SCIENCES
PHYSIQUES
BACCALAUREATS PROFESSIONNELS
Arrêté du 9-5-1995. JO du 17-5-1995
NOR: MIENL9500815A
RLR : 543-la
MEN - DLC Al
Vu D. n°85-1267 du 27-11-1985; D. n°86-379 du 11-3-1986mod.; A. du 14-3-1986mod; A. du 31-3-1987 mod. ;A. du 9-6-1987mod.; Arrêtés du 16-6-1987mod.; A. du 12-8-1987 mod. ; A. du 20-8-1987 mod. ; A. du 3-5-1988 mod. ; A. du 6-5-1988 mod. ; Arrêtés du 12-3-1990 mod. ; A. du 237-1990 mod. ;Arrêtés du 19-7-1990 mod. ; Arrêtés 12-9-1990 mod. ; A. du 27-9-1990 mod. ;Arrêtés du 7-8-1991 mod. ; A. du 26-9-1991 mod. ; A. du 30-8-1997 mod. ; A. du 30-7-1992 mod. ; A. du 317-1992 mod. ; A. du 31-8-1992 mod. ; A. du 19-3-1993 mod. ; A. du 2-6-1993 mod. ;Arrêtés du 21-11994; A. du 1-3-1994; Avis du CNP; Avis du CNESER du 3-4-1995; Avis du CIC du 6-4-1995; Avis du CSE du 12-4-1995
Article 1 - La présentation et les éléments constitutifs des programmes de sciences physiques applicables dans les classes préparant au baccalauréat professionnel sont définis à l'annexe 1 du présent arrêté.
Article 2 - Le programme de sciences physiques de chaque spécialité du baccalauréat professionnel est défini à l'annexe II du présent arrêté.
Article 3 - Les programmes de sciences physiques définis conformément aux dispositions des articles ci-dessus s'appliquent, à la rentrée de l'année scolaire 1996-1997 pour la classe de première professionnelle, à la rentrée de l'année scolaire 1997-1998 pour la classe de terminale professionnelle.
Article 4 - Les programmes de sciences physiques figurant en annexe des arrêtés sus-visés sont abrogés à compter de la rentrée de l'année scolaire 1996-1997 pour la classe de première professionnelle, à compter de la rentrée de l'année scolaire 1997-1998 pour la classe de terminale professionnelle.
Article 5 - Le directeur des lycées et collèges est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 9 mai 1995
Pour le ministre de l'éducation nationale et par délégation,
Le directeur des lycées et collèges
Christian FORESTIER
Annexe I
PRÉSENTATION ET ELEMENTS CONSTITUTIFS DES PROGRAMMES
I- EXPOSE DES MOTIFS
1 - Les objectifs de sciences physiques
La formation de sciences physiques dispensée dans le
cadre des programmes de baccalauréat professionnel a pour objet de développer
les éléments de culture scientifique nécessaires à
tout citoyen et de faire acquérir des méthodes et des connaissances
scientifiques fondamentales et spécialisées qui faciliteront l'appropriation
de la formation professionnelle.
Il faut notamment
- apporter aux élèves (1) les éléments de compréhension
des fondements théoriques des formations professionnelles qu'ils reçoivent
;
- leur permettre de s'adapter à l'évolution des techniques, de
disposer des éléments nécessaires aux évolutions
probables dans leur vie professionnelle;
- leur donner une formation équilibrée qui leur permette d'accéder,
par des parcours adaptés, à d'autres niveaux de formation ;
- leur donner la connaissance et la culture scientifiques nécessaires
pour appréhender de façon avisée et responsable les questions
que soulève le développement des sciences dans le monde contemporain
: sauvegarde de l'environnement, maîtrise et choix des sources d'énergie,
sécurité, santé...
Les choix opérés dans chaque spécialité l'ont été
en étroite concertation avec les enseignements professionnels. La meilleure
articulation a été recherchée également avec l'enseignement
de mathématiques et avec les programmes de sciences physiques des BEP
pour éviter les décalages dans les apprentissages préjudiciables
à la qualité de la formation et donc à la réussite
des élèves.
Il convient de rappeler que les sciences physiques, comme les autres enseignements,
visent à donner aux élèves des méthodes générales
de travail et qu'elles doivent contribuer à développer la qualité
de leur expression écrite et orale en langue française.
2 - La forme du programme
Pour répondre à ces différents objectifs,
les nouveaux programmes de sciences physiques de baccalauréats professionnels
comportent une formation méthodologique de base commune à toutes
les spécialités où un enseignement de sciences physiques
est assuré et un ensemble d'unités de formation spécifiques.
Afin
de faciliter l'adaptation de cet enseignement aux différentes structures
(scolaires, formation d'adultes, CFA ...) le programme présente globalement
l'ensemble des connaissances à acquérir et des compétences
à développer : notamment pour les formations scolaires, il ne
distingue pas les programmes de première professionnelle et de terminale
professionnelle.
