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Attention : le texte qui suit est applicable jusqu'à
la session 2008 du Baccalauréat, et donc pour les EAF de
2007. Une réforme a en effet été décidée
; le texte en a paru au BO du 14 décembre 2006. En
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Les modalités nouvelles concernant le sujet d'écriture d'invention
parues dans ce B.0
n° 46, si elles réaffirment la possibilité d'inscrire
l'exercice dans un cadre argumentatif (productions d'articles,
de lettres, de monologues délibératifs, de récits
à visée argumentative), prennent désormais
en compte la possibilité de produire un récit à
partir de consignes impliquant des transpositions ou des amplifications.
On peut penser que cette modification du texte officiel vient
à la suite de l'introduction
d'un nouvel objet détude sur le roman. En
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Les épreuves anticipées de français
vérifient les compétences acquises en français tout au long de la
scolarité et portent sur les contenus du programme de la classe
de première.
Elles évaluent les compétences et connaissances
suivantes :
- maîtrise de la langue et de l'expression
orale et écrite,
- aptitude à lire, à analyser et à interpréter
des textes,
- aptitude à tisser des liens entre différents
textes pour dégager une problématique,
- aptitude à mobiliser une culture littéraire
fondée sur les travaux conduits en cours de français, sur des
lectures et une expérience personnelles,
- aptitude à construire un jugement argumenté
et à prendre en compte d'autres points de vue que le sien,
- exercice raisonné de la faculté d'invention.
Coefficients: 3 en série L, 2 en séries
ES et S, 2 en séries STT, SMS, STL, STI, hôtellerie, techniques
de la musique et de la danse.
Les sujets prennent appui sur un ensemble
de textes (corpus) distribués au candidat, éventuellement accompagnés
par un document iconographique si celui-ci contribue à la compréhension
ou enrichit la signification de l'ensemble. Ce corpus pourra également
consister en une œuvre intégrale brève ou un extrait long (n'excédant
pas trois pages). Il doit être représentatif d'un ou de plusieurs
objets d'étude du programme de première imposés dans la série du
candidat, et ne doit pas réclamer, à celui-ci, un temps de lecture
trop long.
Une ou deux questions portant sur le corpus
et appelant des réponses rédigées peuvent être proposées aux candidats.
Elles font appel à leurs compétences de lecture et les invitent
à établir des relations entre les différents documents et à en proposer
des interprétations. Ces questions peuvent être conçues de façon
à aider les candidats à élaborer l'autre partie de l'épreuve écrite,
la partie principale consacrée à un travail d'écriture.
Lorsque de telles questions sont proposées,
le barème de notation est explicitement indiqué, le nombre de points
attribué aux questions n'excède pas 4 points dans les sujets des
séries générales et 6 points dans les sujets des séries technologiques.
Qu'il soit ou non accompagné de questions,
le sujet offre aux candidats le choix entre trois types de travaux
d'écriture, liés à la totalité ou à une partie des textes étudiés
: un commentaire ou une dissertation ou une écriture d'invention.
Cette production écrite est notée au minimum sur 16 points pour
les sujets des séries générales et sur 14 points pour les sujets
des séries technologiques quand elle est précédée de questions,
sur vingt dans toutes les séries quand il n'y a pas de questions.
Le commentaire porte sur un texte littéraire.
Il peut être également proposé au candidat de comparer deux textes.
En séries générales, le candidat compose un devoir qui présente
de manière organisée ce qu'il a retenu de sa lecture, et justifie
son interprétation et ses jugements personnels. En séries technologiques
le sujet est formulé de manière à guider le candidat dans son travail.
La dissertation consiste à conduire une
réflexion personnelle et argumentée à partir d'une problématique
littéraire issue du programme de français. Pour développer son argumentation,
le candidat s'appuie sur les textes dont il dispose, sur les "objets
d'étude" de la classe de première, ainsi que sur ses lectures
et sa culture personnelle.
L’écriture d’invention contribue, elle
aussi, à tester l’aptitude du candidat à lire et comprendre un texte,
à en saisir les enjeux, à percevoir les caractères singuliers de
son écriture. Elle permet au candidat de mettre en oeuvre d’autres
formes d’écriture que celle de la dissertation ou du commentaire.
Il doit écrire un texte, en liaison avec celui ou ceux du corpus,
et en fonction d’un certain nombre de consignes rendues explicites
par le libellé du sujet.
L’exercice se fonde, comme les deux autres,
sur une lecture intelligente et sensible du corpus, et exige du
candidat qu’il se soit approprié la spécificité des textes dont
il dispose (langue, style, pensée), afin d’être capable de les reproduire,
de les prolonger, de s’en démarquer ou de les critiquer.
