Sous-domaine "Variations et relations"

Le point fort des élèves français est certainement le sous-domaine intitulé " Changements et relations ", qui les place au 10ème rang des élèves de l'OCDE. Ils y obtiennent leur meilleur score, tendance déjà constatée lors de l'évaluation PISA 2000. Cela s'explique en partie par le fait que l'étude des fonctions est un point fort de l'enseignement des mathématiques en France. On constate en particulier que tout ce qui concerne la lecture directe de graphiques est très bien réussi (de 72,4 % à 97% de bonnes réponses). Nos élèves étudient fréquemment et dans diverses matières des graphiques de différentes natures. Par contre, ils sont un peu moins à l'aise lorsqu'il s'agit d'interpréter les " les variations " d'une courbe. Voici deux exemples illustrant ce sous-domaine.

Exemple 1 : "MARCHE A PIED"

Question 1 : Marche à pied Taux de réussite France : 43,2 % (7ème rang sur 30 pays) Taux de réussite moyen de l'OCDE : 36,3 %
Question 3 : Marche à pied Taux de réussite France : 24 % (10ème rang sur 30 pays) Taux de réussite moyen de l'OCDE : 20,6 %

Cette question de l'exercice " Marche à pied " est réussie par un peu plus de quatre élèves sur dix. En effet, il s'agit en fait de résoudre une équation de la forme a/x=b qui n'est pas celle que les élèves maîtrisent le mieux ! Il est d'ailleurs intéressant à ce sujet de remarquer que un peu plus de 17 % des élèves substituent correctement les nombres dans la formule mais aboutissent à une réponse incorrecte ou ne donnent pas de réponse.

 

Exemple 2 : "CROISSANCE"

Question 1 : Croissance Taux de réussite France : 79,6 % (2ème rang sur 30 pays) Taux de réussite moyen de l'OCDE : 67 %
Question 3 : Croissance Taux de réussite France : 52 % (11ème rang sur 30 pays) Taux de réussite moyen de l'OCDE : 44,8 %
Question 2 : Croissance Taux de réussite France : 79,5 % (3ème rang sur 30 pays) Taux de réussite moyen de l'OCDE : 68,8 %

La lecture directe du graphique est réussie par 4 élèves français sur 5 pour la question 1 de l'exercice "Croissance" ci-dessus, Ce type d'activité est en effet pratiqué dès le collège, et pas uniquement en mathématiques : à 15 ans, les élèves français ont étudié des graphiques de toutes sortes, fréquemment et dans diverses disciplines. Ils maîtrisent donc très bien cette compétence.

En revanche, les élèves français sont un peu moins à l'aise lorsqu'il s'agit d'interpréter les " variations " comme dans la question 3. Cette question n'est réussie que par une moitié des élèves français, ce qui peut avoir différentes origines : le fait de devoir fournir une explication peut bloquer certains élèves (les non réponses sont trois fois plus importantes qu'à la question évoquée précédemment : env. 15 % par rapport à 4,5 %) mais aussi le fait que cette explication requiert des connaissances sur les variations de croissances. La notion de taux de variation a en effet disparu de la classe de seconde.

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