3 - L'organisation pédagogique
Les choix faits dans la définition des contenus d'enseignement
supposent le plus souvent possible la pratique d'activités expérimentales
par les élèves eux-mêmes lors de travaux pratiques ou en
classe laboratoire. Outre l'intérêt qu'elle présente vis
à vis de l'appropriation de techniques et de concepts, la démarche
expérimentale - qui est au fondement de ces programmes - contribue
à former les esprits à la rigueur et à l'honnêteté
intellectuelle.
Au cours des séances de TP l'enseignant conduit les élèves
à mettre en oeuvre des méthodes expérimentales, à
réaliser des montages, à effectuer des observations et des mesures,
il suscite leur réflexion sur la pertinence des résultats. L'enseignant
accorde, également en liaison avec les disciplines professionnelles,
une large place aux questions relatives aux nuisances sur l'environnement ainsi
qu'à la sécurité des personnes et des biens. Il s'implique
dans l'exploitation des périodes de formation en milieu professionnel.
L'utilisation des calculatrices étant généralisée
dans la vie familière, il ne serait pas concevable de se priver de l'apport
de leur emploi dans l'enseignement des sciences physiques; cependant cet emploi
ne doit pas faire obstacle à la pratique du calcul mental pour la détermination
des ordres de grandeur. Quel que soit le moyen mis en oeuvre pour effectuer
les calculs numériques, l'enseignant habitue les élèves
à s'interroger sur la vraisemblance de la valeur trouvée.
L'utilisation des ordinateurs et des interfaces doit être encouragée,
notamment en travaux pratiques, dès lors que l'équipement de l'établissement
le permet. Cette utilisation est orientée dans différentes voies
en particulier l' acquisition et le traitement de données et la modélisation..
(1) Dans l'ensemble de ce texte on désignera par élève toute personne qui suivra l'enseignement de sciences physiques, que cet enseignement soit ou non dispensé en milieu scolaire.
II - LA FORMATION METHODOLOGIQUE DE BASE
1 - Le principe
Les acquis en sciences physiques des futurs candidats à un baccalauréat professionnel sont très différents suivant les formations qu'ils ont reçues auparavant, liées notamment à la diversité des programmes des BEP mais également à celle des parcours suivis. La formation méthodologique de base, commune à toutes les spécialités dans lesquelles les sciences physiques sont enseignées, a pour objet de revoir et de compléter les acquis fondamentaux et d'aider à l'appropriation de méthodes : elle permet ainsi à l'enseignant d'aborder l'étude des unités spécifiques sur la base de compétences communes. Par la maîtrise des compétences et des connaissances fondamentales qu'elle vise, la formation méthodologique de base rend aussi envisageable un éventuel changement de voie de formation voire une poursuite ultérieure d'études. Elle facilitera l'adaptation à l'évolution de la profession et la progression dans la carrière professionnelle.
2 - La forme du programme
Le programme de la formation méthodologique de base
précise les compétences exigibles (savoir-faire et connaissances
à mettre en œuvre) que les élèves doivent acquérir.
Ces compétences exigibles sont explicitées dans le paragraphe
1 du document " formation méthodologique de base "
ci-après, partie A.
Elles sont acquises lors de séances de travaux pratiques durant lesquelles
le professeur conduit l'élève à se poser des questions
relatives au bien fondé d'une méthode ou d'une technique, à
la précision des mesures, à leur reproductibilité, au choix
d'un appareillage, à la qualité d'un produit élaboré,
au rendement d'une synthèse, au respect des consignes de sécurité.
L'élève est placé dans différents champs de la physique
et de la chimie afin de montrer la permanence de ces questions et des approches
pour leur apporter des réponses ainsi que pour généraliser,
à chaque fois que cela est possible, les méthodes utilisées.
Les champs dans lesquels doivent être mises en œuvre les compétences
de base sont explicités dans la colonne de gauche du document. La colonne
de droite propose des exemples d'activités expérimentales possibles
: leur choix relève de la responsabilité de l'enseignant en fonction
des acquis des élèves ainsi que des matériels disponibles
et des besoins constatés dans la spécialité concernée.
Aucune des activités expérimentales figurant dans le tableau n'est
donc obligatoire ; le professeur peut préférer d'autres exemples
en s'inspirant notamment des activités supports des unités spécifiques.
Il est par contre demandé, dans un souci de formation équilibrée,
de mettre en œuvre au moins une activité expérimentale dans chaque
champ d'application (électricité I, électricité
II, mécanique, acoustique, optique, chimie I, chimie II).
La formation méthodologique de base n'est donc pas un tronc commun, formule
qui conduirait à des activités identiques dans tous les baccalauréats
professionnels. Il s'agit par contre de mettre en œuvre des activités
expérimentales prenant en compte les spécificités du baccalauréat
professionnel considéré et de dégager à travers
elles des méthodes et des savoir-faire expérimentaux généraux.
