Le prix Goncourt des Lycéens est attribué à Djaïli Amadou Amal

C’est avec un grand plaisir mais aussi sans véritable surprise que les élèves de Terminale HLP (Humanités, Littérature et Philosophie) ont appris la proclamation du Goncourt des Lycéens 2020.

C’est avec un grand plaisir mais aussi sans véritable surprise que les élèves de Terminale HLP (Humanités, Littérature et Philosophie) ont appris la proclamation du Goncourt des Lycéens 2020.

Le roman de Djaïli Amadou Amal, "Les Impatientes", figurait parmi le trio gagnant de la classe et se trouvait même en tête devant "Mes Fous" de Jean-Pierre Martin et "Chavirer" de Lola Lafon.

L’écriture sobre mais efficace de l’auteure, qui a brillamment entremêlé le destin de trois femmes mariées de force, a beaucoup ému les élèves.

Maëva, la représentante du groupe lors des délibérations régionales, a vécu ces moments comme une opportunité d’échanger, de débattre même à distance avec des camarades très éloquents.

Elle confie avoir gagné en confiance en elle et dans sa capacité à argumenter puisqu’elle devait défendre avec conviction le trio gagnant de la classe.

Les élèves sont vraiment fiers d’avoir contribué à leur petite échelle à l’élection du nouveau prix Goncourt des Lycéens et espèrent que "Les Impatientes" permettront de relancer le débat et de sauver des femmes de ce destin imposé dès leur plus jeune âge.

Winona résume avec ses mots l’aventure du groupe HLP depuis septembre :

"Djaïli Amadou Amal méritait vraiment la première place et je suis contente que notre classement ressorte dans les résultats officiels. Le Prix Goncourt des Lycéens est une expérience à vivre au moins une fois dans sa scolarité. On rencontre de belles personnes, des visages très différents d’écrivain qui cassent les stéréotypes et on vit une expérience intense avec nos camarades de classe. On a pu partager nos points de vue et découvrir les livres, la littérature actuelle de manière vivante et passionnée."

Un roman "doit changer l’horizon" d’après Lola Lafon. L’auteure qui abordait un autre sujet sensible, confiait qu’il ne faut pas avoir peur de ce qu’on écrit.

C’est réussi pour Djaïli Amadou Amal et tous les membres du jury la félicitent pour son parcours.

Oui, il faut apprendre à dire "non".

Oui, il faut quelquefois renoncer à la philosophie de la patience et oser dénoncer ce qui ne devrait plus être au XXIème siècle.

Certains élèves de la classe prennent aussi leur plume ou leur clavier pour écrire leur propre histoire et ont pu mesurer à quel point écrire demandait une abnégation de soi et la nécessité de ressentir de l’intérieur ce que l’on veut transmettre à son lecteur.