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Exemples :
Une amie = 3 syllabes
Je veux monter sur scène. = 6 syllabes.
Cas particuliers :
elle
consiste à dédoubler une diphtongue en deux syllabes. Cela nest
possible que pour les mots dont létymologie latine est au
départ fondée sur deux syllabes.
Exemple :
lion, latin le/onem est susceptible de donner li/on = deux syllabes.
: elle
consiste à unir deux syllabes en une seule par contraction de manière
à respecter la norme prosodique du texte. A priori, aucune contrainte
ne préside à son usage (plutôt rare).
Ils se résument dans le tableau suivant :
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Nombre
de syllabes
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Nom du vers
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Remarques particulières
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1
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monosyllabe |
Rarissime, utilisé surtout au 20e siècle
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2
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dissyllabe |
Idem
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3
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trisyllabe |
Idem
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4
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tétrasyllabe |
Souvent utilisé dans une décomposition en
plusieurs vers de lalexandrin 4/4/4
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6
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Hexamètre / *hexasyllabe |
Moitié dalexandrin, utilisé comme tel
le plus souvent.
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7
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heptasyllabe |
Rare, vers préféré de Verlaine avec lennéasyllabe
(9)
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8
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octosyllabe |
Très souple, très expressif, rythme interne
peu varié
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10
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décasyllabe |
Musical, souple, léger.
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12
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alexandrin |
Le vers le plus fréquent, le plus complexe
dans sa scansion. Malmené à compter du romantisme.
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Elles se résument dans le tableau suivant :
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Nombre
de vers
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Nom de la strophe
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Remarques particulières
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2
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distique
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Unité de base de la strophe
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3
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tercet
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Relatif au sonnet surtout, parnassien
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4
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quatrain
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Base centrale du système des strophes en
prosodie française
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6
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sizain
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Utilisé dans les poèmes longs, souvent quatrain
+ distique
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8
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huitain
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Souvent double quatrain, à analyser comme
tel, romantique
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10
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dizain
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Utilisé surtout dans les poèmes longs, tonalité
épique
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Elles peuvent obéir aux dispositions suivantes
| A |
Rimes Embrassées |
| B |
| B |
| A |
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| A |
Rimes Suivies |
| A |
| B |
| B |
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| A |
Rimes Croisées |
| B |
| A |
| B |
Chaque ligne représente un vers. Chaque extrémité
en forme de flèche représente le début ou la fin dune unité
grammaticale. Il y a rejet, contre-rejet ou enjambement lorsque
les unités grammaticales « débordent » des limites reconnues
du vers (majuscule initiale, rime).
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Vers indépendants
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Enjambement
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Rejet
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Contre - Rejet
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Elles sont organisées en principe dans le sonnet
et dans toutes les autres formes « traditionnelles » selon
une alternance rime féminine (= qui se termine par un e muet.) /
rime masculine (= toutes les autres rimes
).
Si A est masculine, B est féminine et vice versa (voir les schémas
possibles plus haut).
Elles peuvent être des assonances (ou pauvres), suffisantes ou
riches.
- Assonances - pauvres : simple proximité phonétique
(bonjour / hibou couleur /humour), usitée en poésie médiévale
ou très contemporaine
- suffisantes : deux phonèmes communs (bonjour / amour)
- Riches : plus de deux phonèmes communs (bonjour / toujours)
Nota Bene : lutilisation de lalphabet
phonétique international (API) est nécessaire pour identifier
le nombre de phonèmes en commun aisément. Suivez
ce lien pour connaître l'API.
Il sagit dun problème très délicat.
Il faut veiller à respecter certaines règles très précises en la
matière.
Dans un vers, laccentuation est la disposition
particulière des accents toniques, destinée à faire ressortir le
rythme de ce vers. Voici par exemple laccentuation dun
vers de La Fontaine :
Le long dun clair ruisseau buvait une colombe
Ces quatre accents marquants guident la diction
du vers : les syllabes soulignées doivent être prononcées plus intensément.
Pour comprendre et repérer laccentuation
dun vers, il faut savoir que :
-
Le français est une langue accentuée, en
prose comme en vers. Laccent tonique porte en général
sur la dernière syllabe dun mot (sur lavant-dernière
sil se termine par un e muet) : il consiste à donner
une intensité et une durée plus fortes à cette syllabe.
Voici par exemple, en italiques, où se placent les accents
des mots suivants : tristement, catastrophe, amour, éphémère,
plaisir, espérance, éternité.
-
Quand les mots sont groupés entre eux (groupe
verbal, groupe nominal, courte proposition), lensemble
porte un accent de groupe, toujours sur la dernière syllabe
: un clair ruisseau, bienheureux les pauvres, ne te verrai-je
plus, glissant sur leau noire. Cela ne supprime pas
laccent propre à chaque mot, mais le fait passer au
second plan.
-
Dans le vers, et particulièrement dans
lalexandrin, les accents déterminent ainsi des groupes
de mots : ils sont comme les mesures de base qui composent
le rythme densemble ; chaque groupe est suivi, après
la syllabe accentuée, dune pause plus ou moins marquée,
quon appelle coupe. Bien entendu, le lecteur garde
une certaine latitude dans sa diction. Si lon reprend
le vers de La Fontaine cité plus haut, on peut lui donner
les deux modulations suivantes :
Le long dun clair ruisseau / buvait
une colombe
Ou bien : Le
long / dun clair ruisseau / buvait / une colombe
Rythme et accentuation sont ainsi extrêmement liés
lun à lautre. Naturellement, laccentuation existe
aussi dans les textes en prose. Elle contribue à marquer le rythme
de la phrase, ses coupes, son ampleur. Elle mérite un examen attentif
dans les discours particulièrement éloquents et dans la prose poétique.
Dans lalexandrin classique, la césure est
la coupe centrale du vers, qui oblige le lecteur à marquer une pause
nette. Elle sépare le vers en deux moitiés égales ou hémistiches.
Le rythme densemble qui en résulte est dit binaire. Voici
un exemple (Musset) :
Lhomme est un apprenti, /la douleur est
son maître,
Et nul ne se connaît / tant quil na
pas souffert
La césure est obligatoire ; mais elle peut parfois
être moins nette que des coupes secondaires, comme dans ces vers
de La Fontaine :
Perrette là-dessus /saute aussi, // transportée
:
Le lait tombe; //adieu veau, /vache, cochon,
couvée.
Le rythme de lalexandrin peut devenir ternaire
lorsque le vers se constitue de trois groupes de mots ; cest
le cas du trimètre romantique ; la césure disparaît (à loreille)
au profit de deux coupes marquées (Baudelaire) : Chacun plantant,
//comme un outil, //son bec impur
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