La cartographie
Les origines de la cartographie
Il semble que la plus ancienne carte authentifiée soit une fresque, découverte
dans les années 1960 lors des fouilles archéologiques à Çatal Höyük, dans
le centre de la Turquie. Datée de 6 200 ans av. J.-C., elle représente
un plan de ville stylisé et le volcan Hassan Dag tout proche en éruption. Cette
carte est plutôt une image sacrée et n'avait aucune prétention utilitaire. Une
carte également très ancienne, elle remonte à 3800 av. J.-C., est
une tablette sumérienne en terre cuite sur laquelle figure le parcours de l'Euphrate
à travers le nord de la Mésopotamie. Les Assyriens et les Égyptiens utilisaient
des tablettes de terre cuite ou de métal et des papyrus indiquant des itinéraires
ou des limites de propriétés afin d'en estimer les surfaces en vue de l'imposition.
Ces limites étaient, en Égypte, effacées chaque année par la crue du Nil et ces
premières cartes permettaient d'en fixer les contours à partir de mesures directes
sur le sol.
La Grèce antique jette les bases de la cartographie scientifique.
Les savants grecs se fondent d'abord sur les observations ponctuelles rapportées
par les navigateurs, commerçants ou guerriers, qui ont sillonné la Méditerranée
dès le IIe millénaire; ils cherchent à préciser les contours du Bassin méditerranéen
et à connaître la forme de la Terre. Aristote démontre la sphéricité de la Terre,
et Ératosthène, un siècle plus tard, calcule sa circonférence avec une remarquable
précision. À partir de ces données, l'astronome Hipparque (190-125 av. J.-C.)
propose un canevas de la surface terrestre découpé par un réseau de parallèles
et de méridiens: c'est le premier essai de projection cartographique. Les principales
cartes réalisées par les Grecs sont l'uvre de Strabon (vers 58 av. J.-C.
- entre 21 et 25 apr. J.-C.) et de Ptolémée (vers 100 - vers 170 apr. J.-C.):
ce dernier réalise un ensemble de cartes régionales, dont une carte générale de
la Méditerranée, redécouverte et utilisée au XVIe siècle, mais il reprend,
pour la mesure de la circonférence terrestre, les mesures fautives de Posidonios
de Rhodes (135-50 av. J.-C.).
Les ingénieurs grecs dirigèrent la
réalisation des cartes romaines, dans le cadre d'un inventaire général de l'Empire.
L'objectif étant essentiellement militaire et administratif (cadastre), l'intérêt
fut porté sur la représentation des frontières, des villes et des grands itinéraires
terrestres.

Carte du monde, milieu XIe siècle
Pour se localiser sur la terre, il est nécessaire d'utiliser un système géodésique duquel découlent les coordonnées géographiques figurant sur les cartes. Celles-ci peuvent être exprimées soit sous la forme de longitude et latitude (coordonnées dites géographiques), soit en représentation cartographique plane (coordonnées dites en projection).
Sur les cartes IGN, deux systèmes géodésiques sont figurés sous forme de coordonnées dans la marge :
Coordonnées géographiques
Exprimées en grades ou en degrés sexagésimaux, les coordonnées géographiques donnent la latitude et la longitude d'un lieu par rapport à un méridien origine :

Projection et coordonnées planes
Pour les besoins cartographiques, on doit représenter sur une surface plane l'ellipsoïde, image de la terre, ce qui nécessite l'utilisation d'une projection. Les coordonnées planes ainsi obtenues rendent plus faciles les calculs.
Les déformations engendrées par la projection n'ont que très peu d'incidence sur les calculs pour les cartes topographiques à grande échelle. Les projections associées aux systèmes géodésiques utilisés en France sont les suivantes :
La France métropolitaine est sur 3 fuseaux UTM : UTM Nord fuseaux 30, 31 et 32.

La France métropolitaine est découpée en 4 zones : Lambert I, II, III, IV (Corse). Pour des besoins de représentation globale de la France une projection Lambert II étendu a été créée.

Références
Site de l'IGN http://www.ign.fr