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ITALIEN Programme de Seconde Générale et Technologique LANGUE
VIVANTE 1, 2 ET 3 I - OBJECTIFS ET COMPÉTENCES En
classe de seconde, l’étude de l’italien - comme approfondissement
(LV1 et LV2) ou comme premier apprentissage (LV3) - permet de développer les quatre
compétences nécessaires à la communication
(compréhension de l’oral et de l’écrit et expression orale et écrite)
et, au-delà de celles-ci, de faire l’expérience de l’altérité culturelle
et humaine en découvrant une civilisation à la fois proche et lointaine,
celle de l’Italie qui constitue l’une des composantes essentielles
de la réalité économique, sociale, politique et culturelle de l’Europe.
Ainsi, comme pour toute autre langue vivante, l’enseignement de
l’italien est à la fois une formation à la communication et une
formation par la communication. La
communication est l’objectif prioritaire, mais naturellement l’apprentissage
de la langue est indissociable du contexte culturel. Les dimensions
grammaticale, lexicale et culturelle du programme de seconde sont
liées d’une manière indissoluble au sein d’un même apprentissage.
Les compétences attendues, essentiellement de communication, sont
aussi méthodologiques et supposent l’acquisition de savoir-faire.
Avec les autres disciplines étudiées par les élèves, l’italien doit enfin contribuer à l’apprentissage
de l’autonomie et du sens social, de la curiosité
et de l’esprit critique. Objectifs L’apprentissage de l’italien
en LV1 ou LV2, tout en assurant la continuité entre le collège et
le lycée, doit permettre aux élèves de franchir, dès la seconde,
une nouvelle étape. En effet, en italien, à la fin du lycée, ceux-ci
devront être autonomes tant dans le domaine de la compréhension
que dans celui de l’expression. Ils devront savoir mobiliser les
connaissances et les savoirfaire qu’ils auront acquis afin d’analyser
des documents de plus en plus complexes ou d’argumenter de façon
rigoureuse dans un discours oral ou écrit. Ils seront également capables
d’utiliser les registres de langues correspondant aux situations
de communication qu’ils rencontreront au cours de leurs études
et plus tard, dans la vie active. Ils devront, en outre, en fonction
de la filière choisie, savoir reconnaître les structures les plus
courantes relevant des langages sectoriels. Ces objectifs font de la
classe de seconde une étape charnière de l’apprentissage de l’italien.
Cette classe devra permettre à la fois une consolidation des acquis
du collège qui tiendra compte de la plus grande maturité des élèves;
leur capacité à s’approprier des concepts abstraits doit leur permettre
de structurer davantage leur pensée et par conséquent de mieux organiser
leur parole. Cet élément vérifiable dans leur langue maternelle
doit être également exploité en langue étrangère et, par conséquent, en italien. L’enrichissement
des savoirs et des savoir-faire contribuera ainsi à la formation
intellectuelle et culturelle de l’élève dans le respect de ses choix. La classe de seconde est
donc le premier palier vers une aptitude à la communication et
vers une approche de la culture s’y référant. Compétences En italien, la transparence
supposée de la langue accentue au cours de
l’apprentissage les disparités entre compréhension et
expression. Il est donc important, d’une part, de veiller à la progression
simultanée de l’élève dans ces deux domaines, tout en les dissociant
par ailleurs, lors de l’évaluation. Ce dernier élément lui permettra
à tout moment de faire le point sur l’état réel de ses compétences.
Compréhension de l’oral Les activités du cours d’italien
au collège ont mis l’accent sur l’entraînement à la compréhension
de l’oral. Il est important que ce travail, expérimenté par les
élèves à partir de supports adaptés à leur niveau, soit poursuivi
au lycée dans une perspective sensiblement différente. On continuera
à exercer l’oreille au repérage phonétique et au rythme, au débit
authentique de la phrase italienne, à la compréhension d’informations
précises, mais on introduira par étapes successives des exercices
visant à vérifier les sens explicites et implicites des messages
entendus. On aura recours pour cela
et aussi souvent que possible, à des supports authentiques: des
enregistrements de textes faits par des voix italiennes aux accents
différents (toscan, sicilien, milanais, vénitien ou napolitain,
par exemple), mais aussi des extraits d’émissions radiophoniques,
de journaux télévisés ou de reportages, de films, etc. Tout au long
de l’année, le choix des supports sera fait en tenant compte, à
la fois, de leur capacité à recréer les conditions réelles de la
communication en langue italienne et de leur degré de difficulté.
