Lutte contre le décrochage scolaire

Un décrocheur, c'est un jeune qui est sorti du système scolaire sans diplôme et qui ne suit pas de formation. Ils et elles sont 140 000 de plus à se retrouver chaque année sans solution de formation...

Qu'est-ce qu'un décrocheur ?

Un décrocheur, c'est un jeune qui est sorti du système scolaire sans diplôme et qui ne suit pas de formation. Ils et elles sont 140 000 de plus à se retrouver chaque année sans solution de formation et ainsi à grossir le groupe des 620 000 jeunes entre 18 et 24 ans que l'on qualifie de "NEET's" : ni en études, ni en formation, ni en emploi (Not in Education, Employment or Training). Dans l'académie de Reims, en 2015-2016, environ 2800 décrocheurs ont été repérés.

0800 12 25 00

 

Obligation de formation

Un numéro gratuit dédié aux 16-18 ans qui ne sont ni en études, ni en formation, ni en emploi

Près de 80 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans aucune qualification et 60 000 mineurs ne sont ni en études, ni en formation, ni en emploi. Ils rencontrent de grandes difficultés pour s'insérer dans le marché du travail et sont les premières victimes de la pauvreté.

À partir de la rentrée 2020, afin qu'aucun jeune ne soit laissé dans une situation où il ne serait ni en études, ni en formation, ni en emploi, l'obligation de se former est prolongée jusqu'à l'âge de 18 ans. Une des mesures clé de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté, l’obligation de formation permet de repérer et d'amener vers un parcours d'accompagnement et de formation les jeunes en risque d'exclusion.

Pour être accompagné et orienté 

Afin de répondre aux interrogations des jeunes et de leur famille, de les informer et de les orienter, un seul numéro : le 0 800 122 500.

Au téléphone, les acteurs de l'orientation et de l'accompagnement, répondent en fonction de la région où habite le jeune, de manière à ce qu'il ait d'emblée en ligne un professionnel de sa région.

 Un accompagnement adapté

  • un lien immédiat avec des interlocuteurs qui connaissent parfaitement les sujets qui le concernent ;
  • une orientation rapide vers le référent le mieux à même de l’accompagner.

Des solutions variées, concrètes et réalistes

Entretien, diagnostic de sa situation, bilan de compétences... tous les outils seront mis au service de son choix. Le mot d’ordre pour les conseillers d’orientation est qu’il n’y a pas que l’école pour préparer son avenir, d’autres dispositifs qualifiants existent : formation professionnelle, service civique, volontariat, micro-lycées, écoles de la seconde chance, dispositifs d’insertion professionnelle, etc.

Ces solutions s’appuient sur les secteurs porteurs. L’orientation proposée aux jeunes prend en compte les filières qui offrent des perspectives solides : écologique, numérique, sanitaire et social, par exemple.

Tous les professionnels mobilisés, ensemble

État, Régions et Départements, tous les acteurs concernés travaillent ensemble pour mettre en commun leurs solutions et assurer un suivi de qualité pour chaque jeune.

Pour être accompagné par un professionnel d’une Mission locale ou d’un Centre d’Information et d’Orientation de proximité, un numéro : le 0 800 122 500

nouvelles-chances.gouv.fr, une plateforme pour les parents et les équipes pédagogiques

Pour en savoir plus sur les dispositifs de prévention, de retour en formation et de parcours d’insertion sociale et professionnelle, rendez-vous sur la plateforme de l’Onisep.

1jeune1solution.gouv.fr, une plateforme pour les jeunes et les entreprises

La plateforme 1jeune1solution.gouv.fr a été mise en place dès novembre 2020 pour aider les jeunes à s’orienter et permettre aux entreprises de trouver le profil de jeune correspondant à leurs attentes.

La lutte contre le décrochage : une priorité de l'Éducation nationale

Le phénomène du décrochage est imputable à de multiples facteurs qui ont trait aux populations touchées (la structure familiale, le niveau de diplôme des parents, les conditions économique et sociale, etc.) mais aussi à l'institution (le redoublement, l'orientation, l'évaluation, etc.) et aux territoires (taux de chômage, accessibilité des structures de formation, de santé, etc.).

