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Pistes de travail données par Catherine FLAMERION,
conseillère pédagogique en arts visuels.
A partir de
l'exposition France DE RANCHIN "LABYRINTHE(S)"
Être capable :
d’occuper
l’espace autrement
d’explorer,
transformer lignes et formes pour créer une structure dans l’espace
d’associer
plusieurs opérations plastiques pour créer des œuvres en deux ou en trois
dimensions
de produire des
images en visant la maîtrise des effets et du sens
de connaître
des œuvres du patrimoine et établir des liens avec ses propres productions

FORMER UN LABYRINTHE
TRACER
- Utiliser une page quadrillée (régulière ou irrégulière) et tracer
en se servant des lignes : fixer d’abord le contour géométrique,
s’il y a une ou plusieurs entrées, si l’on va vers le centre, si on le
traverse avec entrée et sortie…
Le quadrillage proposé peut être un frottage ou une photocopie de photo
d’une structure existante (grillage, plaque égout, grille, plaque métallique…)
- Prisonniers du labyrinthe : placer des formes abstraites ou des
personnages, tracer le labyrinthe autour de ces formes
- Inscrire le labyrinthe dans une forme irrégulière, en fonction de
l’objet à atteindre au centre, varier les types de lignes (et les épaisseurs) :
tirets, pointillés, zig-zag, ondulations…en accord avec le thème traité
- Constituer les cloisons par des bandes de canson de différentes couleurs
et de différentes formes, posées à plat ou légèrement superposées
- Imaginer un labyrinthe où les cloisons seraient des lignes d’écriture,
éléments d’une histoire
- Graver un labyrinthe dans une matière meuble (sable, terre, monotype…)
ou sur une carte à gratter (craie grasse épaisse couverte d’encre de chine,
on grave l’encre sèche)
- Placer des objets formant des chemins (trombones, dominos, sucres,
boutons…), puis tracer au bord de ces objets, on obtient un labyrinthe.
* On peut
coller les objets, colorer les chemins.
* On peut
réaliser un frottage sur ces objets.
* On peut
découper les chemins, pour obtenir un labyrinthe en creux :
- découpé dans un canson noir et mis sur une fenêtre pour voir le paysage
dans le lab.
- placé sur une image, il faudra deviner cette image
- placé sur un miroir, sur un tissu…
- Travailler par modules : sur des carrés (ou autres formes géométriques)
de taille identique ; repérer sur trois côtés, à la même place et de même
largeur l’extrémité de chemins. Chacun forme son réseau à l’intérieur
du carré en respectant les sorties données, assembler tous les carrés,
les chemins se rejoignant, en un grand labyrinthe.
INSTALLER
- Prendre des bandes de cartoline (20 cm environ) et faire des
« modules », un angle ou deux angles par module, mettre ces éléments
l’un contre l’autre, sur champ, sur un fond, les vides constitueront des
chemins.
Éventuellement, photographier exactement au-dessus ou en oblique ou en vue
rasante.
Idem avec des colombins de terre ou de pâte à sel ou de papier aluminium.
Ces labyrinthes peuvent être placés à plat ou au mur.
- Même idée dans un couvercle de boîte et cloisons de carton, on y fait
circuler une bille (flipper)
- En extérieur, installer un labyrinthe, avec soit des éléments naturels
(branches, cailloux, fleurs…), soit des objets (feuilles, bandes de
papier, bouteilles, tissu, ficelle/ruban, cônes, blocs EPS, foulards…).
Inviter une autre classe à le visiter.
Photographier, si possible de haut.
- Avec des éléments légers (pailles, plumes, bandes de plastique de
couleur…), reproduire un labyrinthe dessiné sur papier, ou le faire
directement, puis le suspendre en mobile

ASSOCIER UN LABYRINTHE
A UNE AUTRE CHOSE POUR JOUER SUR LE SENS
Idées associées au labyrinthe :
complexité, sinuosité, se perdre, triompher des difficultés,
ingéniosité, une quête
- Tracer un labyrinthe dans le plan d’une ville ou du
village, dans le feuillage d’un arbre…
- Associer un labyrinthe à l’image de l’intérieur du corps (cerveau,
système sanguin, intestin…)
- Superposer un labyrinthe à une image (un portrait, un paysage…), à un
miroir, quel changement de sens intervient ?
- Le labyrinthe et les contes : réaliser une production faisant penser
au Petit Chaperon Rouge, au Petit Poucet, Hansel et Gretel, le prince en
route vers la Belle au Bois Dormant

VOLER, le rêve de l’homme
- Détourner, s’approprier les dispositifs volants connus en y insérant
des dessins, des couleurs, des matériaux inhabituels : cerf-volant,
parachute, comète, montgolfière, avion (papier plié). Imaginer une
machine volante (cf L de Vinci)
-Thème de l’oiseau : imaginer un oiseau inconnu, merveilleux ou menaçant,
en 2 ou en 3 dimensions, fait par assemblage de matériaux ou d’objets détournés,
par changement de couleurs
- A partir d’une plume, réaliser un OVNI, en y ajoutant quelques petits
éléments
- Les hommes volants aujourd’hui : quelles seraient les attitudes, le
matériel (cf Folon, Matisse), imaginer, dessiner un homme-oiseau
- Les vues aériennes : lecture d’images (cf Y. A. Bertrand)
Imaginer une installation au sol avec fragments de papier ou de matières et
petits objets… photographier exactement en plongée à 90°, en cadre serré,
pour créer l’ambiguïté et faire croire à une photo aérienne

LES MONSTRES issus de
deux êtres (le Minotaure)
- Réaliser des appariements surprenants par photomontages ou
assemblages d’objets détournés :
homme/animal
animal/anima
animal/objet
homme/objet
animé/inanimé

REFERENCES
- Les traces anciennes de labyrinthes : crétois, romain,
médiéval (dans les cathédrales)
- Le labyrinthe utilisé dans des affiches contemporaines, dans la peinture
(Keith Haring)
- La chute d’Icare, thème permanent dans l’histoire de l’art :
Breughel, Rodin, Matisse, Picasso (siège de l’Unesco Paris)
- Le rêve de l’homme , voler : les machines de Léonard de
Vinci, aujourd’hui celles de Panamarenko, les hommes volants de Folon,
« éloge de la paresse » de Philippe Ramette
- Le Minotaure : sujet récurent chez Picasso (parfois lui-même, mais
aussi symbole de l’instinct primaire, force brute face à la délicatesse,
la légèreté, l’intelligence), celui de Masson (surréaliste) porte le
labyrinthe dans son corps.
Les monstres hybrides : César/Centaure, Magritte/sirène, Thomas Grünfeld
(contemporain) associe en taxidermie des moitiés d’animaux différents. |