Leur durée ne devrait pas excéder deux minutes. L’évaluation pourra
se faire au moyen de tests de nature diverse qui vérifieront la
capacité des élèves à repérer ou à comprendre les informations entendues.
Elle devra être distincte de celle concernant la production orale,
dans la mesure où sont mobilisés des savoir-faire très différents. Expression
orale Les
activités de production orale qui seront mises en place, en classe
de seconde, devront permettre à l’élève de passer progressivement
de la simple restitution d’un contenu à l’expression, plus complexe,
d’une opinion, d’un point de vue. Dans la mesure où cette étape
de l’apprentissage pose, en italien, des problèmes de maîtrise de
la syntaxe, le professeur veillera, dans un premier temps, à la
correction de la phrase simple. Il amènera l’élève à employer les
différents types de phrases : déclarative, interrogative, exclamative,
injonctive (Chiedi al tuo
compagno... ; rispondi
usando un verbo all’imperativo, etc.). L’entraînement au
dialogue, aux échanges brefs entre les élèves y contribuera tout
en aidant ces derniers à développer les réflexes linguistiques relevant
de la conversation courante. Dans
un deuxième temps, les élèves seront amenés à enchaîner des phrases
simples par la coordination (e, o, ma, invece...),
puis à employer des phrases complexes subordonnées. Enfin,
le professeur veillera à obtenir de l’élève une structuration
de plus en plus grande de la production orale et une prise
de parole en continu; il serait souhaitable qu’à la fin de l’année
scolaire l’élève de seconde en italien soit capable, à l’oral, d’enchaîner
deux ou trois phrases complexes. L’évaluation tiendra compte de
l’autonomie dans la prise de parole, de la qualité de la production
et de la capacité de l’élève à s’autocorriger. Compréhension
de l’écrit La compréhension de l’écrit
fera l’objet d’activités spécifiques que le professeur proposera
régulièrement dans sa classe. Les supports seront choisis en fonction
de leur intérêt linguistique et civilisationnel:
textes d’auteur, extraits d’articles de la presse écrite, publicités,
prospectus, etc. Ils pourront être accompagnés, selon la complexité
du travail demandé, d’exercices ou de questionnaires ciblés qui
permettront à l’élève de vérifier régulièrement ses compétences. La lecture analytique exigeant
une démarche spécifique, elle ne peut être mise en œuvre que sous
la conduite rigoureuse du professeur. L’enseignant pourra exercer
ses élèves à la lecture cursive, à partir, dans un premier temps,
de la découverte d’une œuvre courte susceptible d’être exploitée
plus tard en classe. Comme pour l’oral, on séparera l’évaluation
de la compréhension de celle de la production écrite. On valorisera
donc chez l’élève sa capacité à saisir, dans ses grands traits,
le sens explicite, voire implicite d’un document authentique et
à reconnaître les repères linguistiques et stylistiques. Expression
écrite À la fin de l’année scolaire,
l’élève de seconde devra être capable de produire un texte argumentatif
d’environ 150 mots. Ce résultat sera obtenu progressivement, au
moyen d’exercices d’écriture successifs et variés qui iront de la
rédaction d’un message court à celle d’un texte impliquant l’usage
de verbes ou d’expressions qui permettent de formuler un point de
vue. Là encore, il s’agit dans un premier temps de mettre à profit
les acquis du collège afin de conforter les élèves dans ce qu’ils
savent faire. Le professeur introduira ensuite petit à petit et
tout au long de l’année, les exigences relevant de la correction
