Collégiens et archéologues au service de l'environnement

Travaux de l'atelier d'archéologie du collège Anne-Frank de Saint-Dizier (52)

En novembre 2020, Laurent Bastien, professeur d'histoire-géographie et responsable de l'atelier a été confronté de manière récurrente à une question des élèves : "Est-ce que les masques jetables se détérioraient ou non ?"

Alors les élèves ont décidé de mener une expérimentation en archéologie, ils ont choisi d'enterrer des objets du quotidien et de regarder leur évolution 18 mois après.

Jeudi 5 mai, ils ont donc déterré les "objets-tests" (deux bouteilles plastique, une banane, une pomme, un bâton de colle, du pain, une barquette en polystyrène, un surligneur, une truelle, un morceau de fromage emballé, un exemplaire du Journal de la Haute-Marne et des masques anti-Covid : un chirurgical, un en tissu et deux en tissu emballés dans du plastique).

Ils ont été accompagné dans leur démarche par Raphaël Durost, archéologue à l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives).

Résultats de cette expérience : la bouteille en plastique est restée intacte ainsi que la truelle (elle a juste un peu rouillé). Le Journal de la Haute-Marne s'est quant à lui énormément dégradé. Par contre, chose plutôt étonnante, le surligneur fonctionne encore.

En ce qui concerne les masques anti-Covid, la constatation est sans appel : le masque en tissu s'est totalement désagrégé et n'a conservé que ses élastiques tandis que le masque dit jetable est intact, même avec ses couleurs et Laurent Bastien de conclure : "C’est à la fois de l’archéologie et de l’éducation civique environnementale".

Nul doute que les collégiennes et collégiens qui ont participé à cette action seront en première ligne pour recommander que ces masques jetables soient jetés à la poubelle.

 

Mise à jour : mai 2022