En aucun cas on ne demande, le jour de
l’examen, l’écriture de textes de pure imagination, libre et sans
contrainte. Le document iconographique, s’il est joint au corpus,
ne peut servir que de support. En aucun cas il ne sera demandé d’en
faire une étude pour lui-même.
L'écriture d’invention peut prendre des
formes variées. Toutefois, comme elle se fonde sur les contraintes
littéraires des genres inscrits au programme de la classe de première,
et qu’elle doit se prêter à une évaluation objective des correcteurs,
elle s'inscrit dans les orientations suivantes :
- article (éditorial, article polémique,
article critique –éloge ou blâme-, droit de réponse…),
- lettre (correspondance avec un destinataire
défini dans le libellé du sujet, lettre destinée au courrier des
lecteurs, lettre ouverte, lettre fictive d’un des personnages
présents dans un des textes du corpus…),
- monologue délibératif, dialogue (y compris
le dialogue théâtral),
- discours devant une assemblée,
- essai,
- récit à visée argumentative sous forme
de fable, d'apologue…
Pour la série littéraire, on ajoutera :
- amplification (écriture dans les marges
ou les ellipses du texte), parodie et pastiche.
Coefficient 2 pour les séries L, ES, S,
STT, spécialités action et communication commerciales, action et
communication administratives.
Coefficient 1 pour les séries STL, SMS, STI, hôtellerie, techniques
de la musique et de la danse, STT, spécialités comptabilité et gestion,
informatique et gestion.
B.O. n° 3, du 16 janvier
2003
L'examen oral a pour but d'évaluer la capacité
du candidat à mobiliser ses connaissances. Il doit lui permettre
de manifester ses compétences de lecture, d'exprimer une sensibilité
et une culture personnelles et de manifester sa maîtrise de l'expression
orale ainsi que son aptitude à dialoguer avec l'examinateur.
Le déroulement de l'épreuve
L'examen oral se déroule en deux parties
de chacune 10 minutes qui s'enchaînent et sont précédées d'un temps
de préparation de 30 minutes. Le temps consacré à accueillir le
candidat et à remplir la fiche d'évaluation est d'environ 10 minutes.
Ainsi il n'est imputé ni sur le temps de préparation ni sur celui
consacré à l'épreuve.
Chacune de ces deux parties est évaluée sur 10 points.
La première partie de l'épreuve
Dans la première partie de l'épreuve, le
candidat rend compte de la lecture qu'il fait d'un texte choisi
par l'examinateur dans le descriptif des lectures et activités.
Cette lecture est orientée par une question initiale à laquelle
il doit répondre en partant de l'observation précise du texte, en
menant une analyse simple et en opérant des choix afin de construire
une démonstration. On n'attend donc de lui ni une étude exhaustive
du texte ni la simple récitation d'une étude faite en classe.
En aucun cas le candidat n'est interrogé,
pendant cette partie de l'épreuve, sur les lectures cursives.
L'extrait est tiré d'un des groupements de textes ou d'une des œuvres
intégrales étudiées en lecture analytique figurant sur le descriptif
des lectures et activités.
Trois possibilités sont offertes à l'examinateur qui adapte ses
attentes et son évaluation à la possibilité qu'il a retenue :
- interroger sur un texte ou un extrait de texte figurant dans un
des groupements de textes ;
- interroger sur un extrait - ayant fait l'objet d'une explication
en classe - tiré d'une des œuvres intégrales étudiées en lecture
analytique ;
- interroger sur un extrait - n'ayant pas fait l'objet d'une explication
en classe - tiré d'une des œuvres intégrales étudiées en lecture
analytique.
La longueur du texte ou de l'extrait à
étudier ne peut être fixée dans l'absolu. Elle dépend en fait de
la question posée et des éléments de réponse à rechercher dans le
texte. On s'en tiendra donc à une limite inférieure (une demi-page,
ou moins dans le cas d'une forme poétique brève...) et à une limite
supérieure (une page et demie, éventuellement deux pages pour un
texte théâtral).
Une question écrite amène le candidat à
étudier, en lien avec l'objet d'étude ou les objets d'étude retenu(s),
un aspect essentiel du texte. Elle est formulée avec clarté et évite
toute utilisation abusive de termes techniques susceptibles de mettre
le candidat en difficulté. Elle appelle une interprétation, fondée
sur l'observation précise du texte.
Le candidat fait une lecture à haute voix
de la totalité ou d'une partie du texte à étudier, avant son exposé
ou au cours de son exposé au choix de l'examinateur.