de la phrase, de sa structuration ou de l’emploi exclusif de mots
appartenant à un champ sémantique donné. L’évaluation de la production
écrite tiendra compte de la qualité de celle-ci et des compétences
réellement mobilisées. Cependant, on gardera toujours présent à
l’esprit qu’en classe d’italien les compétences orales doivent rester
prépondérantes. Seule la maîtrise conjuguée de ces quatre compétences
développera
chez l’élève une réelle aptitude à la communication. 2
- DIMENSION GRAMMATICALE Langue
vivante 1 et 2 Au
collège, les élèves ont abordé l’étude d’un grand nombre de points
de grammaire. Certains de ces derniers, qui ont été étudiés d’une
manière plus récurrente, devraient constituer un “socle “solide
: les articles, les pronoms personnels simples, les possessifs,
les démonstratifs, les pluriels, quelques temps usuels (présent,
futur, passé composé), ainsi que l’emploi de piacere, bisognare et
volerci, esserci. Il serait inopportun de procéder
à des révisions systématiques qui pourraient rendre moins dynamique
et moins stimulant le cours d’italien. Cependant, chaque groupe-classe
a ses spécificités et il est important, en début d’année, de tenir
compte de l’hétérogénéité qui caractérise assez fréquemment la classe
de seconde composée d’élèves provenant de classes et d’établissements différents.
Chaque enseignant adaptera sa programmation et sa progression en
fonction : -
des acquis des élèves; -
des notions à réactiver; -
des notions nouvelles. On évitera l’étude systématique
de la grammaire au profit d’une réflexion grammaticale
à partir de l’analyse des documents - de natures diverses - qui
serviront de supports tout au long de l’année scolaire.
La mise en relation des notions grammaticales avec le contenu permettra
de faire progressivement percevoir aux élèves l’intérêt de la compétence
linguistique au service de la communication. Dans
le cadre de la classe de seconde, on étudiera plus particulièrement
les notions grammaticales qui permettront d’enrichir l’expression
pour : -
la description; -
la conversation, l’échange; - l’expression du souhait ou de l’opinion du locuteur; -
l’action des protagonistes. Outre les connaissances de base évoquées plus haut, il conviendra que les élèves parviennent à maîtriser correctement : - les comparatifs; -
la forme interrogative; -
la forme de politesse; -
tous les temps de l’indicatif; -
l’emploi du conditionnel, du subjonctif et de l’impératif; -
l’expression
de l’obligation et de la nécessité; - l’expression de la localisation (esserci, adverbes et prépositions); -
l’expression du temps (futur proche, passé
proche, da, fra, fa, in...). Les
exigences quant à la prononciation, à l’accentuation et à l’intonation
demeurent. Des exercices spécifiques et un travail rigoureux sur
la lecture permettront à l’élève de perfectionner son
expression orale. Langue
vivante 3 Les élèves ont déjà abordé
l’étude de deux langues vivantes étrangères et ont donc acquis
une certaine familiarité avec les démarches d’apprentissage. De la
sorte, le rythme devra être plus soutenu et le niveau des connaissances
au terme de l’année de seconde pourrait être l’équivalent de celui
des élèves de 3ème LV2. Comme pour La maîtrise de la phonétique
va de pair avec l’acquisition du vocabulaire. Des exercices d’écoute
et de lecture permettront de fixer les règles d’accentuation et
de parvenir progressivement à une bonne prononciation et à une intonation
correcte. Les notions grammaticales seront introduites progressivement.