Devant l'enjeu humain et économique que représente la lutte contre le décrochage et pour atteindre l'objectif de diviser par 2 le nombre de décrocheurs d'ici 2017, le ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a mis en oeuvre des mesures qui s'intègrent de façon cohérente avec les autres grands objectifs portés par le ministère tels que l'implication plus forte des parents, le développement du numérique, l'assouplissement des parcours de formations ; et en tant que priorité nationale, elle tend à les englober.

Prévenir le décrochage scolaire au collège et au lycée

Pour que chaque jeune sorte de sa formation initiale avec un diplôme, il faut lui offrir des conditions d'apprentissage optimales et l'aider à donner du sens à sa scolarité.

Les dispositifs d'accompagnement et le parcours Avenir (parcours individuel d'information d'orientation et de découverte du monde économique et professionnel) contribuent au quotidien à mobiliser les collégiens et les lycéens sur leur parcours scolaire et leur orientation.

Au collège :

Présentation des dispositifs nationaux d'accompagnement sur le site eduscol.education.fr

  • L'accompagnement pédagogique
  • L'accompagnement personnalisé en classe de 6e
  • L'accompagnement éducatif
  • Le programme personnalisé de réussite éducative (PPRE)
  • Les classes et les ateliers relais

Les actions de prévention de la mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS)

Au collège, la mission de lutte contre le décrochage scolaire peut conseiller les équipes éducatives et organiser des actions de prévention dans les établissements scolaires, avec l'appui des réseaux FOQUALE (formation qualification emploi) qui rassemblent l'ensemble des acteurs et des établissements concernés sur un territoire.

Au lycée

Les dispositifs de repérage et d'accompagnement

Les référents "décrochage scolaire" et le groupe de prévention du décrochage scolaire (GPDS) ont été nommés depuis la rentrée 2013 dans les établissements qui comptent un fort taux d'absentéisme puis étendus à tous les établissements à la rentrée 2015.

En lycée professionnel comme en lycée d'enseignement général et technologique, l'accompagnement personnalisé apporte un soutien disciplinaire, une aide méthodologique et un cadre à la construction du projet d'orientation. Il renforce ainsi la mobilisation des élèves.

Le parcours individualisé est une mesure de prévention du décrochage scolaire qui peut s'appuyer sur des actions de la MLDS. Il s'établit sur la base d'un contrat entre le jeune, sa famille et le chef d'établissement, fixant des objectifs et des échéances sur lesquels les parties s'engagent. Si un stage est mis en place, il associe l'entreprise ou l'organisme d'accueil. Il dure 1 an au minimum, et sa mise en place relève d'une décision de la direction des services départementaux de l'éducation nationale (DSDEN). Le bilan réalisé à la fin de l'action est adressé à cette dernière et au service académique d'information et d'orientation (SAIO).

Les actions de prévention de la mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS)

  • Faire un bilan de la situation de l'élève

En cas de besoin pour un élève en risque de décrochage scolaire dans sa 16ème année, le Groupe de prévention du décrochage scolaire (GPDS)composé des personnels pédagogiques et éducatifs de l'établissement peut demander sa prise en charge dans un SAS-bilan (structure d'aide à la scolarité) afin de faire un bilan de ses acquis scolaires, de ses compétences, de son projet, etc.

Mis en œuvre par la MLDS et avec l'accord de la famille, il permettra de construire un accompagnement personnalisé efficace de l'élève.

Dans l'académie, 21 lycées professionnels accueillent les SAS-bilan.

Pour connaître les SAS-bilan de votre secteur, contactez le centre d'information et d'orientation (CIO) le plus proche de chez vous.

  • Remobiliser un élève sur un parcours de formation

Les pôles de lutte contre le décrochage scolaire peuvent être mobilisés par les établissements au profit de leur élève en risque de décrochage dans le but de les aider à :

- redéfinir leur projet d'orientation
- redonner du sens aux apprentissages
- retravailler des compétences fondamentales

Dans l'académie, 18 pôles accueillent les élèves. Pour connaître les pôles de lutte contre le décrochage scolaire, contactez le centre d'information et d'orientation (CIO) le plus proche de chez vous.