L'exposé est ordonné. Il prend constamment appui sur le texte proposé
mais ne peut consister en un simple relevé. Il présente, de façon
libre mais adaptée, les éléments d'une réponse organisée à la question
posée.
L'examinateur n'intervient que de façon très exceptionnelle :
- pendant la durée de l'exposé, seulement si le propos du candidat
tourne court ;
- à la fin de cet exposé, s'il juge indispensable de vérifier la
compréhension littérale du texte par le candidat.
La deuxième partie
de l'épreuve
La seconde partie de l'épreuve est un entretien,
pendant lequel l'examinateur s'attache à conduire un dialogue permanent
avec le candidat.
- Les objectifs de l'entretien
L'examinateur ne se livre pas à un "corrigé"
de la première partie de l'épreuve. Il veille à ne pas exiger du
candidat la récitation pure et simple d'une question de cours. Il
cherche au contraire :
- à ouvrir des perspectives ;
- à approfondir et à élargir la réflexion, en partant du texte qui
vient d'être étudié pour aller vers :
. l'œuvre intégrale ou le groupement d'où ce texte a été extrait
;
. une des lectures cursives proposées en relation avec le texte
qui vient d'être étudié ;
. l'objet d'étude ou les objets d'étude en relation avec le texte
qui vient d'être étudié ;
- à évaluer les connaissances du candidat sur l'œuvre ou l'objet
d'étude ;
- à apprécier l'intérêt du candidat pour les textes qu'il a étudiés
ou abordés en lecture cursive ;
- à tirer parti des lectures et activités personnelles du candidat.
- La conduite de l'entretien
En liaison avec l'objet ou les objets d'étude,
l'examinateur cherche à évaluer un ensemble de connaissances et
de compétences issu des lectures de l'année. Il ouvre le plus possible
cet entretien aux lectures et aux activités personnelles du candidat,
telles qu'elles sont mentionnées sur le descriptif.
Pour cette raison, l'examinateur s'appuie sur les propos du candidat
et conduit un dialogue ouvert. Il évite les questions pointillistes.
L'examinateur se donne pour principes,
dans les appréciations qu'il porte :
- d'utiliser toute l'échelle de notation ;
- de valoriser les éléments de réussite plutôt que de pénaliser
les carences ;
- de valoriser la culture personnelle manifestée à bon escient par
le candidat.
Il importe, dans ce processus, de prendre en compte le caractère
oral de l'épreuve. On proposera donc une évaluation dans les trois
grands domaines que l'on peut alors considérer comme essentiels
: l'expression, la réflexion, les connaissances.
Le tableau qui suit résume, pour chacune des deux parties de l'épreuve,
les principales connaissances et compétences faisant l'objet de
cette évaluation :
| |
EXPOSÉ |
ENTRETIEN |
| Expression et communication |
Lecture correcte et expressive
Qualité de l'expression et niveau de langue orale
Qualités de communication et de conviction |
Aptitude au dialogue
Qualité de l'expression et niveau de langue orale
Qualités de communication et de conviction |
| Réflexion et analyse |
Compréhension littérale du texte
Prise en compte de la question
Réponse construite, argumentée et pertinente, au service d'une
interprétation
Références précises au texte |
Capacité à réagir avec pertinenceaux questions posées pendantl'entretien
Qualité de l'argumentation
Capacité à mettre en relatio et à élargir une réflexion |
| Connaissances |
Savoirs linguistiques et littéraires
Connaissances culturelles en lien avec le texte |
Savoirs littéraires sur les textes, l'œuvre, l'objet ou les
objets d'étude
Connaissances sur le contexte culturel
|
Les documents nécessaires
L'examinateur reçoit à l'avance les descriptifs
des lectures et activités des candidats qu'il aura à évaluer.
Les photocopies des textes étudiés en lecture analytique ne figurant
pas dans les manuels sont jointes aux descriptifs.
Pour l'épreuve, le candidat apporte :
- son exemplaire du descriptif des lectures et activités ;
- deux exemplaires du manuel en usage dans sa classe ;
- un jeu de photocopies des textes ne figurant pas dans le manuel,
identique à celui qui a été adressé à l'examinateur ;
- deux exemplaires des œuvres intégrales étudiées.
Le jour de l'épreuve, l'examinateur apporte les descriptifs des
lectures et activités qu'il a reçus ainsi que les textes photocopiés
joints.
Les fiches d'évaluation individuelles des candidats ainsi que les
bordereaux de notation sont remis aux examinateurs avant l'épreuve.