Comme au collège, leur approche pourra se faire en plusieurs étapes,
l’étude exhaustive d’un point de grammaire étant le plus souvent
rébarbative et peu efficace. On abordera en particulier les points de grammaire suivants : - les articles; - les démonstratifs; -
les possessifs; -
les adjectifs numéraux; - les quantitatifs (molto, troppo, poco...); - les pronoms personnels; - les accords dans la phrase simple; -
les pronoms relatifs; - les conjonctions de coordination et de subordination simples; - les prépositions
courantes. -
le verbe : * les temps de l’indicatif * l’impératif *
le conditionnel * le subjonctif présent (pour exprimer une opinion) - l’emploi de esserci, bisognare, volerci, piacere; - les équivalents français de “on”; - l’expression du temps (da, fa, fra, in...); -
les comparatifs. Pour
des élèves relativement familiarisés avec l’étude des langues, une
approche comparative pourra s’avérer intéressante; en tout cas,
il sera utile d’insister sur les structures italiennes spécifiques
(sono io, tre
anni fa, sono cinque anni che...,
credo di+ infinitif...) qu’il est aisé de comprendre,
mais dont l’utilisation n’est pas toujours facile en raison d’interférences
avec le français. Langue
vivante 1 et 2 Au collège, l’élève a appris
à se présenter, à se situer, à interroger les autres, etc. Il conviendra, en classe de seconde, de réactiver les
connaissances acquises, de s’assurer de leur bonne maîtrise (en
particulier chez les élèves de LV2) et de mettre en œuvre des démarches pédagogiques
visant à développer l’aptitude à une expression de
plus en plus riche grâce à l’acquisition progressive d’éléments
lexicaux nouveaux. Le cadre culturel suggéré comme exemple pour
la classe de seconde suppose l’étude du vocabulaire relatif à la
ville, ce qui n’exclut pas pour autant la découverte d’autres champs
lexicaux. Il conviendra d’éviter toute spécialisation technique
et de veiller à ce que le vocabulaire acquis par les élèves soit
utilisé également de manière plus générale dans des contextes autres
que celui relatif à l’univers urbain. L’apprentissage
du vocabulaire, au lycée comme au collège, doit se faire de manière
active, en prenant appui sur le document support, l’objectif de
communication (orale et écrite) demeurant l’objectif prioritaire.
Les éléments lexicaux étudiés en classe de seconde dépendent étroitement
du document choisi, de ce qu’il présente et de ce qu’il suggère. Si
le professeur choisit le cadre culturel de la ville, il sera amené
plus particulièrement
à enrichir les connaissances lexicales de ses élèves selon les axes
suivants : Reconnaître
l’espace urbain -
Arriver
en ville (imboccare la tangenziale,
la circonvallazione, la periferia,
i sobborghi, etc..) - Se repérer, s’orienter (la piantina, l’itinerario, la segnaletica, i cartelli, chiedere informazioni, da che parte vuole andare?) - Décrire et connaître les lieux (il piazzale, sotto i portici, il campo , il lungomare, il rione, il centro storico, il vicolo cieco...) . les édifices publics et
religieux (il municipio, il Duomo, il campanile,
il museo civico,
la pinacoteca,etc.), .
les commerces (il supermercato, l’edicola, la bancarella...) .
les services (andare in questura, l’ufficio postale, l’Ente per il Turismo, l’ambulatorio, i vigili del fuoco,
rivolgersi a..., andare
allo sportello...) Vivre
dans la ville -
Habiter
(alloggiare, il condominio,
affittare, traslocare,
etc.); - Se déplacer (andare in centro, non passare col rosso! , i mezzi
pubblici, spostarsi,
la fermata, timbrare, il capolinea, il metrò, salire sull’autobus, parcheggiare, l’isola pedonale,
etc.); - Travailler (la disoccupazione,
cercare un impiego, scioperare, sgobbare, il posto fisso, il dirigente, assumere, il lavoro stagionale, il sindacato, etc.); - Étudier (l’Esame di Stato, laurearsi, la mensa, essere promosso, la sufficienza, etc.); - Consommer (fare le compere, la società dei consumi, contrattare, lo sconto, i saldi di fine stagione, spendere la paghetta, etc.); - Se cultiver, se divertir
[spectacles, sport...] (lo stadio, tifare, il teatro lirico, la mostra, l’arena, il dopolavoro, la discoteca, praticare uno sport, andare in palestra, godersi uno spettacolo,
etc.). Vivre la ville -
Connaître
les traditions, les fêtes, les habitudes (il Palio,
il Carnevale, la festa
del Santo patrono,
-
Échanger et communiquer [rencontres, vie associative, etc.] (il socio, il dibattito, il cellulare, obiettare, aderire, ci vediamo in piazza, ma
chi si vede?, che
te ne pare? e Lei come la pensa?); - Être
acteur de la vie citadine: connaître la gestion de la ville [structures,
modes de fonctionnement...] (le votazioni,
eleggere, il sindaco, la provincia, il seggio elettorale, l’assessorato, etc.);
- Réfléchir aux inconvénients et avantages (la delinquenza,
l’inquinamento, i viali
intasati, il traffico scorrevole, l’onda verde, etc.); - Réfléchir et agir pour l’amélioration
du cadre de vie (l’ecologia, la raccolta differenziata, i provvedimenti anti smog, etc.).
