Une classe linguistique est aussi,
ou d’abord,
une classe de découverte.
C’est un « temps fort » entre un
« avant » et un « après ».
Elle est directement en prise avec le projet d’école.
Dans un milieu différent les objectifs sont :
·
·
Au niveau des attitudes :
Äexplorer, s’approprier, s’organiser,
respecter, observer, communiquer…
·
·
Au niveau des savoir-être :
Ädevenir autonome, apprendre la vie
collective, réaliser en équipe, assumer son quotidien…
L’école ailleurs c’est :
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·
Créer la rupture pour s’inscrire dans la continuité :
ÄRupture de lieu, d’habitudes, de
rythme, de personnel d’encadrement, de représentations
ÄRupture de lieu, de temps, de modes
de relation, afin également de générer une autre rupture, dans le rapport au
savoir et à la démarche d’apprentissage.
Mais une rupture ne suffit pas, cela n’est pas une fin
en soi, sous peine d’activisme.
Il faut donc éviter le kaléidoscope d’impressions.
Un projet solide est absolument nécessaire.
L’acte d’apprendre passe par d’autres voies que la
transmission d’un savoir.
Partir en
« classe ailleurs » c’est pour l’Enseignant faire le choix d’une démarche
de construction des savoirs qui s’étend généralement sur la durée de l’année
scolaire.
La classe de
découverte est alors plus qu’une parenthèse dans la scolarité, mais devient
l’accentuation d’une attitude tout au long de l’année scolaire.
L’enfant et le projet
L’enfant
dans le projet
Une classe de découverte n’est pas un programme, un
enfermement dans un catalogue d’activités.
C’est, parmi une liste de choix possibles,
d’opportunités, de richesses, monter un projet éducatif.
Et l’enfant doit avoir sa place dans la construction
de ce projet.
Ce dernier ne prendra du sens, que si l’enfant accède
également au sens du projet.