Tous les candidats scolaires présentent un "descriptif des
lectures et activités". En cas d'absence du descriptif, l'examinateur
le mentionne au procès-verbal et procède tout de même à l'interrogation
à partir d'un texte de son choix et après discussion avec le candidat
sur le travail accompli et les lectures faites dans l'année.
Le descriptif
En vue de l'examen oral, le professeur
rédige pour l'ensemble des élèves de sa classe un "descriptif
des lectures et activités" réalisées pendant l'année.
Ce descriptif des lectures et activités peut s'élaborer progressivement,
au cours de l'année, dans un travail concerté avec les élèves.
Il présente une série d'éléments apportant à l'examinateur les informations
nécessaires sur le travail réalisé par le candidat pendant son année
de première. Il précise de ce fait le titre et la problématique
de chaque séquence ainsi que l'objet (ou les objets) d'étude qui
sont abordé(s). Il indique également les textes (groupement ou œuvre
intégrale) étudiés à l'intérieur de chaque séquence et la démarche
retenue pour cette étude (lectures cursives ou analytiques, approches
d'ensemble retenues pour l' étude des œuvres intégrales).
Il mentionne obligatoirement et clairement - afin de faciliter le
travail des examinateurs - le manuel utilisé dans la classe, l'édition
des œuvres intégrales et les références très précises des différents
textes indiqués : édition, chapitre, page, début et fin de l'extrait.
Il donne, le cas échéant, quelques indications sur les activités
complémentaires - en particulier orales - proposées à la classe
et sur le travail personnel de l'élève.
Le descriptif est signé par le professeur et visé par le chef d'établissement.
Un exemplaire est remis à l'élève.
La mise en page - linéaire ou tabulaire - et la présentation de
ces indications sont laissées à l'appréciation de chaque professeur
ou de chaque équipe pédagogique. Dans tous les cas on veillera à
préserver la concision et la lisibilité de ce document.
Les candidats individuels ou les candidats issus des établissements
scolaires hors contrat présentent l'épreuve dans les mêmes conditions
que les candidats scolaires. Le "descriptif des lectures et
activités" est alors constitué par le candidat lui même en
conformité avec les programmes de la classe de première.
La fiche d'évaluation
La question et les références du passage
à étudier sont indiquées par écrit au candidat, au moyen d'une fiche
qui lui est remise et qu'il signe avant de commencer sa préparation.
Le modèle de fiche est porté en disponible ici
(format PDF).
Après la prestation du candidat, l'examinateur porte sur cette fiche
pour chaque partie de l'épreuve ses appréciations ainsi que le nombre
de points sur 10 attribué à la première partie et à la seconde partie.
Il signe la fiche complétée. Seule la note globale sur 20 est reportée
sur le bordereau de notation.
Cas particuliers
Pour la session 2003 de l'examen, les candidats
scolaires des établissements publics ou privés de terminale scolarisés
en classe de première avant 2001-2002 et qui ont fait le choix de
présenter l'oral de contrôle de français au second groupe d'épreuves,
présentent la liste des œuvres et des textes qu'ils ont étudiés
en classe de première. Pour les candidats des établissements publics
ou privés sous contrat, cette liste doit être signée par le professeur
et le chef d'établissement. Les candidats individuels ou les candidats
issus des établissements scolaires hors contrat constituent eux
mêmes leur liste en conformité avec les programmes de leur classe
de première.
Tous les candidats sont interrogés à partir d'un extrait d'œuvre
ou d'un texte choisi dans leurs listes par les examinateurs selon
les modalités suivantes :
- pour la première partie de l'épreuve, une question est posée sur
un des textes figurant sur la liste ;
- pour la seconde partie de l'épreuve, l'entretien appelle une mise
en relation entre le passage étudié dans la première partie de l'épreuve
et l'œuvre intégrale ou le groupement de textes d'où le passage
étudié pour la première partie de l'épreuve a été extrait.
Tous les candidats doivent présenter la liste des œuvres et des
textes qu'ils ont étudiés en classe de première. Dans le cas contraire,
l'examinateur le mentionne au procès-verbal et procède tout de même
à l'interrogation à partir d'un texte de son choix et après discussion
avec le candidat sur le travail accompli et les lectures faites
durant l'année de première.
Ces conditions particulières de passation de l'épreuve orale de
contrôle s'appliquent également à la session 2004 des baccalauréats
général et technologique mais uniquement pour les candidats qui
présentent au moins pour la troisième fois l'examen, pour la session
2005 pour les candidats qui se présentent au moins pour la quatrième
fois, pour la session 2006 pour les candidats qui se présentent
au moins pour la cinquième fois et pour la session 2007 pour les
candidats qui se présentent pour la sixième fois.
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