Les exemples de mots ou d’expressions proposés ci-dessus entre parenthèses
ne sont que des indications et ne constituent évidemment pas un
programme au sens strict. Les
axes présentés ne fixent pas un ordre chronologique et ne forment
pas un relevé exhaustif des sujets de réflexion suggérés par la ville,
qui dépendront naturellement de la nature des documents étudiés
(supports écrits, filmiques, iconographiques, informatiques, sonores,
etc.) de la démarche adoptée (étude littéraire, écoute d’un dialogue,
exploitation de chansons et d’articles de presse, travail sur un
site internet ou un cédérom, analyse d’images, confrontation de
documents de natures diverses, etc.), de circonstances liées à un
contexte
particulier (préparation d’un échange ou d’un voyage, événement
ponctuel, etc.). Quels
que soient les choix effectués par l’enseignant, il conviendra d’inciter
l’élève à s’approprier le vocabulaire et à apprendre à l’utiliser
dans le contexte adéquat, tant à l’écrit qu’à l’oral - dans le cadre
de la classe, le développement de compétences orales demeurant la
priorité. S’agissant de la ville qui devrait être un lieu d’échange,
et donc de rapports de types divers, il importera d’amener l’élève
à distinguer les niveaux de langue et à adapter son propos en fonction
de son interlocuteur et de la nature de la relation qu’il établit
avec lui. Chaque fois que l’occasion se présentera, il sera utile
d’accorder une attention particulière aux
termes ou expressions correspondant à des spécificités de la
civilisation et de la culture italiennes : la giunta
comunale, la trattoria, la gelateria,
fare lo scontrino,
le targhe alterne... De
la sorte, tout en sachant distinguer la langue écrite de la langue
orale, l’élève apprendra à connaître et à utiliser de mieux en mieux
une langue authentique. Enfin, en classe de seconde,
le travail sur le lexique ne saurait se limiter à l’assimilation
et au réemploi de termes nécessaires pour la description de telle ou
telle situation ou transférables dans un contexte identique
à celui du document étudié. L’élève, dans le second cycle, doit
être incité à développer son esprit critique, à réfléchir, à exprimer
son point de vue sur le contenu des documents étudiés, sur les idées,
le style, le mode d’expression des auteurs desdits documents. Pour
ce faire, il sera habitué progressivement à utiliser un vocabulaire
plus abstrait qui lui permettra d’avoir une approche plus approfondie
des documents, d’en comprendre la nature, le fonctionnement, et
ainsi d’en avoir une approche plus culturelle. Ainsi
conçu, l’enseignement de l’italien permettra à l’élève d’établir
des liens avec les autres disciplines, notamment dans le cadre des
démarches interdisciplinaires que le professeur s’appliquera à mettre
en œuvre le plus souvent possible. Langue
vivante 3 Les orientations lexicales
correspondront aux situations de communication les plus immédiates
:
- se présenter et se décrire; -
interroger; -
connaître les autres; -
parler de son environnement; -
appréhender les repères spatio-temporels; - vivre l’Italie au quotidien;
- exprimer ses goûts et ses opinions. Comme en LV1 et en LV2, l’apprentissage
du vocabulaire se fera de manière active. Langue
vivante 1 et 2 “Vivre
ensemble”, tel est le cadre culturel et éducatif retenu pour l’ensemble
des langues. À partir de ce cadre, ont été définis quatre axes :
mémoire, échanges, lien social et création. Dans la mesure où la
civilisation italienne, d’hier et d’aujourd’hui, est essentiellement
une civilisation urbaine, la ville peut constituer le cadre idéal pour l’enseignement de l’italien en
