![]() plaque émaillée : "les Juifs sont indésirables ici" |
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| "La mémoire de la Shoah ne relève plus exclusivement de l'Histoire. C'est une mémoire commune. En prenant cette place centrale, elle est devenue un point d'articulation et de frottement avec d'autres mémoires, celle de la Résistance par exemple, qui a longtemps occulté l'importance du crime raciste et de l'entreprise de nettoyage social mise en place par les nazis." | Philippe Mesnard, maître de conférences en littérature moderne, université de Marne-la-Vallée, Consciences de la Shoah. Critique des discours et des représentations, éd. Kimé, 2000. |
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Mais dans les camps, l’homme devient aussi cet être invincible capable de partager jusqu’à son dernier mégot, jusqu’à son dernier morceau de pain, jusqu’à son dernier souffle, pour soutenir les camarades. C’est à dire, ce n’est pas dans les camps que l’homme devient cet animal invincible. Il l’est déjà. C’est une possibilité inscrite dès toujours dans sa nature sociale. Mais les camps sont des situations limites, dans lesquelles se fait plus brutalement le clivage entre les hommes et les autres. Réellement, on n’avait pas besoin des camps pour savoir que l’homme est l’être capable du meilleur et du pire. C’en est désolant de banalité, cette constatation." | Jorge Semprun, écrivain espagnol, Le grand voyage, 1963 Jorge Semprun a été déporté à Buchenwald. > L’Ecriture ou la vie de Jorge Semprun |
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| "Cessez enfin de répéter qu'Auschwitz ne s'explique pas, qu'Auschwitz est le fruit de forces irrationnelles, inconcevables pour la raison, parce que le mal a toujours une explication rationnelle. Écoutez-moi bien, ce qui est réellement irrationnel et qui n'a pas vraiment d'explication, ce n'est pas le mal, au contraire : c'est le bien." | Imre Kertész, écrivain hongrois, déporté à Auschwitz en 1944, prix Nobel de Littérature 2002, Kaddis a meg nem született gyermekért (Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas) |
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| "Tout ce que Rudolf (Höss) fit, il le fit non par méchanceté, mais au nom de l'impératif catégorique, par fidélité au chef, par soumission à l'ordre, par respect pour l'État. Bref, en homme de devoir : et c'est en cela justement qu'il est monstrueux." | Robert Merle, écrivain français, la Mort est mon métier, 1953 |
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