FASCISME ET RACISME
Jusqu'en 1937, le fascisme italien semble ignorer le racisme et l'antisémitisme. C'est avec le rapprochement germano-italien et sous l'influence de Hitler, que Mussolini commence à se préoccuper de la « question raciale ». Mais pour ne pas avoir l'air d'être à la remorque du nazisme il s'efforce en même temps de démontrer que son attitude a toujours été résolument raciste, comme l'était d'ailleurs celle des anciens Romains. C'est ce qu'il essaie de faire dans ce discours prononcé le 25 octobre 1938 devant les « hiérarques » du Conseil national du Parti fasciste.
... J'ai parlé de race aryenne en 1921 et depuis toujours de race. Une fois OU deux j'ai parlé de « lignée », faisant allusion de façon évidente à la race... LI problème racial est pour moi une conquête extrêmement importante et il est extrêmement important de l'avoir introduit dans l'histoire de l'Italie. Les anciens Romains étaient racistes à un point invraisemblable...
... Il faut réagir contre la pitié pour le pauvre juif : « Quelle faute a-t-il commise? Qu'a-t-il fait de mal? Ils sont là depuis trois siècles, depuis dix siècles... » Avec des arguments de ce genre on ne fait jamais face à un problème de caractère général. Celui-ci se pose au contraire de cette façon le peuple juif est le plus raciste du monde...
Cité in A. SAITTA, Dal fascismo alla resistenza (Firenze, La Nuova Italia, 1961, 2e éd., p. 142, trad. P. Milza).