classe de seconde (LV1 et LV2). Il reste entendu que ce cadre culturel
n’exclut pas d’autres centres d’intérêt selon les suggestions des
élèves ou les choix du professeur A
- Mémoire La
mémoire enrichit le présent. Pluralité et diversité L’Italie
est le pays aux cent villes, comme le montre la
division des différentes régions en provinces qui portent le nom
de leur chef-lieu. Une myriade de petites cités viennent s’ajouter à
ces villes et même certains gros bourgs agricoles (dans le Mezzogiorno
par exemple) supposent une vie “citadine”. Encore aujourd’hui,
l’habitat, d’une manière générale, privilégie le regroupement et
le voisinage. L’Italie est riche de la diversité de ses villes qui toutes
présentent des caractères fortement marqués, hérités d’une longue
tradition antérieure à l’unité nationale. Dans leur typologie, dans
leur topographie, tout distingue de grands centres comme Turin et
Milan, Venise
et Gênes, Florence et Rome, Naples et Palerme. Même si Rome conserve
ses prérogatives de capitale politique, administrative et religieuse,
le centralisme antique a laissé place dans les faits à une distribution
des pouvoirs et des rôles. Milan est la grande métropole de la finance,
de la mode et du design; Turin est le centre de l’industrie automobile;
Bologne, Padoue, Pavie et Pise sont fortement marquées par leur
université de renommée internationale; Venise a sa Biennale; Bari
a sa Fiera del Levante... La
presse nationale et l’édition sont loin d’être exclusivement romaines.
Outre son autorité propre et sa spécialité, chaque cité possède
des richesses artistiques uniques: le baroque de Lecce dans les
Pouilles n’est pas celui de Noto en Sicile. Forte
conscience identitaire Ce
qui frappe dans chacune de ces villes c’est son caractère toujours
bien réel de ville capitale, quelles que soient sa dimension et
son importance. Le passé historique propre à l’Italie, et particulièrement
l’émergence des Communes au Moyen Âge dans le Centre et le Nord,
a donné autorité et indépendance à des villes-états, dont les cités actuelles ont gardé le souvenir. À
chaque ville correspond ainsi une forte conscience identitaire:
on est fier de sa ville, on se réclame d’elle. À l’ombre de la tour
du Palais communal ou du clocher du Duomo,
on
nourrit un sentiment de campanilismo. Le
professeur, afin d’aborder l’axe “mémoire “, pourra opter pour d’autres
cadres. À titre d’exemple, la genèse de l’unité italienne et le
Risorgimento peuvent expliquer l’hétérogénéité
et les tensions que le pays connaît encore aujourd’hui. B
- Échanges En Italie, plus qu’ailleurs, la ville est un lieu d’échanges. Richesses
économiques Les
échanges sont d’abord économiques: la production et la distribution
de biens est l’une des fonctions primordiales des métropoles d’hier
et d’aujourd’hui, comme en témoignent les marchés traditionnels
( Lieux de rencontres Les
échanges ne sont pas seulement économiques. Le centro storico
est un point de rassemblement et de communication.
La place (dite “à l’italienne”), héritière du forum,
présente les symboles civils ou religieux que sont le Palais
communal ou Pour
illustrer l’axe “échanges”, plusieurs autres possibilités s’offrent
au professeur : les voies de communication dans ce qu’elles ont
de spécifique à l’Italie (tunnels transalpins, réseau autoroutier
sur l’ensemble du territoire, traghetti vers
les îles, etc.), l’essor des nouveaux moyens de communication et leur
influence sur les habitudes italiennes, etc. C
- Lien social Une
vie politique municipale intense Une
vie politique municipale intense garantit le lien social et trouve
son prolongement dans une grande activité associative de quartier.
