Le tableau proposé ci-dessous reprend les transformations
subies par un énoncé lorsqu'il est mis au discours indirect. Exploitable en collège,
il permettra aux élèves de lycée une identification certaine des formes de discours
rapportés, dans le cadre de l'aide individualisée ou à l'occasion d'une lecture
méthodique.
| | Discours
direct | Discours
indirect | La ponctuation | Les
deux points, les guillemets, les retours à la ligne isolent les parties dialoguées
du récit. Tintin demanda à linconnu :
« Qui êtes-vous ? » | Ces signes de
ponctuation ne sont plus utilisés, comme si la parole ou la pensée étaient comprises
dans le récit. Tintin demanda à linconnu
qui il était. | Les
phrases | Une proposition incise indique
quel est le personnage dont les paroles sont rapportées. « Ah,
si jamais je le retrouve, ce sinistre gredin de Tournesol, menaça le professeur
Topolino, je lui
» Les phrases
exclamatives, interrogatives, impératives qui expriment les sentiments, les interrogations,
les doutes de lénonciateur sont fréquentes. « Vous
connaissez cette canaille de Tournesol ? » demanda le professeur au
capitaine. « Détachez-moi mmédiatement ! »,
rugit Topolino. | La
parole est rapportée à laide dune proposition subordonnée, lincise
dans laquelle se trouvait le verbe de déclaration devient donc la principale. Une
phrase déclarative est rapportée à laide dune proposition subordonnée
conjonctive introduite par que : Le capitaine
Haddock affirma que jamais il ne critiquerait le professeur Tournesol. Une
phrase interrogative est rapportée à laide dune proposition subordonnée
interrogative indirecte : Le professeur demanda
au capitaine sil connaissait cette canaille de Tournesol Une
phrase impérative est rapportée à laide dune proposition subordonnée
conjonctive au subjonctif ou dun verbe à linfinitif précédé de la
préposition de. Topolino exigea quon
le détachât immédiatement. Tintin suggéra
au professeur daller se débarbouiller. | Les
pronoms personnels et les déterminants possessifs | Essentiellement
ce sont les pronoms et les déterminants de la première et de la deuxième personne
qui sont utilisés. Le professeur, en sadressant
au capitaine, hurla : « Qui vous a permis de me parler ainsi ?
Votre insolence nest pas tolérable ! » | Les
pronoms et déterminants possessifs varient selon la personne qui rapporte les
paroles. Je lui ai demandé qui lui avait permis
de me parler dun façon aussi insolente. Il
ma demandé qui m avait permis de lui parler dune façon aussi
insolente. Il lui a demandé qui lui avait
permis de lui parler dune façon aussi insolente. |
Les temps | Les
temps sorganisent autour du présent, comme dans lénonciation. « Je
vous ai simplement posé une question ; vous ny répondez pas ;
je nen dirai pas plus», sindigne le capitaine.
« Je vous ai simplement posé une question ;
vous ny répondez pas ; je nen dirai pas plus», intervint le capitaine. | Les
temps des verbes des propositions subordonnées dépendent du temps du verbe de
la principale. Deux cas peuvent se présenter : Le verbe
principal est au présent, les temps des verbes du discours indirect ne changent
pas : Le capitaine, indigné, hurle quil
lui a simplement posé une question, quon ne lui répond pas, quil nen
dira pas plus. Le verbe principal est aux temps
du récit, les verbes des propositions subordonnées sont aussi aux temps du récit. Le
capitaine, indigné, hurla quil lui avait simplement posé une question, quon
ne lui répondait pas, quil nen dirait pas plus. |
Les indicateurs spatio- temporels | On
utilise les adverbes de lieu et de temps suivants : Ici ;
Aujourdhui, hier, demain, avant-hier, après demain,
dans deux jours, cette semaine, la semaine prochaine
| On
utilise, lorsque le verbe principal est au passé, les indicateurs spatio-temporels
suivants : Là ; Ce jour-là,
la veille, le lendemain, lavant-veille, le surlendemain, deux jours plus
tard, cette semaine-là, la semaine suivante. |
Alain Calbo |