  • Encadrer la préparation ou la repréparation d'un examen

La mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS) peut mettre en place des parcours adaptés au sein des établissements. En cas de redoublement comme après un échec à un diplôme le risque de se décourager est plus important. La possibilité de suivre des modules préparant uniquement aux épreuves échouées évite le découragement et libère du temps pour renforcer l'alternance (découverte d'une formation ou d'un métier) dans le parcours.

Accompagner les décrocheurs

Le signalement des élèves sans solution à la rentrée scolaire relève de la responsabilité du chef-fe d'établissement d'origine. C'est donc au principal-e du collège ou au proviseur-e du lycée que revient la mission de suivi des élèves qui ont quitté l'établissement en cours d'année ou qui n'ont pas de solution à la rentrée suivante. 

 Les plates-formes de suivi et d'appui aux décrocheurs (PSAD) sont des dispositifs d'accompagnement mis en place en 2011. Elles coordonnent l'action des acteurs locaux de la formation, de l'orientation et de l'insertion des jeunes pour apporter une réponse personnalisée et rapide à chaque jeune âgé de plus de 16 sans diplôme et sans solution.
Elles sont sous la responsabilité du président du conseil régional.

Pour entrer en contact avec l'une des 11 plates-formes de suivi et d'appui aux décrocheurs (PSAD) de l'académie, adressez-vous au centre d'information et d'orientation le plus proche (CIO) ou consultez le site "masecondechance" ou appelez le numéro vert 0800 12 25 00.

A noter

Dans l'académie de Reims, en 2015-2016, environ 2800 décrocheurs ont été repérés, 647 ont été accueillis en SAS-bilan. A l'issue du bilan et du suivi personnalisés de chaque jeune, 452 sont repartis vers une formation initiale : pour deux-tiers d'entre eux, vers une classe traditionnelle et un tiers vers un parcours adapté avec la MLDS (bac pro en 1an, repréparation d'un diplôme selon des modalités adaptées,... ) ou vers l'apprentissage.

Les autres dispositifs de l'Éducation nationale

  • Notre objectif est d'insérer des clauses sociales dans les marchés publics de l'Éducation nationale, afin de permettre à un jeune décrocheur de suivre un parcours d'insertion dans le monde de l'entreprise et de construire un projet professionnel. Le jeune est accompagné par la MLDS, au sein de laquelle il peut suivre une formation entre les différentes phases de son parcours, et par un tuteur au sein de l'entreprise.
  • Le service civique est un engagement volontaire de 6 à 12 mois dans un organisme à but non lucratif en France ou à l'étranger (association, collectivité territoriale, établissement public, etc.) pour réaliser une mission d'intérêt général. La formule en alternance qui permet à la fois de suivre une formation dans un établissement scolaire et d'effectuer sa mission, est notamment adaptée aux jeunes souhaitant un accompagnement personnalisé et qui n'ont pas construit de projet professionnel précis.
  • Le micro-lycée est une structure scolaire expérimentale publique de petite taille comptant entre 50 et 100 élèves, destinée à permettre à des jeunes totalement déscolarisés une reprise d'études. Il accueille des jeunes aux parcours complexes, des jeunes sans aucune autre solution de scolarité, que la charte du micro-lycée nomme "décrocheurs-décrochés". Ce dispositif prépare à la réussite au baccalauréat général ou technologique et à la réalisation du projet de formation post bac de chaque jeune.

Dans l'académie, le micro-lycée accueille depuis 2013 des jeunes pour une reprise d'études, en vue d'obtenir un baccalauréat ES, L, S, STMG ou STI2D en une, deux ou trois années.
Sur les 81 candidats présentés en 2014, 2015 et 2016, 51 ont obtenu leur baccalauréat : 12 dans la filière littéraire, 11 dans la filière économique et sociale, 14 dans la filière scientifique et 14 dans la filière technologique.