L’exercice
du pouvoir local revêt une importance primordiale pour les Italiens
qui se défient du pouvoir central. Démocratie municipale et citoyenneté
urbaine sont au cœur des débats où sont abordés les problèmes liés
à la vie moderne: circulation automobile, pollution, délinquance,
immigration clandestine... Des
luttes ritualisées L’équipe
de calcio
et
son stade incarnent le “patriotisme” citadin. Au sein de la ville,
plusieurs affirmations identitaires peuvent s’opposer: pour reprendre
l’exemple du football, certaines grandes villes possèdent deux équipes
concurrentes. Cette rivalité interne souvent liée à la paroisse
ou au quartier (les sestieri de
Venise, les contrade
de
Sienne, les porte
d’Arezzo...)
s’expriment de manière organisée lors de courses et de compétitions
traditionnelles (le Palio
de
Sienne, celui d’Asti, Par ailleurs, chacun connaît
l’importance de la structure familiale dans la civilisation et l’économie
italienne (rôle de la mère, importance des repas, culture d’entreprise
à caractère familial...). De ce fait, la famille pourrait constituer
un thème privilégié pour illustrer de façon spécifique à l’Italie
la notion de “vivre ensemble “. D - Création Imbrication
entre le passé et le présent L’imbrication entre le passé
et le présent est visible dans les lieux concrets de la ville, comme
elle est présente dans l’esprit de ses habitants. Les sites anciens
sont très naturellement adaptés aux exigences modernes: les escaliers
roulants qui traversent La fête au quotidien Un
dernier aspect de la vie italienne, et non des moindres, est celui
du sens
de la fête au quotidien: une multitude de petits et grands plaisirs
qui ont pour cadre le bar (qui parfois revêt une dimension historique
et symbolique, comme le Gambrinus
de
Naples,
le Pedrocchi
de
Padoue, le San Carlode Turin, le Floriande
Venise,
le Caffè
Greco de Rome, etc.), l’opéra ( Pour
l’axe “création”, le professeur pourra également sensibiliser sa
classe à l’omniprésence de la culture dans la vie sociale italienne
(mécénat d’entreprise, publicités à connotation culturelle, etc.)
et à la place importante occupée par le patrimoine artistique dans
le cadre de vie des Italiens. Le
professeur est invité à faire découvrir à ses élèves ces différents
aspects, en se fondant sur des documents concrets et variés (textes
littéraires, articles de journaux, publicités, photographies, reproductions
de tableaux, chansons, cinéma, etc.) proposés par les manuels ou
découverts grâce aux moyens modernes de communication. Le
choix est laissé au professeur de privilégier tel ou tel aspect,
de choisir
en fonction du niveau et de la progression de sa classe. Il retiendra
les exemples qu’il juge les plus pertinents, toujours dans le désir
de s’adapter à la réalité de son établissement et au niveau de ses
élèves. Afin d’éviter la dispersion, il s’efforcera de choisir
une sélection de thèmes reflétant les différents aspects de la
vie italienne et de la diversité culturelle de l’ensemble du territoire.