3 - L'organisation Pédagogique
La formation méthodologique de base est dispensée
au cours de séances de travaux pratiques de 2 heures.
Le plus souvent, les sujets de ces séances sont indépendants les
uns des autres.
Durant ces séances, les élèves sont entraînés
à dégager les méthodes mises en œuvre l'enseignant rappelant
et complétant les connaissances fondamentales de physique et de chimie
relatives au champ d'application choisi dans la colonne de gauche du tableau.
Un compte rendu de travaux pratiques, correctement rédigé, est
généralement demandé en fin de séance.
La formation méthodologique de base est enseignée de façon
sensiblement égale sur les deux années du cycle de formation,
avec une répartition qui s'articule harmonieusement avec l'étude
des unités spécifiques. 20 à 30 % de l'horaire global lui
est consacré.
III - LES UNITES SPECIFIQUES
1 - Le principe
Les unités spécifiques apportent aux élèves
des méthodes et des connaissances dans des champs particuliers des sciences
physiques dans le but de faciliter l'appropriation immédiate des formations
professionnelles.
Les unités spécifiques retenues pour un baccalauréat professionnel
donné sont donc celles dont l'apport est particulièrement important
pour la formation professionnelle de ce baccalauréat.
Le professeur de sciences physiques doit veiller à développer
l'enseignement des unités spécifiques en relation étroite
avec ses collègues des enseignements professionnels.
2 - La forme du programme
La rédaction du programme des unités spécifiques fait apparaître des contenus, des exigences, des activités support et des commentaires.
Les contenus
Dans la colonne contenus figure la liste des notions qui
doivent être traitées dans le cours. Cette liste n’a, en aucune
manière, pour objet de suggérer un ordre de présentation
des différentes rubriques.
Une étroite concertation avec les professeurs d'enseignement professionnel
permet de déterminer la progression la mieux adaptée.
Les exigences
La colonne exigences énumère la totalité des savoir-faire
théoriques et expérimentaux exigibles lors des contrôles
et à l'examen.
Les relations mathématiques entre des grandeurs physiques qui sont la
traduction immédiate des savoir-faire théoriques exigibles doivent
pouvoir être explicitées par les élèves ainsi que
les formules qui devaient être acquises dans les classes antérieures
; la connaissance de toute autre relation ou formule n'est pas exigible sauf
mention explicite contraire dans le programme: "formule à connaître".
En conséquence, si des formules non exigibles sont nécessaires
pour la résolution d'une question, elles seront données dans l'énoncé
de la question qu'il s'agisse d'un contrôle ou de l'examen, aucun formulaire
de physique n'étant autorisé durant les épreuves.
On remarque que seul un très petit nombre de " formule à
connaître " figure dans la colonne des exigences. Il est en
effet apparu préférable de demander aux élèves de
savoir exploiter une relation fournie plutôt que d'avoir une connaissance
encyclopédique de relations mal assimilées.
Les activités support
Les activités support constituent des exemples d'activités,
le plus souvent expérimentales, que le professeur ou les élèves
peuvent mettre en œuvre.
Les exemples proposés sont généralement adaptés
à l'ensemble des baccalauréats professionnels concernés
par l'unité spécifique.
Aucun des exemples suggérés n'est obligatoire, le professeur devant
d'ailleurs préférer faire appel à des activités
support qu'il juge plus directement en rapport avec le baccalauréat professionnel
concerné.
Les commentaires
Les commentaires ont pour objet d'apporter aux professeurs des précisions
sur le programme.
Il peut s'agir notamment de limiter les développements du programme,
d'apporter des informations d'ordre pédagogique ou scientifique, de donner
des indications sur la manière de prendre en compte telle ou telle particularité
d'un baccalauréat professionnel donné.Les commentaires des
programmes obligent les auteurs de sujet et les examinateurs.
3 - L'organisation pédagogique
L'enseignement des unités spécifiques est essentiellement
dispensé en classe laboratoire ou en travaux pratiques.
Durant ces séances le professeur dégage les connaissances et les
savoir-faire particulièrement essentiels à la formation professionnelle
et met en œuvre des méthodes, notamment celles acquises dans la formation
méthodologique de base.
Le professeur établit sa progression en prenant en compte :
- les besoins de la formation professionnelle,
- les acquis de mathématiques,
- sa programmation de la formation méthodologique de base.
Afin de faciliter la gestion de son enseignement, les contenus spécialisés
de sciences physiques ont été répartis entre les unités
spécifiques (partie B ci-après) en prenant en compte les volumes
horaires nécessaires pour les traiter. Les durées indicatives,
portées sur chaque unité spécifique, incluent le temps
à consacrer aux contrôles.