la France est le pays qui est le
plus capable de guider l'Annam et les pays annamites dans la voie du
progrès […]. Déjà, cette élite se forme ; les
Annamites fréquentent nombreux, les écoles et les lycées français, se
préparent aux carrières administratives, aux carrières commerciales […]
aux professions libérales, commencent à s'initier à la culture
française […] »
Retrouvé dans une vieille bibliothèque, Images et réalités coloniales (1) a été publié en 1931. Il s'agit, l'année de l'exposition coloniale du bois de Vincennes de faire connaître l'Empire au grand public cultivé. Le livre ne nous apprend rien sur ses auteurs, mais visiblement ils ont eu accès à une documentation précise comme en témoigne la présence de statistiques. Ils ont bénéficié de la collaboration d'un graveur sur bois : Robert Saldo (2). L'ouvrage se livre aux considérations attendues sur l'œuvre coloniale de la France. Mais, il n'hésite pas à aborder les difficultés rencontrées (3). Ce sont ces passages que nous avons choisis de reproduire. Il est intéressant de noter que la même année Andrée Viollis publie SOS Indochine beaucoup plus percutant.
« L'œuvre morale réalisée en Indochine »
« L'émotion suscitée en France par l'affaire de Yen Bay était à peine calmée, par les télégrammes rassurants du Gouverneur Général, que d'autres foyers d'insurrection naissaient, presque simultanément, en des points différents de l'Union indochinoise. Plusieurs exécutions n'ont pas suffi à ralentir l'ardeur révolutionnaire.
La troisième internationale, qui n'a pu implanter le communisme dans la France métropolitaine, espère trouver dans les colonies […] un terrain beaucoup plus propice à l'éclosion de ses théories et de sa propagande (4).[…]
Il n'existe pas, à proprement parler, de communistes indigènes, à part une infime minorité d'intellectuels ayant vécu en France. Lorsque ces universitaires égarés auront rejoint les somptueuses plantations paternelles, on ne pourra pas compter vingt disciples de Lénine parmi les vingt millions de sujets ou protégés français. […]
Il est évident que nous avons apporté […] la paix intérieure et fait disparaître la famine, amené plus de bien-être pour tous et la richesse pour quelques-uns. Cette richesse a été recueillie par les Colons et aussi de nombreux autochtones […] Ainsi s'est formée, entre les paysans et les mandarins de l'ancien régime, une classe intermédiaire nouvelle, la bourgeoisie. Celle-ci a fait instruire ses enfants dans les universités françaises et ces jeunes gens, nourris de notre culture, se trouvent dépaysés sur leur propre sol. Le jeune Annam […] perçoit […]qu'il est notre égal et que son pays est gouverné et administré par des étrangers occidentaux. Ces nouvelles générations […] ne peuvent participer à l'Administration de leur pays sauf dans les emplois subalternes. C'est ainsi que nous avons créé le mécontentement d'en haut.
Et puis, il y a la souffrance d'en bas. Malgré le progrès, nous n'avons pu encore éliminer ni toutes les misères ni toutes les injustices. En créant l'industrie, nous avons formé un prolétariat ouvrier […] puisque nous sommes les maîtres, il est normal qu'on nous rende responsables de toutes les causes de mécontentement.
Des réformes libérales avaient été promises dès 1917 par M. Albert Sarraut, alors Gouverneur général. Elles ont été progressivement réalisées en Indochine.
Nous ne devons pas hésiter, cependant, à les accentuer, notamment celles qui doivent permettre un accès plus large aux indigènes dans les assemblées locales délibérantes. […] »
« La IIIe Internationale contre les colonies. »
« La mutinerie des tirailleurs de Yen-Bay, qui a, hélas, fait un certain nombre de victimes, est la conséquence de l'agitation révolutionnaire entreprise par le gouvernement de Moscou. Celui-ci, selon la théorie de Lénine, pense atteindre les nations occidentales en détruisant, au préalable, leurs colonies.
Au Tonkin, l'autorité militaire française a saisi, […] des tracts distribués aux légionnaires et conseillant aux soldats de s'organiser : « Refusez, y disait-on, de combattre l'U.R.S.S., refusez de combattre vos frères chinois et indochinois, tournez vos armes contre ceux qui vous commandent, formez les soviets, exigez votre rapatriment immédiat, et si vos chefs ne consentent pas à vous renvoyer au foyer, rapatriez vous vous mêmes ».
Les organisations révolutionnaires secrètes travaillent avec la plus grande activité non seulement en Indochine, mais un peu partout, […] on en trouve la preuve dans le fait que la mutinerie de Yen-Bay vient après la manifestation unitaire de Tunis et les regrettables incidents de Tananarive.
En dépit des assurances données au Cabinet travailliste par la République des Soviets, la propagande révolutionnaire se poursuit […] dans l'Empire britannique par les émissaires de la IIIème Internationale. »
(1) Gaston Pelletier et Louis Roubaud, Images et réalités coloniales, André Tournon éditeur 257, rue Saint-Honoré, Paris, janvier 1931, 403 pages . Une question se pose : quelle fut l'audience de l'ouvrage ?
(2) Les illustrations caractéristiques des années 1930 sont intéressantes pour qui travaille sur "Art et colonisation".
(3) Y-a-t-il autour de la publication de
ce
livre une volonté politique ? Manifestement, il représente un
point de vue qu'on peut qualifier de colonialiste libéral.
(4) Pour la situation politique, on se
tournera vers les travaux de Pierre Brocheux par exemple
"Vietnam
1930", L'Histoire,
n° 69 (cité dans la
bibliographie).
L'auteur indique, qu'à tort l'affaire de Yên Bay fut attribuée aux
communistes.
Roland Dorgelès Andrée Viollis
C'est
une toute autre vision qui est donné de l'Indochine des années 1920 par
Roland Dorgelès dans La
Route mandarine.
Voici un passage
consacré aux mines de Hong Haï.
La
journaliste Andrée Viollis dénonce la situation des paysans du
Tonkin qui poussés par la faim vont travailler dans les plantations
d'hévéas en Cochinchine dans SOS
Indochine,
livre publié en 1935.