Concernant les villes, s’il veut se limiter à trois d’entre elles,
il pourra, à titre d’exemple, s’arrêter plus particulièrement sur
Milan, Sienne et Naples, sur Venise, Pérouse et Lecce, ou encore
sur Turin, Florence et Palerme, etc. Mais l’éventail pourra s’élargir
selon ses préférences et la réalité de sa classe. Il sera tenu compte
évidemment des éventuels échanges et voyages
propres à l’établissement. Langue
vivante 3 Même s’il n’est pas prévu
de programme culturel pour plus
succincte, et constituer un apport de civilisation utile à l’étude
de la langue en situation de communication. Il sera opportun d’étudier
quelques notions indispensables d’histoire et de géographie italiennes. LES
TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE En
se gardant de ménager un enseignement systématique à partir des
technologies de l’information et de la communication, l’enseignant
d’italien s’efforcera d’intégrer régulièrement et harmonieusement
ces outils dans une démarche construite et structurée de conception
de séquences. Il
veillera à favoriser progressivement la prise d’autonomie de ses
élèves, en privilégiant les activités suivantes et en tenant compte,
dans tous les cas, de leur degré d’adaptabilité aux objectifs spécifiques
à atteindre et des compétences qu’elles contribueront le mieux possible
à mettre en œuvre : Recherche
documentaire Par
un accès régulier à Internet on s’appliquera à préparer progressivement
l’élève à la recherche, au traitement et à l’exploitation d’informations
en italien à partir de sites en prise directe sur la vie du pays
et de ses villes. À ce titre, le professeur encouragera ses élèves
à utiliser en priorité les nombreux moteurs de recherche italiens
recensés. On
prendra soin de varier les approches en ouvrant par exemple concrètement
la recherche sur une activité plus large de type “course d’orientation”
menée au sein d’une même classe ou entre classes d’établissements
différents. On ne négligera pas non plus
la recherche ciblée d’informations sur cédérom. Correspondance
électronique L’accès
aux logiciels de messagerie et aux outils de correspondance électronique
en général permet d’envisager la mise en œuvre des activités suivantes
qu’il faut encourager : -
correspondance
électronique de type classique avec des élèves d’une classe italienne
: .
dans le cadre de la préparation d’un échange; .
dans une démarche de sensibilisation à l’image de l’autre; . pour
comparer différents aspects de la vie quotidienne en France et en
Italie; .
pour échanger des réactions à chaud sur des sujets d’actualité;
. etc. -
participation à un défi lecture ou à d’autres concours
entre élèves français étudiant l’italien dans des classes ou des établissements
différents - créations séquentielles
dans le cadre d’écritures collaboratives entre
élèves français et italiens : .
contes; -
nouvelles.créations séquentielles dans le cadre d’écritures
croisées entre élèves français et italiens : .
cadavres exquis, .
nouvelles à tiroirs, .
histoires policières, .
traductions successives. -
autres activités de correspondance : .
rencontres virtuelles d’élèves
italiens par web cam .
participation suivie ou ponctuelle à un groupe
de discussion, - etc. Entraînement
à la lecture Certaines
applications facilement téléchargeables peuvent constituer une aide
précieuse pour l’acquisition progressive par l’élève de l’autonomie
dans ce domaine : -
la capacité visuelle à reconnaître rapidement une forme, à différencier
des formes semblables, à parcourir efficacement un texte, une liste,
une page web, etc.; -
la reconnaissance du vocabulaire; - la capacité d’anticipation;
- la lecture sélective; - la mémorisation. Évaluation/auto-évaluation Plusieurs
éditeurs de questions pour Quiz dotés d’une interface italienne
permettent l’utilisation et l’élaboration par le professeur d’exercices
interactifs au format html, qui placent l’élève en situation d’évaluer
et d’enrichir seul et à son rythme ses connaissances au moyen d’exercices
du type : -
questionnaires à choix unique ou multiples; - questionnaires du
type Vero/Falso; - questionnaires
où l’élève doit saisir une réponse courte; -
activités de remise en ordre d’une phrase, d’un texte, etc.; - mots-croisés; - activités de mise en correspondance de deux parties d’une phrase ou d’un texte, d’une image et d’un texte; - exercices lacunaires. Ces
outils, utilisés dans un esprit essentiellement palliatif, permettent
au professeur de varier les approches, d’adapter parfaitement les
exercices à des besoins précis, au thème retenu, à l’esprit de la
séquence et à la mise en œuvre de travaux en petits groupes. Création
de pages au format html Afin
de tirer le meilleur profit du facteur de motivation non négligeable
que véhiculent Internet et les outils de communication qui lui sont
associés, les professeurs aideront les élèves à réinvestir concrètement
leurs acquis et les travaux menés en classe dans le cadre d’une
ou plusieurs pages web des élèves italianistes de l’établissement. Etant
donné la grande variété de supports, d’outils et d’activités offerte
par les technologies de l’information et de la communication de
l’aire italienne, on comprendra aisément qu’aujourd’hui plus que
jamais, le rôle du professeur d’italien reste primordial, afin de
guider l’élève dans ses choix et ses démarches. |
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