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Deux candidates au concours général de mathématiques au lycée Philippe Lebon de Joinville (52)
Actualités générales

Le concours général est une institution vénérable : créé en 1747 pour récompenser les meilleurs lycéens parisiens, il s'est progressivement étendu et modernisé.

Le concours général des lycées et des métiers

Le concours général s'adressait au départ aux garçons des lycées parisiens et il s'est ouvert aux élèves de province et aux filles en 1924.

Limité à l'origine au français, au latin, au grec, à l'histoire, aux mathématiques et à la physique, il s'ouvre en 1981 aux disciplines technologiques et en 1995 aux spécialités du baccalauréat professionnel.

Le concours général des lycées et des métiers a pour fonction de distinguer les meilleurs élèves et de valoriser leurs travaux, avec l'objectif que leur prestation puisse servir de référence à l'ensemble des classes.

Il s'adresse aux classes de première et aux terminales des lycées d'enseignement publics et privés sous contrat, aux classes terminales des lycées d'enseignement professionnel publics et privés sous contrat ainsi qu'aux apprentis en année terminale de formation en centre de formation d'apprentis.


Le concours général de mathématiques

Le concours général de mathématiques existait jusqu'à présent uniquement pour les élèves de terminale S. La session 2017, qui tombe les premiers jours de la semaine des mathématiques, voit la création d'une épreuve à destination des élèves de terminale ES et L, spécialité mathématiques.

La création de cette épreuve veut reconnaître la place des mathématiques dans ces deux séries et répond à une demande d'élèves ayant montré un intérêt particulier et des capacités dans cette discipline, par exemple lors des épreuves des olympiades de première.

En France, les classes de Terminale ES comptent environ 120 000 élèves dont plus de la moitié a choisi la spécialité mathématiques, tandis que la série L compte environ 5 000 élèves ayant choisi la spécialité mathématiques. Parmi ces élèves, nombreux seront ceux qui s'orienteront après le baccalauréat vers une filière où les mathématiques interviennent.

Clervie Ganci et Justine Miche représenteront leur établissement de Joinville

Deux professeurs du lycée Philippe Lebon de Joinville (52), Mme Ouafella et M. Pierquet et deux de leurs élèves qui se présentent cette année au concours général de mathématiques, Clervie Ganci (Terminale ES) et Justine Miche (Terminale S) ont accepté de répondre à quelques questions en amont de l'épreuve pour nous expliquer l'enjeu que revêt à leurs yeux ce concours.

Service Com : Pourquoi inscrire ces deux élèves au concours ?

Mme Ouafella : Cela reste un concours historique. C'est un "plus" pour elles d'être inscrites à ce genre de concours et d'y participer. Ensuite cela reste une manière de distinguer nos meilleurs élèves et cette année, on en a de très bons. On espère qu'elles seront bien classées à l'issue de celui-ci.

M. Pierquet : Ça permet de faire d'autres mathématiques ; je pense que les élèves de terminale S inscrits au concours s'en rendront compte en faisant les épreuves blanches de cet après-midi. Ce sont des mathématiques très particulières donc cela permet aussi de tester des choses avec des élèves ciblés.

SC : L'intérêt pédagogique est donc de faire des mathématiques d'une manière différente ?

M. Pierquet : Oui, ce que l'on ne peut pas faire avec tous les lycéens car c'est un niveau très élevé et ce n'est pas du tout dans l'esprit du Bac, qui sanctionne la fin des études secondaires. C'est quelque chose qui n'a rien à voir, ça permet de leur montrer des choses nouvelles. Cela nous permet aussi de travailler un peu différemment dans l'optique de ce concours général.

Mme Ouafella : Effectivement ce n'est pas dans le même esprit que le Bac où le niveau est plus facile mais cela permet quand même de travailler pendant un long laps de temps, ici, cinq heures sur une épreuve.  Donc je trouve qu'à quelques mois du bac ça reste un bon exercice pour les élèves. Ca balaye beaucoup de chapitres, les exercices concernent plusieurs thèmes à la fois, c'est vraiment un bon entraînement.

SC : Parole aux élèves maintenant. Pourquoi avez-vous accepté de vous présenter à ce concours ? Qu'est-ce qui vous a motivé ?

Clervie : Je me suis dit que c'était un concours dans lequel je n'avais rien à perdre et que je pouvais toujours essayer. C'est aussi un moyen de mieux connaître mon niveau.

Justine : Moi, c'est dans l'optique de m'entraîner au Bac. Voir comment je gère mon stress, mon temps.

SC : Vous envisagez donc plutôt ce concours comme une pré-épreuve pour le bac. Comment vous y préparez-vous ? Avez-vous des temps spécifiques avec vos professeurs ? Vous entraînez-vous seules sur internet, par exemple ?

Clervie : Pour l'instant c'était plutôt seules mais nous allons avoir l'aide de nos professeurs pour les chapitres que nous n'avons encore pas vus. On s'entraîne bien aussi en cours de maths.

M. Pierquet : Pour les élèves de Terminale ES, c'est une épreuve nouvelle, il n'y a pas encore d'annales, il y a quelques exercices sur lesquels on peut s'appuyer mais c'est un peu l'inconnu pour les exercices qui risquent de tomber. Vous allez un peu être pilotes cette année pour ce concours. Souvent on utilise les heures d'accompagnement personnel (AP) pour différencier et faire travailler les élèves qui vont passer le concours général.

SC : Quels sont les thèmes sur lesquels risquent de porter les épreuves du concours ?

M. Pierquet : Les thèmes balayent les programmes de Première et de Terminale, y compris les notions qui seront abordées en fin d'année. Globalement, les élèves étudient les mêmes parties de programme en fin d'année mais il se peut qu'ils tombent sur des points de cours qu'ils n'ont pas traités.

SC : Clervie et Justine, qu'envisagez-vous comme études post-Bac ?

Justine : Je vais m'inscrire en première année de médecine.

Clervie : J'envisage un DUT "carrière sociale option gestion urbaine".

M. Pierquet : Justine et Clervie sont deux élèves qui sont très à l'aise en maths. Elles vont se rendre compte que cela n'a rien à voir avec l'épreuve du Bac.

SC : Est-ce que vous ressentez un trac, une appréhension à l'approche de ce concours ?

Justine : Pour l'instant, ça va. On n'a pas vraiment de pression.

Clervie : Il n'y a pas réellement d'enjeu, si on "rate" ce n'est pas très grave. Mais cela nous fera une bonne expérience.

SC : Il me reste à vous remercier et à vous dire bon courage et bonne chance.

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